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    Amériques

    Brésil: Dilma Rousseff sur un siège éjectable

    media Dilma Rousseff qui ne bénéficie plus que d’à peine 10% de soutien pour sa gestion du pays, doit faire face à la grogne de l’opposition, du Congrès et même du PMDB, le parti du mouvement démocratique brésilien, membre de la coalition gouvernementale. REUTERS/Ueslei Marcelino

    En 24h, la présidente brésilienne Dilma Rousseff vient de subir deux sérieux revers qui pourraient à terme mener à une procédure de destitution. Le premier concerne le financement de sa campagne électorale, qui va faire l’objet d’une enquête par le tribunal supérieur électoral. L’autre revers date de mercredi 7 octobre. La Cour des comptes a adopté à l’unanimité un rapport préconisant aux parlementaires le rejet des comptes publics pour 2014, estimant qu’ils ont été maquillés.

    Un pays embourbé dans une récession économique, une grogne sociale de plus en plus asphyxiante conséquence des coupes budgétaires et de la politique d’austérité imposée par Brasilia et désormais des affaires qui la menacent directement : Dilma Rousseff donne véritablement l’impression d’être cernée. L’opposition, qui ne cesse de dénoncer les cas de financements illicites liés au scandale de corruption du géant pétrolier Petrobras, se frotte les mains. Mercredi 7 octobre, les membres de la Cour des comptes ont validé à l'unanimité ses arguments selon lesquels les comptes publics de 2014 auraient été maquillés (voir encadré).

    En plus de cette guerre entre Brasilia et l’opposition, le Congrès fait également figure d’adversaire de Dilma Rousseff. Son président, Eduardo Cunha, du PMDB, parti membre de la coalition gouvernementale, détient entre ses mains plusieurs demandes de destitution de la présidente. C’est lui, adversaire juré de la présidente, qui a le pouvoir de les classer sans suite ou de les soumettre à l’appréciation de la chambre basse.

    Et comme si cela ne suffisait pas, Dilma Rousseff doit également faire face à la grogne des députés de sa formation politique, le parti des travailleurs. Opposés aux mesures d’austérité, ils ont pour une partie d’entre eux pratiqué la politique de la chaise vide cette semaine, en empêchant la validation de nouvelles coupes budgétaires. Preuve que décidément plus rien ne va pour Dilma.


    Les comptes publics 2014 invalidés

    La présidente Dilma Rousseff est accusée d'avoir volontairement maquillé les comptes publics afin d'amoindrir le déficit budgétaire du pays, de l'année dernière, et pour ce faire, d'avoir commis des irrégularités. Le gouvernement est accusé d'avoir été au-delà du budget voté par le Parlement pour les comptes de 2014 et d'avoir transféré des dépenses courantes sur des organismes publics. Selon le rapport, 9,3 milliards de dollars seraient absents du bilan.

    La dernière fois que les comptes ont été rejetés, c'était en 1936. C'est non seulement un affront pour la présidente, mais c'est aussi un coup dur. Bien que l'avis de la cour de l'union n'ait pas de caractère contraignant, la décision finale appartient au Parlement. Si ce dernier décide de rejeter les comptes, Dilma Roussef se trouverait alors en position plus que délicate et risquerait la destitution au motif de «crime de responsabilité» tel que cela est prévu par la Constitution.

    C'est maintenant tout un parcours parlementaire qui attend la présidente. Le rapport de la Cour des comptes doit être approuvé par le Congrès composé des députés et des sénateurs, le vote ne devrait pas avoir lieu avant le début de l'année prochaine.

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