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    A la Une: il y a 50 ans, le coup d’Etat au Brésil

    media Dans les rues de Rio de Janeiro, 50 ans après le coup d'Etat du 31 mars 1964. REUTERS/Sergio Moraes

    Le 31 mars 1964, le gouvernement du président élu Joao Goulart est renversé par les militaires. C’est le début d’une dictature qui prend fin seulement en 1985 après plus de 20 ans. D’après le site d’information r7, cette période sombre est « un cauchemar toujours présent dans la mémoire du pays ».

    Les « années de plombs » qui ont suivi l’arrivée des militaires au pouvoir, ont eu des effets pervers sur la mobilisation politique des gens, estime Cicéro Gomes, député du PMDP (la principale formation alliée au parti des travailleurs) dans un entretien avec le journal A Cidade. Les Brésiliens sont devenus « moins critiques » à l’égard de ceux qui les gouvernent, « la dictature les a aliénés de la politique pendant des décennies ».

     
    Les responsables militaires restent impunies

    Autre blessure toujours d’actualité, c’est le fait qu’aucun responsable de la dictature n’ait été poursuivi jusqu’à présent. Selon le site G7 cette situation est d’autant plus étonnante que le pays est gouverné par une présidente, qui fut elle-même torturée. Mais la loi de l’amnistie votée en 1979, donc six ans avant la fin de la dictature, empêche toute action de la justice contre les tortionnaires. Une situation insoutenable pour les victimes et leurs familles. D’où cette colère du journaliste Lino Bocchini dont les parents, engagés auprès du parti communiste, ont été sauvagement torturés. Pendant des semaines, raconte-t-il au journal Carta Capital, sa mère et son père ont été battus et soumis aux électrochocs. Lino Bocchini ne comprend pas pourquoi les responsables de ces violations de droits de l’homme n’ont jamais répondu de leurs actes devant la justice.

    Et ces tortionnaires parlent aujourd’hui librement dans la presse. Dans le journal O Globo, ils détaillent les mesures prises pour que les corps des détenus torturés à mort ne puissent pas être identifiés par leurs familles. « On leur a arraché les dents, les doigts et certains viscères », cite le journal le colonel Paulo Malhaes. Il faut dire que ces témoignages alimentent le débat sur l’impunité des responsables militaires sous la dictature. Selon un sondage publié par la Folha de Sao Paulo, 46% des personnes interrogées réclament une annulation de la loi d’amnistie. Mais il y a toutefois un tiers, c'est-à-dire 37%, qui souhaite la conserver. 46% se disent favorables à ce que les tortionnaires soient punies tandis que 41% s’expriment contre toute poursuite judiciaire.

    Les Indiens, premières victimes de la dictature militaire

    50 ans après, de nombreuses questions demeurent, comme par exemple le rôle que les Etats-Unis ont joué dans la préparation du coup d’Etat. Pour éclaircir ces questions, le Sénat brésilien a envoyé une lettre au vice-président américain Joe Biden (qui occupe également la présidence du Sénat) lui demandant de déclassifier les documents de la CIA datant de cette époque. Selon Carta Capital il s’agit aussi d’obtenir des précisions sur les circonstances de la mort du président destitué Joao Goulart. Faire la lumière sur les zones d’ombre du régime militaire, c’est aussi l’objectif de Marcelo Zelic.

    Ce fils de tortionnaire dont le portrait est à lire dans Carta Capital travaille aujourd’hui pour la Commission nationale de vérité. Cet organisme mis en place par la présidente Dilma Rousseff est chargé d’enquêter sur les violations des droits de l’homme commises pendant la dictature. Marcelo Zelic s’occupe en particulier du cas des Indiens. D’après la Folha de Sao Paulo, les indiens sont, proportionnellement, la population la plus touchée par la violence des militaires. La commission de vérité estime qu’entre 1964 et 1985, plus d’un millier de personnes y compris des prisonnier politiques sont morts ou portés disparus. Alors que plus de 8 000 indiens ont péri en Amazonie suite à la construction des routes durant les années 70. 

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