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    Amériques

    Sommet à Washington: Obama refuse la stigmatisation des musulmans

    media Le président Obama a demandé lors de cette première journée à Washington de ne pas stigmatiser la communauté musulmane. REUTERS/Kevin Lamarque

    Au sommet contre le terrorisme à Washington, la journée du mercredi 18 février a été consacrée aux initiatives menées par les communautés, les opérateurs privés et les organisations gouvernementales. L’administration américaine, hôte de la manifestation, a insisté sur l’importance de ne pas stigmatiser les musulmans, dont de nombreux représentants étaient invités à la Maison Blanche. Le président Obama, qui a clos cette journée de travail, a demandé à chacun de prendre ses responsabilités.

    Avec notre correspondante et notre envoyé spécial à Washington,  Anne-Marie Capomaccio  et  Guillaume Deltheil

    « Ce n’est pas en ignorant nos carences, exploitées par les terroristes, que nous réglerons le problème », a déclaré Barack Obama venu clore cette journée de travail en refusant le « politiquement correct ». Les groupes al-Qaïda et Etat islamique s’engouffrent dans les faiblesses de nos sociétés pour recruter, a expliqué le président américain, qui évoque le chômage des jeunes, la perte de l’identité, ou encore l’impression d’être un citoyen de seconde zone.

    Nos gouvernements doivent faire face, a dit Barack Obama, et reconnaître le problème. Les leaders religieux doivent davantage prendre la parole et s’exprimer haut et fort pour refuser aux terroristes le droit de se dire musulmans. « Al-Qaïda et le groupe Etat islamique recherchent désespérément une légitimité. Ils tentent de se dépeindre comme des leaders religieux et ils diffusent l’idée que l’Occident est en guerre contre l’islam, a déclaré Barack Obama. Nous ne devons jamais accepter les principes qu’ils mettent en avant, et nous devons leur refuser la légitimité qu’ils recherchent. Ce ne sont pas des leaders religieux, ce sont des terroristes ! »

    Le président des Etats-Unis n’est pas venu annoncer de nouvelles mesures pour lutter contre le terrorisme, mais plutôt appeler chacun à prendre ses responsabilités. Un travail d’introspection dans chaque société est, selon lui, nécessaire. Et c'est à certains pays qui participent au sommet que le président des Etats-Unis s'est adressé à ce moment là. La démocratie, l'égalité entre hommes et femmes, et la lutte contre la corruption sont les meilleurs remèdes contre le terrorisme.

    Les collectivités territoriales à la pointe de la déradicalisation

    La journée de ce mercredi 18 février était par ailleurs consacrée à l’action des collectivités locales et de la sociétés civile. Un échange sur les « bonnes pratiques », selon les mots du ministre américain de la Sécurité nationale, Jeh Johnson, à savoir les programmes de déradicalisation comme ceux mis en place dans trois villes des Etats-Unis : Boston, Los Angeles et Minneapolis.

    À Minneapolis, le phénomène des combattants étrangers n’est pas apparu avec le conflit syrien. La ville a vu plusieurs dizaines de ses jeunes rejoindre les shebabs dans la corne de l’Afrique. Des jeunes issus de l’immigration somalienne. Une communauté dont la structure sociale a été bouleversée. « Comme dans tant d’autres, ce sont les anciens qui ont l’autorité dans les familles de la communauté somalienne, souligne le sénateur démocrate du Minnesota, Al Franken. Mais quand vous changez de pays et que les enfants sont ceux qui connaissent la langue, la culture, cela s’inverse. »

    Pour répondre au défi de la radicalisation, ces programmes pilotes misent sur un rappel à la loi combiné à des programmes sociaux. Mais il y a aussi une importante dimension sociétale, souligne la chercheuse Saïda Abdi, membre du comité pilote du programme de Boston. « Nous ne devons pas seulement travailler sur les formations et les programmes sociaux qui permettent aux jeunes de se sentir membres de la communauté, mais nous devons aussi nous battre contre les stratégies qui aliènent, marginalisent les jeunes encore plus. »

    Un message entendu à la Maison Blanche. Barack Obama reconnaît que les jeunes musulmans souffrent de discrimination. Pour le président américain, la réponse est de « renforcer le dialogue et la confiance ». Une bataille idéologique qui n’empêchera pas, sur le terrain, les raids aériens de la coalition de continuer de plus belle.


    Anne Hidalgo: « Je souhaite faire travailler l'ensemble des autorités religieuses, mais aussi des mouvements laïcs »

    Promouvoir une approche globale au défi que représente la radicalisation : la réponse est donc sécuritaire mais aussi sociale et culturelle. Une approche que salue la maire de Paris, Anne Hidalgo, présente à Washington. Elle répond, dit-elle, à la politique mise en place dans la capitale française depuis plusieurs années.

    « Nous investissons plus dans les quartiers populaires. C'est là que nous avons créé ces dernières années les écoles, les lieux culturels, etc. Nous avons beaucoup investi et nous allons continuer à le faire. J'ai un investissement sur ma mandature de 10 milliards d'euros, qui vont être essentiellement concentrés vers ces quartiers. Au-delà de ça, j'ai proposé d'ouvrir les écoles le samedi matin à Paris, parce qu'il faut que nous ayons des lieux. Pour que l'on puisse accompagner de façon bienveillante les enfants dans la réussite scolaire, en plus  de ce qui existe déjà. Ouvrir aussi ces lieux publics pour qu'il puisse y avoir des débats. Qu'on puisse s'enrichir mutuellement. J'ai proposé la mise en place d'une conférence de partage le 12 mars prochain. Je souhaite faire travailler l'ensemble des autorités religieuses, mais aussi des mouvements laïcs, pour qu'on trouve ensemble des solutions très concrètes. »

    → À relire : La revue de presse africaine du jeudi 19 février

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