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    À la Une : révélation du«Washington Post» sur les opérations ciblées de la CIA en Colombie pour éliminer des dirigeants des FARC

    Ivan Cepeda, député colombien de gauche veut demander des explications formelles au gouvernement sur ces informations publiées par le Washington Post. AFP/Guillermo LEGARIA

    Le quotidien The Washington Post a publié dans son édition dominicale un dossier de 27 pages sur la façon dont les services secrets américains ont aidé les autorités colombiennes à liquider des chefs de la guérilla marxiste.

    « Les Forces armées révolutionnaires de Colombie créées il y a 50 ans, jadis considérées comme les mieux financées au monde, n’ont jamais été aussi affaiblies, en partie à cause des programmes menés par la CIA qui ont aidé l’armée colombienne à tuer au moins deux douzaines de ses chefs », selon des interviews avec plus d’une trentaine d’anciens ou actuels hauts responsables américains et colombiens, la plupart s’exprimant de façon anonyme, écrit le journal.

    Cette assistance a été financée par un fonds secret de plusieurs millions de dollars, en dehors des quelque 9 milliards de dollars prévus dans le Plan Colombie lancé en 2000. Des opérations qui étaient destinées à éliminer des chefs des guérillas des FARC et de l’ELN, l’Armée de Libération Nationale.

    Des opérations à l’aide de bombes téléguidées

    Selon le Washington Post, les programmes de chasse à l’homme ont été autorisés dès le début des années 2000 par Georges W. Bush, puis se sont poursuivis sous la présidence Obama. D’abord avec du renseignement,  puis sous la forme d'opérations ciblées à l’aide de bombes téléguidées par GPS, d’un coût de 30 000 dollars chacune, dotées de munitions de haute précision, capables d’atteindre un individu au milieu de la jungle colombienne.

    C’est ainsi, par exemple, qu’en mars 2008 les forces armées colombiennes, avec l’accord tacite des Américains, ont lancé ces bombes de l’autre côté de la frontière avec l’Équateur pour tuer Raul Reyes, un des chefs des FARC. Ces programmes secrets de la CIA et de la NSA font partie des nombreuses opérations lancées depuis le 11 septembre 2001, dont beaucoup sont toujours en cours, souligne le quotidien, qui publie une carte de Colombie où ces opérations se sont déroulées.

    Le Washington Post rappelle qu’en 2006, c’est le ministre de la Défense de l’époque, Juan Manuel Santos, actuel président colombien, candidat à sa propre réélection en mai prochain, qui a mis au point la stratégie du gouvernement Uribe (président de Colombie de 2002 à 2010) pour que les États-Unis partagent ces renseignements. La prise d’otages de trois Américains en février 2003 a été déterminante pour que les États-Unis passent à l’action. Washington craignait à l’époque que la Colombie ne devienne un État failli avec un rôle accru dans le trafic de drogue vers les Etats-Unis.

    Les réactions dans la presse colombienne

    Selon El Tiempo il n’y a pas eu de réaction officielle dimanche, mais certains hauts responsables militaires qui ont été en charge des principales opérations contre les FARC au cours de ces sept dernières années ont confirmé que l’aide secrète de la CIA a été déterminante pour asséner des coups à la guérilla, et changer le cours du conflit armé.

    Ces informations sur l’aide américaine ont fait le tour du monde, rapporte le quotidien, alors que se déroulent à La Havane des négociations de paix entre le gouvernement colombien et les FARC. D’ailleurs, conclut le journal, les délégués des FARC à Cuba ont pour l’instant gardé le silence sur ces opérations, d’autant qu’un tribunal de Virginie souhaite que deux des négociateurs des FARC, recherchés pour trafic d’armes et de drogue, soient extradés vers les États-Unis.

    De son côté, le député colombien de gauche Ivan Cepeda veut demander des explications formelles au gouvernement, rapporte El Espectador: il faut connaitre toute la vérité sur ces informations publiées dimanche par le Washington Post, et savoir s’il y a eu d’autres opérations d’espionnage, a-t-il déclaré. En revanche, l’ancien président Ernesto Samper, au pouvoir entre 1994 et 1998, dit ne pas être surpris. « Si tous les pays, même les meilleurs alliés des États-Unis, comme l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont été mis sur écoute par les États-Unis, que pouvions-nous espérer pour un pays comme la Colombie ? », a-t-il déclaré sur les ondes de Radio Caracol

    Le lanceur d’alerte et ancien consultant de la NSA Edward Snowden assure qu’il ne demande pas l’asile au Brésil en échange d’informations.

    C’est ce qu’a révélé hier la chaîne de télévision O Globo dans son émission « Fantastico». L’interview a été réalisée via e-mail par la journaliste brésilienne Sonia Bridi et par l’intermédiaire de l’avocat d’Edward Snowden. « Jamais je n’échangerai une demande d’asile contre des informations », a-t-il assuré. En revanche, écrit-il, « si le gouvernement brésilien veut défendre les droits de l’Homme, ce serait pour moi un honneur d’en faire partie », a-t-il confié. « J’aimerai beaucoup vivre au Brésil » a-t-il poursuivi, qu’il dit être « un beau pays » et « l’une des démocraties du monde les plus intéressantes et les plus vibrantes », rapporte Folha de Sao Paolo.

    Le jeune informaticien à l’origine de révélations sur l’ampleur de l’espionnage de la NSA, toujours réfugié temporairement en Russie, dit se sentir « encouragé et impressionné par la liberté politique croissante que vivent les Brésiliens ». Cet entretien est diffusé quelques jours après que Folha ait publié la lettre ouverte d’Edward Snowden. Celui-ci s’est défendu d’avoir utilisé ce canal comme moyen de pression envers les autorités pour obtenir l’asile permanent. Dilma Rousseff ne s’est pas exprimée sur ce sujet car, a-t-elle assuré, elle n’a jamais reçu de demande d’asile formelle. En revanche, Edward Snowden se défend d’avoir utilisé les médias pour accélérer une demande d’asile. Son objectif, a-t-il précisé au cours de l’entretien publié hier, était seulement « d’encourager le peuple brésilien à défendre son droit à la vie privée ».

    Des réactions après le discours de Raul Castro samedi devant l’Assemblée nationale à La Havane, dans lequel il semblait tendre la main aux Américains…

    Après la poignée de main qui a fait le tour du monde entre Barack Obama et Raul Castro dans le stade de Soweto lors des obsèques de Mandela en Afrique du Sud, le discours prononcé ce samedi semble ouvrir une fenêtre de dialogue entre les États-Unis et Cuba qui ont rompu leurs relations diplomatiques depuis 1961. « Nous considérons que nous pouvons établir une relation civilisée entre les deux pays », a dit Raul Castro. « Il faudra pour cela apprendre à respecter nos différences et nous habituer à vivre pacifiquement avec elles. Sinon, nous serons prêts à supporter 55 autres années dans la même situation » a déclaré Raul Castro sous un tonnerre d’applaudissements. Un discours publié dans son intégralité par le quotidien officiel Granma repris par le site Cubadebate, et commenté dans la presse comme le Miami Herald, selon lequel « Castro semble vouloir justifier toutes ses mesures d’ouverture économique ».

     

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