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    Amériques

    Nouvelles fuites de WikiLeaks sur les agissements de la CIA

    media John Brennan le directeur de la CIA répondant aux questions sur le rapport sur la torture, jeudi 11 décembre. REUTERS/Larry Downing

    Le site internet WikiLeaks a divulgué dimanche des documents « top secret » de la CIA prodiguant des conseils à ses agents pour passer les frontières sans être démasqués. Il s’agit de deux guides du parfait espion. L’un d’entre eux montre que l’Europe intéresse toujours de très près les services américains.

    Les agents secrets n’en ont presque plus, des secrets, pour WikiLeaks. WikiLeaks, vous vous souvenez ? C’est ce portail internet multilingue lanceur d’alerte qui s’est rendu mondialement célèbre en 2010 en publiant des centaines de milliers de câbles diplomatiques et de rapport militaires américains censés rester confidentiels. Constamment à l’affût et, à l’évidence, toujours très bien informé, le site créé en 2006 par l’Australien Julian Assange vient encore de réussir un coup en publiant deux documents qui vont conduire, surtout le second, les Etats européens à redoubler de méfiance envers leur grand allié américain.

    Des manuels du parfait espion

    Il s’agit de deux manuels classées ultraconfidentiels publiés par la CIA, l’agence américaine de renseignement, des documents destinés à ses agents opérant à l’étranger. Tous deux sont labélisés « Noforn » (contraction de ‘no foreign’), ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas être partagés avec les services d’espionnage des pays alliés.

    Le premier guide, qui date de 2011, est un véritable manuel de comportement pour les espions voulant s’assurer une couverture suffisamment cohérente et plausible pour ne pas avoir à subir de contrôles approfondis aux frontières et dans les aéroports. Quant au second, il met l’accent sur la généralisation des contrôles biométriques - y compris pour les détenteurs de passeport américain - dans l’espace Schengen, ce qui rend difficile le passage de la frontière avec un faux passeport.

    Le premier manuel intitulé 'Surviving Seconday Screening' (passer les contrôles accrus) dresse notamment les listes noires des suspects que surveillent les grands aéroports  : migrants expulsés, narcotrafiquants, criminels, mais aussi agents secrets. Ainsi, on apprend que l'Autriche et Singapour surveillent les agents russes, que la Colombie s’intéresse plutôt aux agents vénézuéliens et iraniens alors que d'autres surveillent donc tout particulièrement les agents américains

    Ce petit manuel du parfait espion dispense également des conseils dont certains sont tellement frappé au coin du bon sens qu’ils peuvent prêter à sourire : ne pas payer ses billets d’avion en liquide, ne pas porter une tenue négligée ni s’encombrer de bagages mal ficelés, ne pas avoir de comportement suspect, ni le regard fuyant ou les mains qui tremblent, éviter de transpirer etc. Mais sans doute préfère-t-on se montrer exhaustif du côté de Langley (le siège de la CIA, en Virginie, ndlr).

    L’Europe infiltrée

    Si ce premier manuel n’a sans doute pas appris grand-chose aux services de contre-espionnage non américains, le second en revanche risque de renforcer un peu plus la défiance des pays européens, à l’heure où la révélation que la CIA avait procédé à des enlèvements dans des Etats du Vieux continent sous l’administration Bush continue de susciter un certain émoi de ce côté-ci de l’Atlantique.

    Publié en 2012, donc sous l’administration Obama, il alerte par exemple les agents sur le fait que l’Europe est passée aux contrôles biométriques dans l'espace Schengen, ce qui « pose une menace d’identification » explique le rapport. « Ces guides montrent que sous l'administration Obama, la CIA entend toujours infiltrer les frontières de l'Union européenne et conduire des opérations clandestines dans les Etats membres de l'UE », estime Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks.

    Plus troublant, un passage du rapport rapporte qu’un agent américain qui était présenté en tenue débraillée dans un aéroport européen avait fait l’objet d’un contrôle accru qui avait permis aux autorités du pays en question de déceler des traces d’explosifs dans ses bagages. Après un interrogatoire poussé, l’agent était parvenu à convaincre ses interrogateurs qu’il s’occupait d’antiterrorisme et il avait été autorisé à poursuivre son voyage.

    « Si l'entraînement censé expliquer les traces d'explosifs était seulement une couverture, que faisait cet agent de la CIA dans un aéroport [de l'Union européenne] avec des traces d'explosifs et pourquoi a-t-il été autorisé à poursuivre son voyage ? » interroge fort à propos WikiLeaks. A cette question, et à beaucoup d’autres, le simple citoyen européen aimerait beaucoup obtenir des réponses.

    Avec AFP

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