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    Amériques

    A la Une de la presse américaine : le typhon qui s'est abattu sur les Philippines

    media Le typhon haiyan a fait des milliers de victimes et causé d'énormes dégats et un bazar monstre aux Philippines. REUTERS/Romeo Ranoco

    Quatre jours après le passage du typhon Haiyan, les bilans restent très provisoires aux Philippines et la presse mondiale se pose des questions

    C'est le cas notamment du Washington Post qui publie en Une, une série d'articles sur cette catastrophe naturelle sans précédent aux Philippines. Dans un article intitulé « Pourquoi les Philippines n'étaient pas préparées au passage du typhon Haiyan ? », le quotidien ne remet pas en cause les mesures prises par les autorités du pays, mais aborde la question de l'organisation après la catastrophe.

    Pour le quotidien, les autorités ont été prises au dépourvu par l'ampleur de cette tempête. Le fait que l'aide, les secouristes et tous les « travailleurs d'urgence », comme les appelle le Washington Post, n'arrivent pas à se rendre dans les zones sinistrées démontre à quel point le gouvernement philippin a été surpris par l'ampleur de la catastrophe. Le quotidien cite en exemple les estimations : au départ, le gouvernement parlait de 229 morts, l'armée de 942, alors que les autorités locales évoquaient le chiffre de 10 000 victimes.

    Pourtant, les Philippines sont malheureusement habituées aux tempêtes tropicales, rappelle le Washington Post. Selon le journal, vingt tempêtes tropicales frappent chaque année ce pays, c'est donc « une routine » pour les Philippines estime le Washington Post. Mais les autorités ne se sont certainement pas rendues compte de l'importance de Haiyan et de la force des vents notamment.

    L'autre facteur qui, selon le quotidien, expliquerait le manque de préparation du pays est à mettre sur le compte de la pauvreté. Les Philippines sont classées au 165e rang mondial en ce qui concerne le PIB (le produit intérieur brut). Les constructions sont modestes et majoritairement en bois. Le gouvernement, qui dispose de peu de ressources, ne peut investir dans la mise en place d'infrastructures qui pourraient résister à de telles catastrophes naturelles. Aujourd'hui, quatre jours après le passage du typhon, le constat est simple selon le journal : il faut six heures aux secouristes pour acheminer du matériel entre l'aéroport de Tacloban et son centre-ville. Il n'y a plus de télécommunications, ni de source d'énergie. D'ailleurs, les autorités estiment qu'il faudra plusieurs jours, plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant que tout fonctionne à nouveau. C'est un immense défi pour ce pays très centralisé qui pourrait, à terme, permettre la mise en place d'infrastructures qui empêcheront qu'un tel désastre ne se reproduise, selon le Washington Post.
     
    Direction le Pérou où la présidente brésilienne Dilma Roussef était en voyage officiel ce mardi
     
    Une visite qui a permis selon Dilma Rousseff d'atteindre un « nouveau seuil » dans l'alliance stratégique qui lie les deux pays d'après le quotidien péruvien El Commercio. Le président péruvien Ollanta Humala et Dilma Rousseff se sont entretenus durant trois heures au Palais du gouvernement à Lima. Si des accords (notamment en matière de coopération économique pour donner une nouvelle impulsion aux investissements) ont été scellés, les deux dirigeants sont surtout tombés d'accord sur un agenda commun qui doit à terme renforcer la coopération entre ces deux pays. Une coopération qui date maintenant depuis une décennie.

    Parmi les accords signés hier, El Commercio met en avant celui qui doit permettre aux Péruviens d'aller travailler au Brésil et aux Brésiliens de se rendre au Pérou sans visa ou permis de travail.

    La coopération entre ces deux pays est principalement axée sur les domaines énergétiques, pétrochimiques, ou encore les infrastructures routières. Les secteurs du tourisme et du textile sont également au cœur de ces relations bilatérales, selon le quotidien.

    Enfin, El Commercio évoque la question des réseaux de trafiquants de personnes et cite en exemple les Haïtiens qui se rendent au Brésil et qui passent par le Pérou. Ces derniers sont justement victimes de « ces réseaux crapuleux », alors qu'ils sont les bienvenus au Brésil selon El Commercio. Les deux pays se sont entendus sur le fait que désormais les bureaux consulaires doivent gérer ce problème afin d'enrayer cette dérive criminelle.
     
    En Argentine, la Présidente Cristina Fernandez devrait retrouver son poste lundi prochain, après plus d'un mois d'absence
     
    Ce sont les médecins de la présidente qui l'ont annoncé hier. Une information reprise et commentée par toute la presse argentine aujourd'hui. Si Cristina Fernandez Kirchner dispose du feu vert sur la base d'examens neurologiques depuis samedi dernier, elle dispose désormais du feu vert des cardiologues pour retrouver son fauteuil de présidente. Mais l'équipe médicale préfère qu'elle prenne son temps et lui donne encore une semaine de convalescence afin qu'elle retrouve toutes ses forces selon le quotidien Clarin.

    Opérée le 8 octobre d'un hématome au cerveau, Cristina Fernandez Kirchner n'a, selon le quotidien, jamais vraiment abandonné le pouvoir. Même si officiellement c'est le vice-président Amado Boudou qui gérait les affaires courantes. Selon Clarin, c'est un groupe de personnes proches de la présidente qui a les choses pris en main. Il faut dire qu'Amado Boudou est au cœur d'un scandale de corruption et n'a jamais véritablement inspiré confiance à la présidente. Une situation très particulière que dénonce justement Clarin, un quotidien clairement opposé à Cristina Kirchner.
     
    Au Venezuela, le gouvernement socialiste emploie la manière forte pour lutter contre l'inflation
     
    Depuis le week-end dernier, l'armée occupe plusieurs enseignes d'électroménager. Des magasins accusés de surfacturer leurs produits selon le président Nicolas Maduro. Du coup, le gouvernement a imposé des prix 50 à 60 % inférieurs. Les autorités disent vouloir appliquer cette mesure à d'autres secteurs, comme l'alimentation, l'industrie automobile ou encore le textile. « La justice a procédé à l'arrestation de propriétaires de magasins qui pratiquent ce que Nicolas Maduro appelle 'le délit d'usure' », rapporte aujourd'hui El Universal qui précise que « vingt-huit personnes ont d'ores et déjà été arrêtées et trois commerces saisis par la justice ».
     
    L'opposition estime que ces mesures ne font qu'empirer la crise économique. Dans les colonnes de Tal Cual, le député et secrétaire national du parti Primero justicia, Tomas Guanipa, dénonce des mesures qui, selon lui « sèment le chaos dans le pays » au lieu d'apporter de véritables solutions pour sortir le pays de l'impasse économique.
     
    L'éditorialiste de Tal Cual est encore plus vindicatif: « bien sûr que la spéculation sur des biens existe », admet-il, « mais elle n'est possible qu'en raison de l'inflation qui sévit dans notre pays. C'est l'inflation le vrai problème ». Et pas besoin d'être un économiste chevronné pour comprendre « qu’envoyer l'armée dans des magasins pour baisser les prix par la force est bien la pire manière de lutter contre l'inflation », conclut le quotidien en ligne Tal Cual.

     

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