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    Amériques

    Colombie: l'ancien bras droit de Pablo Escobar sort de prison

    media John Jairo Velasquez Vasquez a bénéficié d'une remise de peine pour bonne conduite. Il a reconnu avoir abattu plusieurs centaines d'ennemis de l'ex baron de la drogue Pablo Escobar. JAVER NIETO / EL TIEMPO / AFP

    En Colombie, le tueur du cartel de Medellín qui a semé la terreur dans les années 80 est sorti de prison ce mardi 27 août après 23 ans passés derrière les barreaux. Ancien membre de la garde rapprochée de Pablo Escobar, le patron du cartel de Medellín, John Jairo Velasquez Vasquez a bénéficié vendredi d'un ordre de libération conditionnelle signé par un juge la semaine dernière, assorti d'une caution de 9 millions de pesos, soit 3500 euros.

    John Jairo Vasquez, alias « Popeye », était l'homme de confiance et le chef des tueurs du cartel de Pablo Escobar, l'un des plus craints du cartel de Medellin dans les années 80 . Popeye a lui-même reconnu avoir organisé les meurtres de 3000 Colombiens dont 300 de ses propres mains. Il s'était rendu aux autorités en 1991, un peu avant son patron, mais alors qu'Escobar s'était échappé de prison avant d'être abattu en 1994 par la police, lui était resté.

    Il avait été condamné en 1992 à 30 ans de prison pour le meurtre de Luis Carlos Galan, candidat du parti libéral et favori de l'élection présidentielle de 1990, assassiné lors d'un meeting de campagne en août 1989, et pour toute une série de délits: homicides ordonnés par Pablo Escobar contre des dirigeants politiques, des journalistes, des rivaux, enlèvements, vol, ou encore extorsion.

    Lors d'un entretien au site d'information Semana en 1993, Popeye avait déclaré: « Nous avons tué Galan car il était près de remporter l'élection présidentielle et il nous aurait extradé aux Etats-Unis ». Il avait aussi participé à l'attentat contre l'avion de ligne d'Avianca en 1989 qui avait fait 110 morts, et qui visait César Gaviria, un autre candidat présidentiel, qui lui ne se trouvait pas à bord.

    A l'annonce de sa libération, des familles de victimes ont réagi. Certaines estiment qu'il a passé plus de vingt ans en prison et qu'il a contribué à l'établissement de la vérité sur des massacres et à la condamnation d'autres tueurs. D'autres au contraire protestent, le traitent de menteur professionnel et craignent de le croiser dans la rue. Selon elles, il a reconnu d'autres crimes pour lesquels il n'a pas encore été jugé.

    Pourtant, le bureau du procureur a autorisé sa sortie de prison après avoir vérifié qu'il n’y avait pas d’autres affaires en cours. Dans un entretien l'an dernier, à la question « comment peut dormir tranquille un homme qui a commis autant de meurtres ? » il avait répondu: « Parce que mon âme est morte ».

    Il bénéficie de la liberté conditionnelle avec une mise à l’épreuve de 52 mois et 22 jours.

     

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