Un sommet alternatif contre le réchauffement climatique en Bolivie - Amériques - RFI

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Un sommet alternatif contre le réchauffement climatique en Bolivie

media Le président bolivien Evo Morales (à gauche) et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon (à droite), lors de la conférence mondiale des peuples contre le changement climatique, à Tiquipaya en Bolivie, le 10 octobre 2015. REUTERS/Bolivian Presidency/Handout via Reuters

Comme en 2010, un sommet alternatif contre le changement climatique s'est ouvert en Bolivie, ce samedi 10 octobre, alors que se profile la COP 21 de Paris. Sont présents ou attendus jusqu'à lundi le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, les présidents de l'Equateur Rafael Correa et du Venezuela Nicolas Maduro, mais aussi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. L'enjeu principal de ce sommet bolivien, qui se veut celui des « peuples » et du « Sud », est d'élaborer une plateforme de propositions concrètes de solutions alternatives pour lutter contre le réchauffement planétaire. Une plateforme qui sera ensuite rapportée devant la COP 21 à Paris.

Avec notre envoyé spécial à Cochabamba,  Reza Nourmamode

Ils sont environ 2 000 délégués, venus de 48 pays, réunis dans la ville bolivienne de Tiquipaya, près de Cochabamba. Des représentants de syndicats, d'associations, des scientifiques, ou encore de simples militants écologistes. Tous sont venus plancher autour d'un axe principal : trouver des modèles de développement alternatifs au capitalisme, désigné coupable numéro 1 du réchauffement climatique.
Parmi les pistes de travail, il y a la récupération des savoirs et des technologies indigènes.

« Par exemple, à partir de l'oignon, à partir de l'ail, on peut produire des pesticides naturels, explique Humberto Camacho, de l'université de Californie. Nous devrions récupérer ces techniques basiques. Nous n'avons pas besoin de science-fiction. Il faut simplement améliorer ce que nous avons déjà et le rendre plus technique, plus durable. »

Limiter le réchauffement à 1,5 degré d'ici à 2100

La conférence bolivienne demandera également des engagements pour limiter à moins de 1,5 degré le réchauffement climatique d'ici à 2100. Reste cependant à connaître la portée des conclusions qui seront rendues ici.

En 2010, lors du précédent sommet similaire en Bolivie, l'une des propositions phares avait été la création d'un Tribunal international de justice climatique. Une idée qui n'a pas beaucoup avancé depuis et qui est d'ailleurs encore au menu des débats cette année.

Enfin, l'autre objectif de cette conférence est évidemment de préparer la COP 21 qui s'ouvre le 30 novembre à Paris. Quelque 195 États et l'Union européenne tenteront, sous égide de l'ONU, de s'accorder pour limiter le réchauffement planétaire, lié aux émissions de gaz à effet de serre.

C'est le ministre français des Affaires étrangères qui a inauguré le sommet. Laurent Fabius a assuré que la voix des peuples et de la société civile serait prise en compte.

Pendant très longtemps, les négociations climatiques ont été simplement des négociations entre les gouvernements. Mais les choses sont en train de changer. Les sociétés civiles, les peuples, à commencer par les peuples indigènes font entendre leurs voix.
Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius 11/10/2015 - par Reza Nourmamode Écouter

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