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    Etudiants d'Iguala: deux mois d'angoisse qui ont changé le Mexique

    media Mexico, le 20 novembre 2014. REUTERS/Tomas Bravo

    Voilà exactement deux mois que les 43 étudiants d’Ayotzinapa ont été séquestrés à Iguala et ont disparu sans laisser de traces. C’était dans la nuit du 26 au 27 septembre. Depuis, le Mexique n’est plus le même. Il a été parcouru par une vague sans précédent de manifestations, qui exigent la présentation en vie des étudiants et la démission du président Pena Nieto. Ce dernier affronte sa crise la plus grave depuis son arrivée au pouvoir le 1er décembre 2012.

    Sont-ils vivants ? Sont-ils morts ? Le mystère demeure. A ce jour, les enquêtes n'ont toujours pas déterminé avec certitude ce qu'il s'est passé au cours de la nuit du 26 septembre dernier. Et pourtant, de nombreux Mexicains, dont les parents des victimes, croient que les 43 étudiants disparus sont toujours en vie. Des rumeurs courent même, selon lesquelles ils seraient contraints de travailler dans des plantations illégales de drogue, explique notre correspondant à Mexico Patrick John Buffe. Ce qui est certain, c’est que l’affaire d’Iguala a mis en évidence une dimension bien réelle, au Mexique et dans l’Etat de Guerrero : violence, corruption, impunité et collusion entre le crime organisé et les autorités.

    « Iguala a révélé le degré d'impunité qui prévaut dans le pays. Cela a mis en évidence les collusions entre les polices et le narcotrafic, la manière dont l'Etat a manipulé l'information, le temps qu'il a mis à réagir, et c'est tout ce à quoi nous sommes confrontés de façon générale dans le pays », décrypte Silvia Mendez, administratrice du Centre des droits de l'homme Paso del Norte à Ciudad Juarez, où des disparitions sont recensées depuis des années en toute impunité. Une réalité que renforce une enquête journalistique de France 24, selon laquelle une trentaine de lycéens auraient été enlevés début juillet dans un village proche d’Iguala.

    Si ce dernier enlèvement a été passé sous silence parce que les familles se sont tues, par crainte des menaces de mort proférées par les ravisseurs, le 27 septembre dernier, jour où les étudiants d'Iguala ont été enlevés, a néanmoins marqué un tournant pour le Mexique. Son image, celle d’un pays en pleine réforme et prétendument sur le chemin du progrès, s’est subitement effondrée. Elle a laissé place à l’indignation sociale et à des manifestations incessantes, qui ont mis au pied du mur le président Pena Nieto, dont le gouvernement s’est montré incapable de résoudre cette tragédie.

    Silvia Mendez ne croit pas que le président mexicain, ni aucun parti politique d'ailleurs, puissent tenir de promesse de réforme de fond contre l'impunité et la corruption. « On n'a jamais vu aucun résultat, ce sont toujours les mêmes promesses, ce n'est pas la bonne voie, dit-elle. Maintenant, ce que nous attendons du gouvernement, c'est qu'il enquête véritablement sur la disparition de 26 000 personnes dans le pays. Nous voulons savoir où elles sont, et comment les corps se sont retrouvés dans les fosses. Nous voulons que les coupables des disparitions d'Iguala soient sanctionnés devant la justice. Nous voulons le droit à la vérité sur toutes les disparitions forcées. »

    → À (RE)LIRE : Enrique Peña Nieto face au ras-le-bol de ses citoyens

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