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    Amériques

    Brésil: le candidat socialiste à la présidentielle tué dans un crash

    media Eduardo Campos lors d’un meeting à Brasilia, le 6 août 2014. Il était le candidat à la présidentielle du 5 octobre du Parti socialiste brésilien (PSB). REUTERS/Ueslei Marcelino/Files

    Il était le candidat socialiste désigné pour la présidentielle d'octobre prochain au Brésil, mais Eduardo Campos s'est tué, mercredi 13 août, dans un accident d'avion. Le jet à bord duquel il avait pris place s'est écrasé sur une zone résidentielle de Santos dans le sud-est du pays.

    Les contrôleurs aériens ont perdu le contact avec l'avion alors qu'il s'apprêtait à atterrir. Les conditions météo étaient très mauvaises, avec une forte pluie, indique notre correspondant à Rio de Janeiro, François Cardona. Les pilotes ont, semble-t-il, voulu reprendre de l’altitude, c’est à ce moment là que l’avion a disparu des écrans radars.

    Le jet, un Cesna, s’est écrasé sur une zone résidentielle. Mais les pilotes ont apparemment réussi à éviter plusieurs immeubles avant de s’écraser au sol. Lors de l’impact, un gymnase et deux immeubles ont été partiellement détruits. Il faudra l’analyse des boites noires pour connaître les causes exactes de ce crash. L’armée brésilienne a annoncé qu’il n’y avait pas de survivant à ce crash.

    Eduardo Campos voyageait avec six autres personnes - plusieurs conseillers, un photographe, un cameraman avec lequel il se rendait à un meeting de campagne à Santos, ville littorale de l'Etat de São Paulo. Sa colistière, candidate au poste de vice-présidente, Marina Silva aurait dû être avec lui, à bord de l’avion mais elle n’a finalement pas pu embarquer à l’aéroport de Rio. Elle a pris un avion de ligne ce qui lui a sauvé la vie.

    En troisième position dans les sondages

    Il voulait être la troisième option à l'élection présidentielle d'octobre prochain. Eduardo Campos était le candidat du Parti socialiste brésilien (PSB). Regard bleu perçant, cheveux gominés, cet économiste de 49 ans était issu d'une illustre famille d'hommes politiques du nord-est du Brésil. Plus précisément de l'Etat du Pernambuco, où Eduardo Campos a lui-même été élu gouverneur en 2006, puis réélu en 2010 avec 80 % des voix, ce qui avait fait de lui le gouverneur le plus populaire de l'histoire du Brésil.

    Président du Parti socialiste, il fut pendant des années l'allié fidèle du Parti des travailleurs (PT). Ministre des Sciences et des Technologies sous le président Lula da Silva, il était l'un de ceux qui avaient œuvré pour la mise en place des réformes sociales et fiscales au Brésil.

    Au printemps dernier, Eduardo Campos avait annoncé sa candidature à l'élection présidentielle. Avec près de 10 % d'intentions de vote, il aurait pu devenir « faiseur de roi » dans un supposé second tour entre les deux candidats en tête : la présidente sortante Dilma Roussef et le candidat social-démocrate, Aécio Neves.

    Eduardo Campos laisse derrière lui cinq enfants et un Parti socialiste qui doit maintenant lui trouver un successeur pour briguer la présidence du Brésil. Sa colistière Marina Silva candidate à la vice-présidence, militante écologique, pourrait reprendre le flambeau dans cette tragique campagne électorale. Lourde responsabilité pour cette militante des droits de l’homme, ancienne ministre de l’Environnement sous le gouvernement Lula. Forte du soutien des évangéliques lors de la précédente élection, elle avait réussi à réunir un peu moins de 20% des voix. Marina Silva pourrait donc être le nouvel électron libre de cette campagne électorale, et un adversaire coriace pour les deux challengers.

    Dilma Rousseff a décrété un deuil national et suspend la campagne pour l'élection présidentielle d'octobre pour trois jours. Son principal concurrent, Aécio Neves, a pris la même décision.

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