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    Amériques

    Etudiants disparus au Mexique: le spectre de l'impunité

    media Des étudiants brandissent des portraits des étudiants disparus, dans l'Etat de Guerrero, le 7 octobre 2014. REUTERS/Jorge Dan Lopez

    L'armée et la police fédérale ont pris le contrôle mardi de la ville d'Iguala dans l'État de Guerrero où 43 étudiants ont disparu le 26 septembre dernier. Ils avaient été attaqués par des agents municipaux appuyés par des bandes de narcotrafiquants lors d'une manifestation. 22 policiers municipaux et deux membres d’un gang ont été arrêtés. Ils ont avoué avoir tué 17 de ces étudiants. Les 28 corps découverts dans une fosse commune près d'Iguala sont en cours d'identification. Le président Enrique Peña Nieto a promis que les responsables seraient punis, mais les habitants ont des doutes.

    Dans l'État de Guerrero, la violence et l'impunité ne datent pas d'hier. Nicolas de Jesus est artiste-peintre, muraliste, très impliqué dans les luttes sociales dans l'État de Guerrero. La violence, il l'a connue très jeune. Il avait à peine quinze ans lorsque son père a été tué par une de ses connaissances ; il a compté plus de 20 impacts de balles. L'auteur n'a jamais été traduit en justice.

    Avec la multiplication du nombre de bandes armées liées au trafic de drogue et leur collusion avec les services de sécurité locaux, la violence n'a cessé de croître. Nicolas de Jesus a confié au journaliste Braulio Moro de RFI qu'il avait du mal à croire à la promesse du président mexicain de mettre fin à l'impunité :

    « C'est un acte violent de plus dans la série de ceux qui se sont produits contre des personnes qui luttent pour leurs droits sociaux et on ne veut pas que ces crimes restent impunis. La population ne croit plus ces promesses, affirme Nicolas de Jesus. Ça a toujours été pareil : des discours des politiques après les faits qui promettent de rendre la justice, mais ça n'arrive jamais ! Donc on ne croit ni les promesses du président, ni celles du gouverneur ».

    Peur

    Nicolas de Jesus participe comme artiste à des manifestations contre la répression des mouvements sociaux, mais la peur est de plus en plus présente. « Qui n'aurait pas peur face à cette situation ? Souligne-t-il. On ne veut plus de cette violence ! Trouver des cadavres jetés dans des fosses pieds et poings liés, ça fait partie du quotidien au Mexique. Et nous, on a peur pour nos enfants, on ne sait pas où on va avec tout ça ».

    Le plan de lutte contre le crime organisé lancé en 2011 a échoué, le Guerrero est devenu l'État qui compte le plus de morts violentes du Mexique.

    Washington exige une enquête transparente

    Le gouvernement des États-Unis et l'Organisation des États américains (OEA) ont demandé hier que le Mexique fasse toute la lumière sur cette affaire. Cette disparition « est un crime préoccupant qui exige une enquête complète et transparente », a déclaré la porte-parole du Département d’État américain, Jen Psaki.

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