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    Amériques

    Commerce sur les armes: une conférence cruciale à Cancun

    media Image d'archive d'une destruction d'armes saisies au Kenya, en mars 2010. AFP PHOTO/ TONY KARUMBA

    Le commerce des armes peut-il être contrôlé ? La première conférence des Etats parties au Traité sur le commerce des armes (TCA), qui se tient à Cancún jusqu’au 27 août, sera décisive pour la mise en œuvre effective des mesures décidées en décembre 2014. La crédibilité même de ce traité est en jeu.

    Avec notre correspondant au Mexique,

    La conférence qui s’est ouverte lundi 24 août à Cancún, au Mexique, revêt une importance capitale. Pour la première fois depuis l’entrée en vigueur du Traité sur le commerce des armes, en décembre 2014, cette conférence rassemble en effet des dizaines d'États, y compris ceux qui n'ont ni signé, ni ratifié le TCA.

    Il s’agit d’un test décisif. Ce qui est en jeu, c’est à la fois la mise en œuvre et l’application du TCA, mais aussi son impact réel sur la régulation du commerce international des armes. Un commerce florissant, qui représente plus de 80 milliards d’euros par an.

    Des armes qui alimentent terroristes et criminels

    La conférence de Cancún a pour objectif d’établir des systèmes efficaces de contrôle afin de limiter la vente des armes conventionnelles. Il s’agit surtout d’éviter que celles-ci soient détournées vers des marchés illicites sur lesquels se fournissent notamment les groupes terroristes et le crime organisé.

    Un objectif d’autant plus difficile à tenir que, situation préoccupante, de nombreux pays signataires continuent de participer aux ventes ou aux transferts illégaux d’armes. Avec les conséquences que l’on connaît sur les civils, qui en sont les principales victimes, comme c’est le cas dans certains pays d’Afrique ou du Moyen-Orient.

    La situation actuelle en Syrie et en Irak, où l’on assiste à une prolifération incontrôlée des armes et des munitions, est notamment là pour le prouver. Si ces Etats poursuivent leurs ventes d’armes à des belligérants ayant commis des crimes de guerre ou de graves atteintes aux droits de l’homme, la crédibilité de ce traité en sera gravement affectée. Et son efficacité fortement réduite.

    L'enjeu de transparence

    Des activistes favorables à une mise en oeuvre effective du Traité sur le commerce des armes, à Cancùn, ce 25 août. AFP PHOTO / ELIZABETH RUIZ

    L’autre thème au cœur des débats, à Cancún, est la transparence, réclamée par de nombreuses ONG, notamment Amnesty international. Une transparence indispensable à une réelle coopération entre les États signataires. Elle conditionne également une pleine participation des ONG, et donc de la société civile. L’instauration de règles de transparence doit aussi permettre d’instaurer un climat de confiance nécessaire au succès du traité.

    Concrètement, cela implique la présentation ou la publication d'informations exhaustives de la part des États exportateurs. Il s’agit de rendre publics le volume et la gamme des armes exportées, leur destination et leur utilisation finale. Un sujet central, dans un domaine où le commerce a toujours été entouré du plus grand secret.

    Le fait que la conférence se tient au Mexique est à ce titre particulièrement notable. Le pays est en effet victime du trafic d’armes en provenance des États-Unis. Premier exportateur d’armes au monde (environ un tiers des exportations), les Etats-Unis ont pourtant signé le TCA. Mais le texte n’y a toujours pas été ratifié, en raison notamment des pressions qu’exerce le tout puissant lobby des armes. Au Mexique, où ce trafic alimente les activités criminelles des cartels de la drogue, plus de 80 000 personnes ont été tuées par arme à feu en moins de neuf ans.


    ■ Seulement 72 pays ont ratifié le traité

    Adopté en 2013, le Traité sur le commerce des armes des Nations unies a été signé par 130 États, sur les 193 reconnus par l’ONU. Mais à l’heure actuelle, seulement 72 l’ont effectivement ratifié, devenant ainsi États parties au TCA. La Russie, second exportateur d’armes derrière les États-Unis, a refusé de signer le traité.

    Les gros exportateurs européens ont, par contre, tous signer le texte. La France (3e exportateur mondial), le Royaume-Uni (4e) et l’Allemagne (5e) ont tous les trois ratifié le texte en avril dernier. La Chine et le Canada, qui compte lui aussi parmi les plus grands producteurs d’armes au monde, ont pour leur part refusé de le signer.

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