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    Amériques

    Des banques américaines ont embauché des fils de dirigeants chinois

    media JP Morgan fait partie des banques américaines impliquées. REUTERS/Andrew Burton

    L’enquête a démarré il y a deux ans, elle s’intensifie aujourd’hui. Plusieurs grandes banques américaines sont dans le collimateur de la justice aux États-Unis pour avoir embauché des fils et des filles de dirigeants chinois dans les années 2000. Objectif : obtenir des contrats ou s’assurer des portes d’entrées sur le marché chinois.

    Les banques visées ont-elles outrepassé le Foreign Corrupt Practice Act, autrement dit la loi qui interdit aux sociétés américaines d’obtenir un avantage en échange d’un service ?

    Voilà la question que se posent les enquêteurs du ministère de la Justice via le bureau du procureur de Brooklyn. L’enquête lancée en 2013 a conduit à éplucher des courriels et des listes d’embauches de ces sociétés. La banque JP Morgan a également dû fournir à la SEC, le gendarme de la bourse américaine, l’ensemble de ses communications avec une trentaine de hauts dirigeants communistes.

    Who’s who communiste

    A y regarder de près, c’est tout le who’s who de l’aristocratie rouge ou presque qui serait concerné. Selon des sources proches du dossier citées par l’AFP, la holding américaine qui compte plus de 90 millions de clients dans le monde, disposait ainsi entre 2006 et 2013 d’un programme de recrutement spécifique baptisé « fils et filles de ». Des emails échangés entre employés de JP Morgan interrogent ainsi le recrutement de Gao Jue en 2007, le fils du ministre chinois du Commerce, qualifié alors de « pire des candidats ».

    Des demandes d’informations ont aussi été adressées à une dizaine d’autres banques ces derniers mois. Les enquêteurs ont notamment retrouvé la fille de l’ex-Premier ministre chinois, Wen Jiabao, au Crédit Suisse entre 1999 et 2001. Wen Runchun a été alors embauchée sous le nom de « Lily Wen » après avoir été consultante chez JPMorgan. Jiang Zhicheng, le petit-fils de l’ancien président Jiang Zemin a lui perçu des émoluments de Goldman Sachs. D’autres patronymes célèbres apparaissent encore chez City Group, Deutsche Bank, Morgan Stanley ou UBS.

    Double hypocrisie

    Pour l’instant, aucune malversation n’est reprochée à ces sociétés, mais sur le plan moral l’enquête révèle une double hypocrisie : celle du capitalisme financier de Wall Street prêt à tout pour avoir des entrées sur le marché chinois, avec des multinationales heureuses de trouver la main-d’œuvre bon marché de « l’atelier du monde » ; celle aussi de l’élite communiste chinoise qui envoie ses enfants faire ses études aux États-Unis, le plus souvent sous des noms d’emprunt.

    La fille unique du président Xi Jinping, Xi Mingze, a dû ainsi rentrer de Harvard après que son père ait été nommé aux plus hautes fonctions du parti. Mais dans la liste des communications de JP Morgan apparaît toujours le nom d’un certain Wang Qishan, le patron de la campagne anticorruption en Chine.

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