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    Amériques

    Un centre pour lutter contre la radicalisation à Montréal

    media Au total, ce sont plus d'une centaine de Canadiens qui ont rallié les rangs jihadistes, selon la police. Des dizaines d'autres en ont été empêchés. AFP PHOTO / YOUTUBE

    Au Québec, les autorités prennent des mesures pour lutter contre la radicalisation. Il y a quelques jours, le gouvernement a déposé un projet de loi visant à contrer les discours haineux envers des groupes ou des individus. Montréal vient également de mettre en place un centre de prévention de la radicalisation.

    De notre correspondante à Montréal, Pascal Guéricolas

    Le maire de Montréal, Denis Coderre, a pris l’initiative d'un centre de prévention de la radicalisation à la suite de deux attentats en octobre, l’un dans le sud du Québec, et l’autre à Ottawa où deux hommes avaient tué un soldat et un policier en se réclamant du jihad. Initialement, les forces de police étaient responsables de coordonner la lutte contre la radicalisation. Ce centre nouvelle mouture ne dépend plus des autorités de police. Des psychologues, des travailleurs sociaux, des chercheurs qui réfléchissent aux moyens de prévenir tout radicalisme vont collaborer pour mettre au point des outils de prévention. Les familles ou les amis qui s’inquiètent de voir quelqu’un de leur entourage se laisser séduire par des discours extrémistes auront ainsi accès à une ligne téléphonique 24 h sur 24 h. Le but, les aider à dissuader ceux ou celles convaincus de la nécessité de participer au jihad, et leur fournir de l’information et des conseils.

    Un centre de prévention

    Les autorités veulent à la fois s’inspirer des outils mis au point dans d’autres pays, mais également réfléchir aux spécificités du radicalisme au Québec. Peu de jeunes Québécois pour l’instant ont choisi de s’identifier à l’Etat Islamique au point de partir combattre. Ceux ou celles qui l’ont fait proviennent de réseaux informels d’amis et ne semblent pas appartenir à une organisation très structurée. Une dizaine de ses candidats au départ viennent d’ailleurs d’un même établissement d’enseignement de Montréal, l’équivalent d’un lycée. Le Collège Maisonneuve va d’ailleurs participer aux efforts des chercheurs pour comprendre pourquoi plusieurs de ses élèves ont choisi cette forme de radicalisme. L’échange d’information et la collaboration jouent un rôle essentiel dans ce dossier. Des maires venus de Washington, Casablanca, Beyrouth, ainsi qu’Anne Hidalgo, la maire de Paris, ont crée la semaine passée un observatoire international sur le vivre-ensemble. Les villes vont notamment mettre en place une plateforme sur internet pour lutter contre la radicalisation. Une lutte qui passe pour certains par la lutte contre la pauvreté et l’accès à des logements abordables ou encore par l’éducation.

    Des similitudes avec la lutte contre les bandes organisées

    La répression occupe une place complémentaire aux outils de prévention dans cette stratégie. Les jeunes qui ont tenté de partir à l’étranger pour faire le jihad et qui ont été arrêtés par la police restent sous étroite surveillance. Dans certains cas, ils doivent répondre de leurs actes devant la justice. Plusieurs experts suggèrent qu’on s’attaque à ce phénomène de la radicalisation avec les mêmes outils mis en place à la fin des années 90 à Montréal pour mener la vie dure aux bandes organisées qui sévissaient dans plusieurs quartiers de la ville. Les organismes sociaux en lien avec la jeunesse ont beaucoup misé sur une approche active pour fournir d'autres repères ou d’autres objectifs à des jeunes tentés d’appartenir à une bande pour combler un vide, ou par manque de sentiment d’appartenance, des motifs qui ressemblent souvent à ceux évoqués par les jeunes tentés par le jihad.

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