GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 12 Septembre
Vendredi 13 Septembre
Samedi 14 Septembre
Dimanche 15 Septembre
Aujourd'hui
Mardi 17 Septembre
Mercredi 18 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Espionnage de la NSA en France: l'administration Obama tente d'apaiser son «plus ancien allié»

    media Les services de renseignement américains, la NSA, auraient intercepté des millions de communications téléphoniques auprès de citoyens Français. pcworld.fr

    La NSA aurait intercepté des millions de communications téléphoniques de citoyens français, selon des informations publiées par le journal Le Monde ce lundi 21 octobre. Paris goûte peu à la nouvelle. Pour calmer le jeu, Barack Obama a appelé François Hollande après la convocation de son ambassadeur au Quai d'Orsay. Les secrets du consultant Snowden continuent d'agiter la scène internationale.

    Le fait que la NSA écoute la France n'est pas vraiment en soi une surprise...

    Jean-Jacques Urvoas

    Député PS.

    22/10/2013 - par Pierre Firtion Écouter

    Sans attendre de nouvelles révélations, les autorités françaises ont réagi à la publication de l'article du quotidien Le Monde dès ce lundi. Elles l'ont fait, en apparence en tous cas, avec une très grande fermeté. A l'instar du président de la République lui-même.

    Lors d'une conversation téléphonique avec son homologue américain, François Hollande dit lui avoir fait par tde sa « profonde réprobation » face aux « pratiques inacceptables » de la National Security Agency au détriment de la vie privée des Français. Selon un communiqué de la présidence française, les deux alliés auraient convenu par téléphone que « les opérations de collecte de renseignement devaient être encadrées, notamment dans un cadre bilatéral ».

    Plus tôt dans la journée, l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris, Charles Rivkin, avait été convoqué par le ministère français des Affaires étrangères. D'une façon des plus officielles, avec des réactions pesées du ministre de l'Intérieur, du chef de la diplomatie et du Premier ministre, la France a donc fait part aux Etats-Unis, toute la journée, de son mécontentement.

    ⇒ À (RE)LIRE : Les grandes oreilles de la NSA ont largement espionné les Français

    Avec ces réactions « à chaud », la France fait mine de hausser le ton vis-à-vis de Washington. Mais il y a une bonne part d’hypocrisie et de mise en scène dans l’attitude de Paris. En effet, les révélations du Monde ne surprennent que par l’ampleur du système de surveillance décidément mis en place partout par les Etats-Unis. Mais sur le fond, tout ceci était déjà connu depuis le mois de juin et les premières révélations du quotidien britannique The Guardian.

    Ca se passe entre alliés... Il y a de toutes façons un certain degré de collaboration...

    Frédérick Douzet

    Professeure à l'Institut français de géopolitique et titulaire de la chaire de Cyber-stratégie de l'Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN)

    22/10/2013 - par Olivier Fourt Écouter

    Il n’y avait aucune raison de penser que ce système épargnerait miraculeusement la France. Concrètement, et sauf coup de théâtre, les autorités françaises ne devraient donc guère aller plus loin que ces coups de menton diplomatiques.

    Début juillet, à la suite des premières révélations de l'ancien consultant américain Edward Snowden, Paris avait réclamé un report des négociations commerciales qui devaient débuter entre l’Union européenne et les Etats-Unis. La France avait finalement renoncé, se contentant de la formation d’un groupe de travail. Et ces négociations ont débuté le 8 juillet dernier, à la date prévue initialement.

    ⇒ À (RE)LIRE : Pour Arnaud Danjean, « tous les pays alliés s'espionnent »

    John Kerry, pour sa part, tombe à pic. Le secrétaire d'Etat américain est arrivé ce lundi en France, où il a rencontré ce lundi les représentants de la Ligue arabe. Il débute en fait une tournée en Europe, consacrée à la Syrie. Mais Laurent Fabius a d'ores et déjà annoncé que l'affaire d'espionnage serait également mise sur la table. Alors, dès son arrivée dans la capitale, ce lundi, le chef de la diplomatie américaine a tenté d'apaiser la tempête. 

    La France espionne les Etats-Unis et les Etats-Unis espionnent la France. Cela va avec la nature des choses...

    Philip Golub

    Professeur de relations internationales à l'université américaine de Paris.

    22/10/2013 - par Véronique Gaymard Écouter

    Arrivant tout sourire, avec une décontraction ostentatoire, le secrétaire d'Etat américain s'est d'abord livré à une séance de football américain : quelques passes échangées en bras de chemise dans le jardin de l'ambassade des Etats-Unis. De quoi étonner la foule des journalistes français venus écouter sa réaction après les nouvelles révélations sur l'affaire d'espionnage américain en France.

    Puis il a répondu aux sollicitations nombreuses. « La France, a-t-il dit, est l'un de nos plus anciens alliés. Notre collaboration va de dossiers comme celui de la Syrie à la protection de nos citoyens. Et protéger la sécurité de nos citoyens dans le monde d'aujourd'hui est très compliqué. »

    Paris demande des « explications » à Washington ? John Kerry, lui, préfère parler de « discussions ». « Nous aurons des discussions bilatérales, a-t-il déclaré, mais je ne vais pas entrer dans les détails. Par principe, nous ne communiquons pas sur les affaires de renseignement. »

    Et de préciser l'angle de défense des Etats-Unis dans cette affaire : « Beaucoup de pays sont engagés dans des activités visant à protéger leurs citoyens dans le monde. Comme le disait le président Obama, nous, aux Etats-Unis, nous revoyons en ce moment notre manière de recueillir des informations. Notre but est toujours d'essayer de trouver le juste milieu entre la protection de la sécurité et de la vie privée de nos citoyens. »

    Le message est clair : les Etats-Unis récupèrent à l'étranger des données comme le font tous les pays du monde, y compris la France.


    ■ LE MEXIQUE EST AUSSI EN COLÈRE

    Avec notre correspondant à Mexico, Patrice Gouy

    Le gros problème est que le trafic internet passe en grande partie par des câbles sous-marins qui sont vraisemblablement en grande partie sous contrôle de la NSA...

    Loïc Guezo

    Directeur Europe de Trend micro.

    22/10/2013 - par RFI Écouter

    Au Mexique, les révélations du journal Der Spiegel, selon lesquelles les services secrets américains écoutaient aussi le cabinet de la présidence de la République, et violaient même les serveurs électroniques du président Felipe Calderón lui-même, passent mal.

    Le gouvernement mexicain, qui s’applique à entretenir une meilleure relation bilatérale avec Washington, est même furieux. Il ne comprend pas comment un pays ami, 2e partenaire économique, peut se comporter comme un vulgaire pirate informatique.

    Après les révélations, en septembre dernier, d’un probable espionnage d’Enrique Peña Nieto durant sa campagne électorale, il est consterné d’apprendre que les services secrets américains violaient jusqu'aux courriers électroniques du président Felipe Calderón.

    Cette intrusion dans la vie privée de la présidence de la République irrite le gouvernement, car elle ne s’est sans doute jamais arrêtée. Le ministère des Relations extérieures a qualifié cette pratique d’inacceptable, d’illégitime et de contraire aux droit mexicain et au droit international.

    Il a adressé une note diplomatique à Barack Obama pour exiger qu’une enquête soit ouverte dans les plus brefs délais. L’ambassadeur des Etats-Unis au Mexique a refusé de faire un commentaire, laissant au président Barack Obama le soin de répondre.

    Cependant, des diplomates américains ont rappelé que les services secrets de leur gouvernement ont toujours récupéré par tous les moyens, et dans tous les pays, des informations, même les plus sensibles.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.