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    Amériques

    Espionnage américain : élus républicains et démocrates approuvent les pratiques de la NSA

    media Le président américain, Barack Obama. REUTERS/Kevin Lamarque

    Barack Obama savait-il qu'Angela Merkel était sur écoute? La presse allemande en est persuadée. Elle affirme même que le président américain a laissé faire l'Agence de sécurité nationale. L'Europe choquée, réclame des comptes. Une délégation du Parlement européen est arrivée à Washington, et une délégation allemande s'y rendra la semaine prochaine. Au sein de l'administration américaine, l'embarras est perceptible mais beaucoup moins chez les élus. Républicains et démocrates justifient cet espionnage qui garantit, selon eux, la sécurité de tous.

     

    Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

    Les révélations apportées par les documents d’Edward Snowden, et l’embarras causé par la colère des alliés européens devraient faire l’objet d’un débat à la Chambre des représentants mardi. Le président de cette commission, le représentant républicain Mike Rogers était l’invité de la chaîne américaine de télévision CNN.

    Loin de blâmer les pratiques de la NSA, et l’administration Obama, il exprime son incompréhension devant la colère des Européens : « Si les citoyens français savaient exactement de quoi il s’agit, ils applaudiraient et feraient sauter des bouchons de champagne. C’est une bonne chose, cela permet de protéger les français, de protéger les Etats-Unis, de protéger nos alliés européens ! ».

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    Le représentant républicain ajoute : « Les services externalisés sont faits pour collecter des informations qui permettent aux Etats-Unis de se protéger. Regardez où nous en sommes aujourd’hui, cela s’appelle la Toile internet mondiale. Nous sommes à un niveau de communication au niveau mondial comme jamais auparavant, cela inclut les appels téléphoniques et autre. Donc, un terroriste en Afghanistan peut utiliser le réseau en France, en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis, et mettre au point une opération avec quelqu’un qui est peut-être en Afghanistan. Vous avez tous ces réseaux à votre disposition. Donc, la complication pour les services de renseignements américains est bien plus importante que cela n’était voilà 10 ans ! »

    Cet avis est largement partagé par les élus républicains et démocrates. Et selon les sondages réalisés au moment de la fuite d’Edward Snowden, la majorité des américains souhaite une meilleure protection de la vie privée, mais pas au détriment de la sécurité nationale, placée en tête de leur préoccupation.

    Les Européens doivent prendre plus de précautions, comme le fait l’administration américaine, c’est le conseil de Mike Rogers : « Il y a une raison pour que le Blackberry du président des Etats-Unis soit crypté, il y a beaucoup de gens qui aimeraient avoir ses conversations ! »

    Les services de renseignements américains vont pouvoir prodiguer leurs conseils de vive voix cette semaine. Ils doivent recevoir à Washington une délégation allemande, venue demander des explications sur leurs pratiques et sur l’espionnage présumé des communications de la chancelière Merkel.

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    Par ailleurs, l'ambassadeur des Etats-Unis en Espagne est convoqué à Madrid. Les autorités veulent lui demander des explications après les révélations sur d'éventuelles écoutes de plusieurs ministres, dont l'ancien président du gouvernement, José Luis Zapatero.

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