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    Chili: la ville de Valparaiso toujours sous les flammes

    media Lundi matin, les flammes ont encore détruit 250 habitations. Valparaiso, le 14 avril 2014. REUTERS/Cristobal Saavedra

    Le gigantesque incendie qui a éclaté samedi dans la ville portuaire chilienne de Valparaiso, la deuxième cité du pays, n’est toujours pas maitrisé ce lundi 14 avril. L'incendie a fait au moins 12 morts et détruit 1 200 habitations. Au moins 10 000 personnes ont été évacuées. La présidente Michelle Bachelet a annulé son premier déplacement à l'étranger, prévu ce mardi en Argentine. Il faut dire que la configuration de la ville, avec ses collines et ses nombreuses habitations de bois, rend difficile la lutte contre les flammes. Reportage.

    Avec notre envoyée spéciale à Valparaiso,  Laurie Fachaux

    « C'est comme s'ils avaient fait exploser une bombe. C'est horrible ! » Miriam observe les flammes qui dévastent la colline Merced à quelques mètres d'elle. Plus de 24 heures après le début de l’incendie, le feu s’est réactivé et elle redoute de perdre sa maison. « On a peur, parce qu'à tout moment le feu peut reprendre et brûler toutes nos maisons, confie-t-elle. Toutes mes affaires sont à l'intérieur, je n'ai rien sorti. Et donc, si ma maison brûle, je perds tout. » Rue La Cantera sur la colline Santa Helena, au beau milieu d’un court de tennis, Miriam et ses voisins attendent que le feu s'éloigne, spectateurs passifs de cet incendie qui a déjà brûlé 2 000 maisons.

    Contrairement à Miriam, d’autres ont tenu à sauver des meubles ou des photos comme Olga, 80 ans. « Cette photo, c'est le jour de mon mariage, dit-elle en riant. J'ai avant tout sauvé cette photo, car j'aurais pu la perdre, et les souvenirs c'est le plus important. »  « Ah, ajoute-t-elle en soupirant, j'espère que tout cela va vite se terminer. » En attendant, la ville est plongée dans un épais nuage de fumée, tout le monde porte un masque.

    « le plus grand incendie que j'ai jamais vu »

    Le dernier incendie à Valparaiso remonte à deux ans. En cause, les forêts d’eucalyptus et les fortes chaleurs de l'été. Mais cet incendie-là est peut-être bien le pire que Valparaiso ait connu. « Cet incendie, c'est le plus grand que j'ai jamais vu au Chili. Et avec le vent qui se lève, je pense qu'il faudra encore deux ou trois jours avant d'arrêter les flammes, éventuellement toute la semaine, estime Pedro Nawelpan, pompier de la 9e compagnie. Car le plus dangereux, ce sont les cendres des maisons ; si le vent les disperse, elles réactivent le feu. »

    L'aide s'organise : huit écoles transformées en auberges accueillent 1 200 réfugiés sur les 8 000 personnes qui n’ont plus de maisons aujourd’hui, et que l’on voit trainer des valises ou des bidons d’eau dans la ville. L’école Grece est le plus grand centre d'accueil de Valparaiso ; elle reçoit 280 personnes. Des centaines de bénévoles distribuent des couches et des habits arrivés de tout le Chili.

    → À (RE)LIRE : Au Chili, la ville de Valparaiso en proie à un gigantesque incendie

    Douze tonnes d'aide sont déjà arrivées à Valparaiso d’après le gouvernement. Et le ministre de l'Intérieur, sur place, a annoncé d'autres mesures : « Nous donnerons une aide financière différente selon le groupe familial, pour que les sinistrés puissent acheter des vêtements. Nous avons aussi installé un centre d'accueil pour collecter des matériaux de construction, notamment pour des lits d'urgence, dans le quartier de Rodeliyo », explique Rodrigo Penailillo.

    Les bénévoles s’activent, juchés sur des camionnettes entre d'énormes sacs de riz remplis de vêtements. Ils s'apprêtent à rendre visite aux victimes, comme Miriam qui n’osent pas s’éloigner de leur maison. Et René de vanter la solidarité des Chiliens : « Nous, au Chili, on est très solidaires. On est généreux, on a le cœur sur la main. Notre pays est souvent touché par des tremblements de terre ou des inondations, mais on arrive toujours à se relever. » S'il y a bien un message véhiculé dans tout le pays, c'est celui-là : « Aguante Valpo ! », « courage Valpo ! », le doux surnom de Valparaiso, dont le centre historique est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

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