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    Amériques

    Fifa: une justice américaine déterminée

    media Des agents du FBI perquisitionnent les locaux de la Confédération américaine de football (Concacaf) à Miami, le 27 mai 2015. REUTERS/Javier Galeano

    47 chefs d'inculpation, 14 mises en examen pour blanchiment d'argent, racket, corruption contre des responsables de la Fifa et des cabinets de marketing sportif : la justice américaine estime avoir un dossier très solide contre les instances du football international. Une enquête qui ne fait que commencer, selon le procureur de Brooklyn, Kelly Curry.

    Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

    On s’interroge d'abord sur les motivations de la justice américaine, alors que les Etats-Unis ne sont pas le pays du football. C’est une question qui vient à l’esprit, en effet, surtout lorsqu’on voit les moyens déployés pour cette investigation.

    Les observateurs outre-Atlantique estiment que l’échec américain, qui souhaitait organiser la Coupe du Monde 2022, a joué un rôle d’accélérateur. Cette déception, teintée de suspicion sur le processus d’attribution, aurait donné un coup de fouet à l’enquête. Les Coupes du monde 2018 et 2022, qui doivent se dérouler en Russie et au Qatar, ont été attribuées en même temps. Mais ces attributions font déjà l'objet d'une procédure en Suisse, ouverte depuis le 10 mars dernier, pour soupçon « de blanchiment d'argent et gestion déloyale ».

    Les 47 chefs d'inculpation retenus, côté américain, contre neuf responsables de la Fifa, dont deux vice-présidents, et contre cinq partenaires, les accusent de complot de « racket, fraude et blanchiment », sur une période de 25 ans, durant laquelle ces responsables du football mondial auraient « sollicité et reçu plus de 150 millions de dollars en pots-de-vin et rétrocommissions » en échange notamment des droits médiatiques et marketing pour les tournois internationaux de football.

    Le procureur Kelly Curry n'a d'ailleurs pas de mots assez durs pour décrire les personnes inculpées : « Ces entités, ces gens, étaient censés travailler ensemble à des objectifs légitimes : réguler et promouvoir le football international. Mais ces inculpés n'ont fait que dévoyer cette entreprise. Ce qu'ils ont en commun en fait, c'est la cupidité, la cupidité qui les a conduits à utiliser leurs mandats pour obtenir de l'argent. »

    La justice américaine avait en fait la Fifa dans son viseur depuis des années. La corruption étant toujours difficile à mettre en évidence, il fallait des preuves tangibles.

    Et c’est là qu’intervient Chuck Blazer en 2011, ancien secrétaire général de la Confédération nord-américaine, qui a commis l’erreur de ne pas payer ses impôts. Le FBI a donc fait pression sur lui : une peine réduite en échange d’une culpabilité admise, et de la dénonciation des pratiques de la Fifa, enregistrements de conversations à l'appui. On connaît la suite.

    Rapport Garcia

    Mais on parle moins depuis hier du rapport Garcia, qui concerne aussi l’attribution de la Coupe du Monde au Qatar et à la Russie. Or cet audit avait été diligenté par les responsables de la Fifa eux-mêmes en 2012.

    C’est au départ une dénonciation dans l’équipe qui faisait du lobbying pour le Qatar, qui ennuyait la Fifa, au point que les instances ont demandé une enquête à Michael Garcia, un ancien procureur américain. Ce dernier a travaillé deux ans sur le dossier, un document qui n’a jamais été rendu public. Mais les responsables du football international ont jugé que les règles n’avaient pas été violées lors de ces attributions de 2018 et 2022.

    Michael Garcia avait immédiatement repris sa liberté, et déclaré que l’interprétation de son rapport par la Fifa était « erronée, déformée et inexacte ». L'ancien procureur ne s’est pas exprimé depuis, mais dans le contexte, son rapport va peut-être refaire surface.

     → A (RE)LIRE : Fifa: le premier Mondial africain entaché de corruption

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