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    Amériques

    La Corée du Sud doit-elle participer à la «guerre des étoiles» américaine?

    media Les nouveaux missiles de croisières sud-coréens Hyunmoo-3 and Hyunmoo-2 déployés durant les festivités du 65e anniversaire de l’armée à l’aéroport militaire de Seongnam, au sud de Séoul le 1er octobre 2013. REUTERS/Kim Hong-Ji

    La Corée du Sud doit-elle acquérir de coûteux systèmes de défense anti-missiles américains ? Alors que le programme nucléaire et balistique du régime nord-coréen continue de progresser, Washington insiste pour que la Corée du Sud, son allié militaire, rejoigne son très sophistiqué bouclier anti-missile balistique. Mais les médias et les analystes sud-coréens s’inquiètent : une telle participation risque de fâcher le puissant voisin chinois et rendrait la Corée du Sud encore plus dépendante des Etats-Unis.

    De notre correspondant à Séoul,

    Ce bouclier anti-missile américain est un système extrêmement complexe dont l’objectif est de détecter puis d’intercepter en vol des missiles intercontinentaux ennemis, dotés d’ogives nucléaires. Cela nécessite un réseau sophistiqué de satellites, de radars, et de fusées.

    Or, depuis que son ennemi nord-coréen a réussi, l’année dernière, le tir d’une fusée à longue portée, la Corée du Sud envisage d’acquérir ces systèmes stratégiques capables, en théorie, de détruire des missiles en vol à très haute altitude.

    Les médias sud-coréens font même état de pressions de la part des Etats-Unis pour que Séoul achète ses derniers systèmes d’intercepteurs, appelés THAAD et SM3. Et beaucoup d’analystes sud-coréens s’inquiètent : ils redoutent qu’un tel achat soit en réalité le prélude à l’intégration complète de la Corée du Sud au bouclier américain.

    C’est déjà le cas du Japon voisin. Tokyo, allié fidèle de Washington, a accepté d’intégrer son système de défense, et dans ce but a déjà installé un radar américain très sophistiqué sur son territoire.

    La Corée du Sud plus réticente

    Ces systèmes de « défense » peuvent aussi servir à attaquer. Et si Washington brandit la menace nord-coréenne pour justifier la mise en place de son bouclier anti-missile, beaucoup d’analystes estiment qu’en réalité son principal objectif est de faire face à l’expansion militaire chinoise.

    Or, Séoul tient à maintenir de bonnes relations avec son puissant voisin chinois, qui est son premier partenaire économique. Hong Hyun-ik, chercheur à l’institut Sejong à Séoul, redoute aussi une course aux armements dans la région : « Cela fait déjà plus de trois ans que les Etats-Unis demandent à notre pays de participer à leur bouclier anti-missile, explique-t-il. Mais si la défense anti-missile de la Corée du Sud était intégrée au système américain dans la région, cela nous obligerait en pratique à aider les Etats-Unis à détecter d’éventuels missiles chinois… Ce qui ferait que notre armée sera considérée comme une ennemie potentielle par la Chine ».

    De très forts enjeux économiques

    Ces systèmes très sophistiqués ont un coût de l’ordre de plusieurs milliards de dollars. Les entreprises militaires américaines cherchent donc à exporter leurs technologies. Et les Etats-Unis disposent d’une très forte influence en Corée du Sud, où ils maintiennent 28 500 soldats américains de façon permanente. Les deux pays discutent actuellement du transfert à Séoul du commandement des opérations militaires en cas de guerre.

    La Corée du Sud tient à cette présence militaire américaine qu’elle estime nécessaire face au Nord, mais elle ne veut pas provoquer Pékin non plus. Elle doit donc se livrer à un délicat jeu d’équilibriste.

    Et même si le ministère sud-coréen de la Défense a récemment assuré que l’intégration au bouclier américain n’était pas à l’ordre du jour, Washington devrait continuer d’insister pour que son allié adopte ses systèmes de défense.

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