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    Amériques

    Un Mexique dans la tourmente pour accueillir le sommet ibéro-américain

    media C'est un président mexicain dans la tourmente qui accueille le 24e sommet ibéro-américain. REUTERS/Tomas Bravo

    Le 24e sommet ibéro-américain s’ouvre ce dimanche 7 décembre à Veracruz au Mexique. Le président Enrique Peña Nieto y accueille une vingtaine de chefs d'Etat et de gouvernement du continent mais également le roi d'Espagne Philippe VI. Jean-Jacques Kourliandsky est chercheur à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), et spécialiste de l'Amérique latine et de l'Espagne. Il analyse pour RFI les enjeux de ce sommet.

    RFI : Est-ce qu'il existe, à l'image de l'espace francophone, des espaces hispanophones et lusophones où l'on parle, certes la même langue, mais où l’on partage aussi des valeurs culturelles, une vision du monde ?

    Jean-Jacques Kourliandsky : Les sommets de la francophonie, et surtout les sommets franco-africains, ont suscité la création, en 1991, des sommets dits ibéro-américains entre l’Espagne et le Portugal, auxquels s’est ajouté Andorre, quelques années plus tard, avec l’ensemble des pays de l’espace ibéro-américain, comme l’appellent les Espagnols ou latino-américain comme on le nomme en France.

    L’intérêt de ces sommets ibéro-américains a beaucoup évolué avec le temps. Il y a quelques années, en 1991, quand ces sommets ont été créés à l’initiative de l’Espagne et du Mexique, les pays latino-américains n’avaient pas de forum en propre, en dehors de l’Organisation des Etats américains à laquelle les Etats-Unis et le Canada participaient aussi. Ils n’avaient pas d’endroit où se voir entre eux. Ce n’est plus le cas depuis les années 2008-2010. D’autres forums ont été créés où les pays latino-américains se retrouvent seuls, entre eux, sans les Etats-Unis et le Canada bien sûr, mais sans l’Espagne non plus. Les structures qui ont été créées sont très actives aujourd’hui. Elles ont en un sens pris le relais et sont en concurrence avec ce genre de sommets.

    On pense bien sûr à l’Unasur...

    Oui, on peut citer l’Unasur, l’Union des Nations d’Amérique du Sud, mais aussi la Celac, la Communauté des Etats latino-américains et caraïbes.

    Pour la première fois, le roi d'Espagne va participer à ce sommet. Est-ce que c'est le signe de la volonté de Madrid de s'impliquer encore d’avantage de l'autre côté de l'Atlantique ?

    C’est la première fois que le nouveau roi d’Espagne va participer à ce sommet. Son père y assistait assez régulièrement sauf au dernier, qui s’était tenu à Panama, où il y avait eu un certain nombre d’absences, qui étaient sans doute liées à l’évolution des contacts intergouvernementaux dans les pays ibéro-américains, qui s’intéressent désormais davantage à leurs structures propres qu'à celles qu’ils avaient constituées avec l’Espagne.

    Il faut dire que lorsqu’en 2007, à l’occasion d’un sommet ibéro-américain qui s’est tenu au Chili, le roi d’Espagne avait interpellé de façon assez peu diplomatique le président vénézuélien, Hugo Chavez, il avait créé un froid. Il n’y a pas évidemment de lien automatique mais ce que l’on peut constater c’est que l’année suivante, en 2008, l’Unasur s’est créée et une union plus large entre l’ensemble des pays latino-américains avait commencé à se constituer.

    On a de fortes personnalités dans cette région : les chefs d'Etat du Venezuela, de l'Equateur, de l'Argentine, du Chili… Ce ne doit pas forcément être facile pour l’Espagne de dialoguer avec ces pays.

    Ce qu’il faut noter, c’est qu’il y avait déjà eu un premier incident lorsque l’Espagne était dirigée par un président de gouvernement appartenant au parti populaire, donc au centre droit espagnol. Ce gouvernement avait mis Cuba à l’index et avait joué un rôle actif en vue de suspendre les relations qu’entretenait ce pays avec l’Union Européenne. C’est l’un des éléments qui explique les difficultés de dialogue.

    L’autre élément est l’incident que j’évoquais juste avant, celui qui s’est produit entre le roi d’Espagne et le Venezuela, qui avait conduit les latino-américains ou les ibéro-américains, à considérer que finalement, les sommets ibéro-américains étaient intéressants car le Canada et les Etats-Unis ne s’y trouvaient pas, et donc que peut-être il fallait qu’ils cherchent d’autres forums comme ceux qu’ils ont créés ces dernières années, l’Unasur et la Celac.

    L’hôte de ce sommet, c'est le président mexicain, Enrique Peña Nieto. La période n'est pas très bonne pour lui avec cette affaire des étudiants disparus et toute la colère qui s'exprime ?

    C’est l’autre problème effectivement. En 1991, quand avait été créés ces sommets ibéro-américains, on avait constaté une sorte de concurrence entre l’Espagne et le Mexique. Aujourd’hui, le Mexique, pays hôte, et l’Espagne, pays initiateur, se trouvent quelque part en difficulté, le Mexique en raison de ces difficultés à trouver un équilibre institutionnel, respectueux des droits de l’Homme, l’Espagne en raison de la crise économique et sociale qu’elle traverse.

    Alors que le Mexique avait imaginé que ce sommet allait être quelque part l’occasion de donner une aura internationale au nouveau président au pouvoir depuis 2012, le pays se trouve au milieu d’énormes difficultés et de critiques au niveau international. Il y a d’ailleurs eu des incidents diplomatiques entre l’Uruguay et le Mexique, mais également entre le Chili et le Mexique autour de cette affaire des étudiants.

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