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    En Equateur, le pouvoir en place bousculé par une grève générale

    media Les indigènes et l'opposition équatorienne manifestent conjointement contre le gouvernement de Rafael Correa en place depuis huit ans dans le pays. Ici, une manifestation à Quito en mars 2015. REUTERS/Guillermo Granja

    Le régime du président équatorien Rafael Correa fait face à une semaine à haut risque. Après huit ans de pouvoir et à deux ans des élections présidentielles de 2017, le gouvernement mesure ses forces à celles de l’opposition dans la rue. Outre un soulèvement indigène lancé lundi 10 août pour une durée indéterminée, une grève générale est prévue le jeudi 13 août.

    Avec notre correspondant à Quito,  Eric Samson

    Dix jours après leur départ à pied de la province de Zamora, à l’extrême sud du pays, des milliers d’indigènes sont aux portes de Quito où ils doivent entrer ce mardi 11 août. Le soulèvement a été officiellement lancé par le président de la Confédération des nationalités indigènes de l’Equateur, Jorge Herrera. « Ce soulèvement indigène est national, assure-t-il. Toutes nos bases, toutes nos communautés vont se soulever dans les 23 provinces de l’Equateur. »

    Affirmant être victime d’une tentative de déstabilisation de son gouvernement, Rafael Correa a prédit l’échec du soulèvement et lancé une mise en garde aux indigènes : « Assez de fermer les routes du pays, d’y creuser des tranchées pour empêcher la circulation, basta de détruire les biens publics, a déclaré le président équatorien. Le défi de jeudi n’est pas pour le gouvernement mais pour le pays tout entier. Soit nous permettons que le passé néfaste refasse surface soit nous passons outre et montrons le rejet unanime de la nation. »

    Les indigènes resteront à Quito pour se joindre à la grève générale des mouvements syndicaux, prévue jeudi 13 août. Ils seront rejoints par des groupes notamment de droite qui ont récemment protesté contre des hausses d’impôts sur la plus value immobilière et les héritages, entre autres raisons selon le député d’opposition Andrés Paez. « Nous protestons contre les désirs de réélection indéfinie, contre les abus et la concentration du pouvoir depuis 8 ans. »

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