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    En Irak, offensive de l'armée pour reprendre Tikrit

    media Des membres de l'EIIL près de Tikrit. Photo extraite d'une vidéo de propagande du groupe jihadiste mise en ligne le 8 juin 2014. AFP PHOTO / HO / ISIL

    L'armée irakienne s'est lancée ce samedi à l'assaut de Tikrit, ville du Nord tenue par les jihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) depuis le 11 juin. Plusieurs milliers de soldats participent à cette contre-offensive, appuyés par des chars et des hélicoptères qui ont bombardé les positions de l'EIIL. Des drones américains sont également signalés dans le ciel de Bagdad. Selon Washington, il s'agit d'une mission de protection au cas où les militaires et diplomates américains présents dans la capitale irakienne venaient à être pris pour cibles.

    C'est la plus importante offensive lancée par les forces irakiennes contre les insurgés. Selon des spécialistes, elle montre que le gouvernement a réussi à réorganiser l'armée. Une armée soutenue par des tribus sunnites et des milices chiites et qui avance vers Tikrit depuis le sud et l'ouest. Les troupes au sol ne seraient plus qu'à quelques kilomètres des portes de la ville selon des témoins interrogés par l'AFP.

    Selon le général Qassem Atta, conseiller du Premier ministre Nouri al-Maliki pour la Sécurité, l'armée irakienne contrôlerait déjà la route menant de Bagdad à Samarra, localité située au sud de Tikrit et essentielle en vue d'un assaut terrestre. L'assaut est coordonné avec les conseillers militaires américains dépêchés à Bagdad il y a quelques jours. Pour l'instant, peu d'informations circulent sur le déroulement de l'offensive. D'après un responsable à Bagdad, elle progresse lentement. Les jihadistes eux ont annoncé avoir abattu un hélicoptère.

    Selon des témoignages recueillis sur place, les rebelles continuent à patrouiller dans Tikrit. L'ancien fief de Saddam Hussein ressemble aujourd'hui à une ville fantôme car les habitants sont nombreux à fuir les combats.

    A Bagdad, la population reste sur le qui-vive

    A Bagdad, Sadr City, le fief chiite de Moqtada Sadr et de sa puissante milice, l’Armée du Mahdi, serait en première ligne en cas de guerre ouverte, dans la capitale irakienne. Nos envoyés spéciaux, Boris Vichith et Daniel Vallot, y ont rencontré Ayad. La quarantaine, il affirme ne pas s’inquiéter des attentats qui pourraient viser les lieux de culte de son quartier. Les miliciens de l’Armée du Mahdi sont là, dit-il, pour assurer la sécurité. Son échoppe est située juste en face de l’une des plus grandes mosquées chiites de Sadr City.

    « Ils sont capables de nous protéger. Ils sont entièrement dévoués à Moqtada Sadr, tout comme nous. De toute façon les combattants de l’Etat islamique sont des mécréants, et nous sommes des centaines de fois plus forts qu’eux. Car nous, nous avons la foi ! »

    A Sadr City, les partisans de Moqtada Sadr sont hostiles, bien sûr, aux rebelles sunnites, mais ils sont aussi farouchement opposés au Premier ministre irakien. Nouri al-Maliki a beau être chiite comme eux, il est ici considéré comme le principal responsable de la crise actuelle : « Il vaut mieux que Maliki démissionne. Bien sûr, cela ne dépend pas de moi, mais de lui ! Et lui, il s’accroche à son poste, coûte que coûte. »

    Les habitants de Sadr City n’attendent pas grand-chose des autorités irakiennes, et en encore moins de l’armée qu’ils estiment noyautés par les partisans de Maliki. Pour eux, leur salut ne pourra venir que de leurs propres miliciens – comme en 2006, aux pires heures de la guerre civile, entre les chiites et les sunnites irakiens.

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