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    Amériques

    Les Haïtiens aux urnes avec l'espoir d'une stabilité politique

    media Arrivée du matériel électoral dans un des bureaux de vote de Port-au-Prince, le 24 octobre 2015. REUTERS/Andres Martinez Casares

    Haïti organise ce dimanche des élections générales pour élire maires, députés et sénateurs. Mais dans le même temps se tient aussi le premier tour de l’élection présidentielle. La précédente journée de vote, le 9 août dernier, avait été émaillée d’incidents violents et de fraudes. C’est donc dans un contexte d’incertitude que le pays renoue avec l’ordre constitutionnel.

    Ce dimanche, les Haïtiens vont enfin pouvoir choisir leur maire. Car cela fait bientôt trois ans que les communes sont gérées par des agents exécutifs intérimaires qui ont été nommés directement par la présidence, relate notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron. Cette situation non constitutionnelle est une conséquence de la crise de confiance entre le pouvoir exécutif et l’opposition durant la présidence de Michel Martelly, entamée en mai 2011. Ce qui a donc rendu impossible tout consensus pour l’organisation d’élections.

    Faute d’élus, le Parlement haïtien a aussi été contraint de cesser de fonctionner en janvier dernier. Aujourd’hui, avec l’élection des maires, des députés et des sénateurs, Haïti entend retrouver le chemin vers la stabilité politique.

    Mais le scrutin qui concentre l’attention ici est évidemment le scrutin présidentiel. Ils sont 54 en lice, mais une poignée de candidats se détachent nettement. Et la grande question reste l’ampleur de la participation : beaucoup d’Haïtiens craignent des violences, mais les partisans des candidats de l’opposition sont eux motivés pour aller voter de bonne heure, avant les éventuels débordements.

    Ne pas revivre le scrutin du 9 août

    Car tous ont en tête de mauvais souvenirs. Le 9 août dernier, les scrutins de nombreuses circonscriptions avaient été invalidés pour cause de violences. Dans le département de l'Artibonite, 5 circonscriptions sur 15 n'ont, par exemple, pas été prises en compte, comme le rapporte notre envoyée spéciale, Stefanie Schüler.

    Lors du premier tour des législatives, le Conseil électoral provisoire (CEP) n'avait pas fourni suffisamment de mandats aux partis politiques. Cette fois, l'autorité électorale promet d'avoir appris la leçon et dit avoir livré 13 725 de ces documents à chaque parti, un chiffre qui correspond au nombre des bureaux de vote à travers Haïti.

    Faire face à la surabondance de formations politiques

    Mais un autre problème se pose : cette année, plus de 100 formations politiques sont agréées pour les élections. Du jamais-vu dans l'histoire du pays. Impossible que tous les témoins soient à l'intérieur d'un bureau de vote en même temps. Le CEP a donc décidé d'organiser un tirage au sort qui déterminera l'ordre d'accès des témoins par groupe de dix aux bureaux.

    Une solution qui pourrait susciter de nouveaux problèmes, estime James Archibald, candidat à la députation pour la plateforme politique Lapeh, à Petite-Rivière de l'Artibonite : « Comment demandez-vous à quelqu'un de sortir du bureau alors que l'autre équipe va rentrer ? Moi je pense que ça peut créer des frictions qui peuvent mener encore au désordre. »

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