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    Colombie: le président Santos réélu

    media Le président Santos célébrant sa victoire à Bogota, le 15 juin 2014. REUTERS/Jose Miguel Gomez

    La Colombie a élu hier son nouveau président : c’est le sortant Juan Manuel Santos qui est sorti vainqueur des urnes. Une victoire reconnue par son rival Oscar Ivan Zuluaga, après une campagne acharnée entre les deux candidats. Juan Manuel Santos a remporté l’élection avec 50,93% des suffrages contre 45,02% pour Oscar Ivan Zuluaga. L’abstention a été moins forte au second tour. Sa proposition de paix a donc séduit la majorité des Colombiens.

    Avec notre envoyée spéciale à Bogota, Véronique Gaymard

    Les partisans d’Oscar Ivan Zuluaga étaient confiants jusqu’au bout. Et les premiers résultats dans le département d’Antioquia leur donnaient raison. Mais très vite, les résultats montrent la victoire de Juan Manuel Santos. Les visages se décomposent.

    « On va reconnaître les résultats, c’est le jeu de la démocratie, mais le pays n’a pas choisi un président qui représente tous les Colombiens, regrette alors un partisan de Zualagua. Il va falloir qu’il tienne compte de l’avis des six millions et demi de citoyens qui avons dit clairement que nous n’étions pas d’accord avec lui. »

    A l’inverse, au quartier général de Juan Manuel Santos, c’est l’euphorie. Antanas Mockus, candidat malheureux contre Santos en 2010, et qui a soutenu sa campagne, affiche un large sourire. « Je suis content, j’ai de l’espoir, ceci fonctionnera comme un catalyseur pour la ratification des accords de paix, explique-t-il au micro de RFI. J’espère que la prochaine étape sera l’approbation, qui se fera ou pas, de ces accords avec les FARC. Si on a réussi cette élection, on arrivera aux accords. »

    Poursuivre le processus de paix

    En effet, l’enjeu de cette présidentielle était en grande partie l’avenir du processus de paix engagé avec les guérillas dans un pays en proie à la violence depuis un demi-siècle. L’important, comme l’a rappelé Juan Manuel Santos après l’annonce de sa victoire, « n’était pas le nom d’un candidat mais le cap d’un pays ».

    Ce dirigeant de centre droit de 62 ans a résumé son programme dans ce domaine par une formule bien sentie : « La fin du conflit ou un conflit sans fin ». Santos n’a pourtant pas toujours été partisan de la diplomatie, avec la principale guérilla notamment, les Forces armées révolutionnaires de Colombie. Lorsqu’il était ministre de la Défense sous la présidence Uribe, il a ainsi mené la vie dure au mouvement marxiste : il est, par exemple, à la manœuvre lorsqu’un raid de l’armée, en 2008, se solde par la mort du numéro deux des FARC, Paul Reyes.

    Lors de son élection à la présidence, en 2010, il se montre tout autant impitoyable. Cette même année, le chef militaire de la guérilla, Jorge Briceño est tué, puis, en 2011, c’est au tour du chef suprême de la guérilla, Alfonso Cano, de périr.

    Mais derrière le bruit des armes, commencent à s’établir des pourparlers secrets. Santos devient ainsi, au fur et à mesure, l’artisan d’un dialogue avec les FARC, menant à des négociations au grand jour entamées en novembre 2012. Plus récemment, c’est avec l’Armée de libération nationale, l’autre mouvement rebelle en activité, que son gouvernement a débuté un dialogue.

    Convaincre

    Pour la politologue Laura Gil, qui a voté pour Santos, le processus de paix doit maintenant se poursuivre, et il faut déconstruire la polarisation qu’a vécue le pays pendant cette campagne. « La paix, c’est aussi les mots, précise-t-elle au micro de RFI. Il faut maintenant que le président Santos adopte un discours de réconciliation avec tout le monde, même avec "l’uribisme"[doctrine de l’ancien président Alvaro Uribe, partisan de la manière forte, ndlr]. C’est pour cela qu’il faut convaincre les autres que c’est le moment de négocier la paix. »

    La tâche de ne sera pas aisée. Au siège de Zuluaga, hier soir, l’amertume et l’incompréhension dominaient plutôt. « C’est un choc très dur, confiait Bibian Bueno Pineda, ex-candidate au Congrès aux élections de mars dernier. La paix ne signifie pas qu’il faille remettre le pays à ceux qui ont causé tellement de souffrances, et la paix ne signifie pas "impunité". Oui il faut pardonner, il faut faire des concessions, mais de façon équilibrée […]. Avec les FARC, en ce moment, il y a encore de la violence malgré le […] dialogue. Donc on est étonnés parce que le peuple colombien s’est laissé tromper. »

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