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    Iran: Netanyahu ne propose pas «d'alternative viable», selon Obama

    media Le président américain a vivement réagi, mardi 3 mars, aux critiques de son homologue israélien sur un accord portant sur le nucléaire iranien. REUTERS/Kevin Lamarque

    Ce mardi 3 mars, Barack Obama a été prompt à réagir au discours du Premier ministre israélien, qui a littéralement torpillé l’accord que sont en train de négocier les Etats-Unis à Montreux sur le dossier du nucléaire iranien.

    Avec notre correspondant à Washington,  Jean-Louis Pourtet

    Barack Obama n’a pas regardé le discours. Il tenait à ce moment-là une vidéo conférence avec les dirigeants européens dont François Hollande, pour discuter de l’Ukraine. Mais il en connaissait parfaitement la teneure, et c’est avec une animosité non dissimulée qu’il a répondu aux propos du Premier ministre israélien qui, a-t-il dit, dénonce un accord qui n’est pas encore conclu et qui peut permettre de stopper le développement du programme nucléaire iranien. Un accord qui serait donc bénéfique à Israël, alors que Netanyahu ne propose aucune alternative aux négociations en cours.

    « Le Premier ministre Netanyahu n’a offert aucune alternative viable capable de parvenir au même mécanisme vérifiable pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire », a déclaré le président américain. Cette réaction cinglante de la Maison Blanche laisse mal augurer les relations entre les Etats-Unis et Israël si Netanyahu est réélu le 17 mars. Le gel pourrait durer jusqu’à la fin du mandat d’Obama.

    Soutien historique des Etats-Unis

    Mais il faut tout de même préciser qu’aussi mauvaises que puissent être ces relations en ce moment, elles ne mettent pas sérieusement en danger le soutien que les Etats-Unis apporteront toujours à l’Etat hébreu, même si leurs dirigeants sont en délicatesse. Netanyahu a tout de même été ovationné au Congrès : il a donc des partisans, essentiellement chez les républicains qui ont fourni les applaudissements les plus nourris.

    Ce soutien s'explique, d'une part, car ils étaient heureux de jouer ce mauvais tour à Obama qui était opposé au discours, et de l’autre parce qu’eux aussi ont de sérieux doutes sur la viabilité d’un accord avec l’Iran à l’égard de qui ils partagent la méfiance du Premier ministre israélien.

    De leur côté, les démocrates sont plus partagés. Comme chez les républicains, certains soutiennent Israël. Certains aussi ont des doutes sur la bonne foi de l’Iran. Mais plus d’une cinquantaine ont boycotté le discours par solidarité avec Obama, que Netanyahu, a leurs yeux, avait humilié. Et ceux qui y ont assisté ont aussi émis des réserves. L’ancienne présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a parlé « d’une insulte à l’intelligence des Etats-Unis ». L’avenir dira si, en venant aux Etats-Unis, Netanyahu n’a pas fait plus de tort que de bien aux intérêts de son pays.

    ANALYSE
    Le Premier ministre nationaliste israélien en fait beaucoup, pour obtenir peut-être un peu moins.
    Frédéric Encel Maître de conférence à Sciences Po 04/03/2015 - par Christophe Paget Écouter

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