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    Amériques

    Disparus d’Iguala: des Mexicains demandent la démission de Peña Nieto

    media Un manifestant déplace une barrière devant le palais présidentiel, à Mexico, le 8 novembre 2014. REUTERS/Edgard Garrido

    Des milliers de Mexicains sont à nouveau descendus dans les rues, samedi et dimanche, pour exprimer leur colère après l’annonce par le procureur général de la mort des 43 étudiants disparus d’Iguala. À Mexico, des manifestants ont mis le feu à la porte principale du palais présidentiel. Certains Mexicains demandent désormais la démission du président Enrique Peña Nieto, ainsi que du procureur chargé de l'affaire.

    Avec notre correspondant à Mexico, Patrick John Bluffe

    Lors d’une conférence de presse vendredi, le procureur général avait annoncé que les 43 étudiants disparus étaient probablement morts. Certaines des manifestations qui se sont tenues ce week-end ont dégénéré. À Chilpancingo, la capitale de l’Etat de Guerrero, plus de 300 étudiants ont mis le feu samedi à des véhicules garés en face du siège du gouvernement régional qu’ils ont ensuite attaqué avec des pierres et des cocktails Molotov.

    Puis dans la soirée, à Mexico, une manifestation pacifique s’est achevée samedi sur des actes de vandalisme. Une vingtaine de manifestants, dont certains avaient le visage dissimulé, ont mis le feu à la porte principale du palais présidentiel, sans pour autant parvenir à entrer dans ce bâtiment symbolique. Le début de l’incendie est rapidement maîtrisé par la police qui a repoussé le groupe de manifestants.

    Dénominateur commun des nombreuses manifestations de ce week-end : l’indignation, la tristesse, la colère et la révolte des Mexicains. C’est ce même mélange de sentiments qui prévalait chez Carmen Lugo, qui est arrivée ce dimanche sur la grand-place de Mexico, après une marche de six jours depuis Iguala : « Cela a été une marche très digne, mais accompagnée de beaucoup de colère, de beaucoup de rage, parce que ces faits ne concernent pas seulement Ayotzinapa, mais tout le Mexique. Nous sommes des mères, nous avons des enfants, et nous voulons lutter pour que cela ne recommence plus ».

    Comme Carmen Lugo, des milliers de manifestants se sont à nouveau mobilisés durant le week-end pour réclamer le retour des étudiants. Ils n’acceptent pas les conclusions présentées vendredi par le procureur : les étudiants auraient été assassinés, et leurs corps brûlés. Ces conclusions s’appuient uniquement sur les aveux de trois membres présumés d'un cartel. Comme les parents des étudiants disparus, nombreux sont les Mexicains qui considèrent que ces témoignages n’ont pas valeur de preuve – ou en tout cas, qu’ils sont insuffisants. Ils estiment de surcroît qu’il n’était pas nécessaire de révéler publiquement les progrès de l’enquête avec tant de détails et de minutie.

    Le Mexique fait face à une grave crise sociale comme le pays n’en avait pas connu depuis octobre 1968 avec la massacre des étudiants de Tlatelolco. Il est probable que les manifestations se poursuivent et même s’intensifient. Mais, en réalité, il faudra voir comment réagit la société mexicaine. Est-elle capable de sortir de son habituelle apathie? Est-elle prête à rester mobiliser pour faire pression sur les politiques et le président Enrique Peña Nieto dont les manifestants ont commencé à demander la démission.

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