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    Amériques

    A la Une: au Mexique la fin du calvaire pour une icône, Alberto Patishtán a été libéré

    media Alberto Patishtán. DR

    Alberto Patishtán DR

    Ce défenseur des pauvres et des analphabètes, défenseur également des peuples indigènes, professeur de l'ethnie Tzotzil, a été gracié jeudi 31 octobre et libéré sur le champ. Une information bien entendu reprise par toute la presse mexicaine.

    El Universal
    revient sur son histoire. Condamné à 60 ans de prison en 2000 pour avoir tué sept policiers chargés d'escorter le maire de son village dans l'Etat du Chiapas, Alberto Patishtán était un membre très actif d’EZLN, l'armée zapatiste de libération nationale. Lors de son procès, entaché d'irrégularités flagrantes, la cour avait refusé d'entendre des témoins qui confirmaient pourtant qu'Alberto Patishtán participait à une réunion publique à 50 kilomètres du lieu du crime au moment des faits. Finalement, après 13 ans de détention, il a pu retrouver les siens.

    Cette icône a été graciée par le président mexicain. Enrique Peña Nieto a dû faire adopter par le Congrès une réforme du code pénal pour que le chef de l'Etat ait le droit de gracier n'importe quel délit, si la personne condamnée a subi des violations graves de ses droits humains. Alberto Patishtán a donc bénéficié de cette réforme. Mais cela ne signifie pas qu'il est innocent.
     
    D'ailleurs, il n'y aura pas de procès en révision. C'est ce qu'explique El Excelsior dans son éditorial du jour. « Ce qui s'est passé ne doit pas cacher les erreurs de la justice de notre pays. [...] il existe tant d'exemples qui démontrent que notre justice est à même de condamner des innocents ».
     
    Une justice qui condamne donc des innocents ou alors qui ne recherche pas les responsables, comme par exemple dans l'affaire de l'incendie de la crèche ABC. Quarante-neuf enfants sont morts brûlés et soixante-seize autres blessés. Et depuis 2009, rappelle l'éditorialiste, les familles des enfants décédés cherchent désespérément une réponse de la justice. Mais, à chaque fois qu'ils se mobilisent, ils trouvent face à eux porte close. C'était encore le cas hier, selon El Excelsior. Et l'éditorialiste de conclure qu’il n'est pas normal que « lorsque l'on parle de pouvoir judiciaire au Mexique, c'est pour souligner l'absence absolue de ce qu'on est en droit d'attendre : la justice ».
     
    Canada : la police de Toronto aurait en sa possession une vidéo où l’on verrait le maire de la ville, Rob Ford, en train de fumer du crack
     
    Un scandale qui date déjà, puisque cette affaire secoue la capitale économique du pays depuis mai dernier. En fait, à l'origine c'est le quotidien le Toronto Star et le site internet Gawker qui avaient révélé que le maire de la ville se droguait. Des allégations qui ont conduit la police à lancer une enquête.

    Finalement, nous apprend le journal La Presse, la police a remis hier à la justice canadienne un rapport de 480 pages, qui contient également cette vidéo. Rob Ford a jusqu'à présent toujours nié les faits, reconnaissant juste son penchant pour le cannabis. Mais selon le Toronto Star, les preuves sont accablantes.

    Rob Ford s'est bien entendu refusé à commenter ces derniers développements selon le quotidien, il a juste tenu à préciser qu'il ne démissionnerait pas. « Ce n'est pas une surprise que le maire refuse de démissionner, explique le Toronto Star dans son éditorial. Un dirigeant honorable aurait démissionné pour le bien de sa ville étant donné les preuves considérables dont dispose la police. [...] Un homme d'honneur aurait quitté son poste quand il devient évident que toutes dénégations seraient synonymes de mensonges, qui plus est depuis les révélations de l'existence de cette vidéo où il fume du crack et profère des propos racistes et homophobes. Mais Rob Ford n'est pas un homme d'honneur ».
     
    Désormais, les preuves des dérapages du maire de Toronto sont dans les mains de la justice qui devrait, selon toute logique, rapidement ouvrir un dossier sur les agissements de Rob Ford. Affaire à suivre donc !
     
    A New York, les débits de tabac n'ont plus le droit de vendre de cigarettes aux personnes de moins de 21 ans
     
    New York devient ainsi la plus grande ville aux Etats-Unis à interdire l'achat de cigarettes aux moins de 21 ans selon le New York Post. Needman, une petite localité du Massachusetts, avait montré l’exemple en 2005 en modifiant l'âge légal pour l'achat de cigarettes. Mais cette ville n’interdit la vente qu’au moins de 19 ans.

    Michael Bloomberg, maire de New York depuis maintenant 12 ans, va quitter dans les prochains mois son poste. Cette mesure est donc en quelque sorte son legs à la Grosse Pomme, le surnom de New York. Le New York Post, dans son éditorial, estime que Bloomberg se déplace à la vitesse de Banksy, du nom d'un célèbre graffeur, laissant ses traces indélébiles sur la ville.
     
    Seul raté dans son obsession de transformer New York en ville la plus saine des Etats-Unis : les paquets de cigarettes resteront visibles chez les débitants de tabac, détaille le New York Post. En effet, le maire souhaitait que les clients ne puissent pas voir les paquets, mais les élus en ont décidé autrement.

    Cette mesure entrera en vigueur dans 180 jours, le délai légal après avoir été approuvé par le Conseil municipal. Et pour les adeptes des cigarettes électroniques, sachez qu'elle s'appliquera également à vous !
     
    Les Cubains peuvent désormais gérer des toilettes publiques
     
    Selon le quotidien floridien El Nuevo Herald, cette annonce est une preuve en plus des efforts des autorités cubaines pour ouvrir son marché. Désormais, tout Cubain a le droit de louer et gérer pour une durée déterminée des toilettes publiques.

    Les tarifs sont bien entendu réglementés et le locataire devra tenir une comptabilité très précise. Même le nombre d'usagers doit y figurer. Le prix de la location sera variable en fonction du nombre de clients et donc des gains engendrés.

    C'est un pas de plus en direction de la libre entreprise, souligne le quotidien floridien, et des dépenses en moins pour l'Etat cubain dont les finances sont aux abois selon El Nuevo Herald.
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