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    Amériques

    Corruption: Bachelet espère répondre à la défiance des Chiliens

    media Manifestation devant le siège du gouvernement à Santiago du Chili, le 23 mars dernier. AFP PHOTO / MARTIN BERNETTI

    Encadrement du financement des partis politiques, limitation du cumul des mandats dans le temps, lutte contre le népotisme... Les Chiliens vont bientôt connaître le détail des mesures anti-corruption annoncées par la présidente, Michelle Bachelet. Les attentes sont énormes dans un pays secoué par des scandales à répétition et qui traverse la pire crise politique depuis son retour à la démocratie en 1990.

    de notre correspondante,

    Depuis plusieurs mois, des scandales de financement occulte entachent la réputation de l’élite politique chilienne. Deux énormes groupes, Penta, qui a des intérêts dans la finance, l’immobilier, la santé, l’éducation, et Soquimich, une entreprise minière, ont financé des campagnes électorales grâce à de fausses factures. Autant de scandales synonymes de conflits d’intérêts dans la classe politique chilienne.

    Et le problème est d’autant plus grave pour la gauche chilienne, née dans l’opposition au dictateur Augusto Pinochet, que le géant du lithium Soquimich, qui a financé beaucoup de socialistes, appartenait au gendre de Pinochet... Pour les Chiliens, ces partisans de gauche ont conclu un pacte avec le diable, pour de l’argent.

    Autre épine de taille dans le pied de Michelle Bachelet, le « Penta-gate » touche directement son fils aîné. La justice enquête en effet sur un prêt de 10 millions de dollars, obtenu par Sebastian Davalos et son épouse, qui leur aurait permis de mener une opération immobilière très juteuse.

    Non renouvellement et népotisme

    Le climat d’affaires et de corruption qui plane sur la vie politique chilienne ces derniers mois, est encore renforcé par le très faible niveau de renouvellement du personnel politique. De 40 à 50% des sénateurs et députés sont dans le même fauteuil depuis 25 ans. Le financement des campagnes électorales étant très perméable aux apports occultes, le népotisme est monnaie courante. Au Chili, il n’est pas rare qu’un ministre devienne ensuite gérant d’une entreprise privée dans un secteur dont il avait la charge quelques mois auparavant.

    Face à ces scandales et à la défiance croissante des Chiliens vis-à-vis du monde politique, Michelle Bachelet a formé un comité, chargé de proposer des mesures visant à séparer la politique des affaires. Signe de l’ampleur du phénomène, le comité a fait pas moins de 234 propositions. La présidente chilienne a annoncé la semaine dernière son intention de s’appuyer sur ces propositions pour mettre en place un train de mesures anti-corruption et affirmer préparer une loi sur la probité.

    Limitation des mandats dans le temps

    La présidente du Chili, Michelle Bachelet, a annoncé une réforme constitutionnelle qui doit démarrer en septembre prochain. Gobierno de Chile

    Si Michelle Bachelet, qui a annoncé le 27 avril une réforme de la Constitution pour remplacer celle mise en place en 1980 sous la dictature Pinochet, a décrit ces mesures dans les grandes lignes, la liste complète, trop longue pour un seul discours, ne sera cependant rendue publique que cette semaine. Parmi les pistes avancées, la limitation du nombre de mandat, dans le temps, pour les parlementaires.

    Un financement des campagnes électorales par l’Etat a également été avancé, et un encadrement des ces campagnes, dans le temps et dans l’espace est aussi à l’étude. Le comité propose également de démocratiser le fonctionnement interne des partis politiques et de réinstaurer des cours d’éducation civique dans les écoles.

    Beaucoup de promesses de réformes très positives, donc. Mais pour les Chiliens, qui étaient encore entre 40 et 150 000 à battre le pavé de Santiago du Chili le 16 avril dernier, retrouvent confiance en leurs représentants il faudra, aussi, du temps.

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