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    Amériques

    Primaire des républicains américains: haro sur les démocrates

    media Les candidats républicains Marco Rubio, Donald Trump et Ben Carson lors du débat de Boulder, dans le Colorado, le 28 octobre 2015. REUTERS/Rick Wilking

    Le troisième débat pour la primaire au sein du Parti républicain a eu lieu mercredi 28 octobre 2015 dans le Colorado. Les dix candidats conservateurs les mieux classés pour la présidentielle américaine 2016 se sont affrontés durant deux heures sur le thème de l’économie. Ils ont tenté de faire disparaître leurs divergences, pour attaquer les démocrates. Une soirée bien plus fair-play que les précédentes.

    Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

    Les commentateurs attendaient des accrochages entre les deux leaders des sondages, le docteur Ben Carson, désormais premier, et le milliardaire Donald Trump. Mais ce règlement de compte n’a pas eu lieu. D’ailleurs, les deux favoris n’ont pas eu la vedette mercredi soir, sans doute parce que le débat était centré sur les thèmes économiques.

    Les programmes Trump et Carson dans ce domaine sont en effet remis en cause par les experts et les autres impétrants, qui les jugent irréalistes. Mis en difficulté à certains moments par les candidats du sérail, ils se sont défendus avec un argument qui n’est pas nouveau : ce sont les journalistes qui poseraient les mauvaises questions.

    Dans leur ensemble, les candidats ont réaffirmé sur tous les tons leur attachement aux valeurs libérales. Plus généralement, les républicains ont tous mis la barre à droite : ils promettent moins d’impôts, moins d’influence de l’administration, un gouvernement réduit à sa plus simple expression, et une remise en valeur de la libre entreprise, ce qui signifie moins de réglementations fédérales.

    Une cible : les démocrates

    C’est donc le Parti démocrate, avec ses promesses sur le salaire minimum ou encore le congé de maternité pour les Américaines, qui était très clairement la cible du débat. Comme si les candidats républicains s’étaient donné le mot pour mettre en garde les Américains sur les dangers que font courir au pays leurs adversaires.

    Le sénateur d’extrême-droite Ted Cruz a donné le ton. Au sujet du premier débat de la primaire démocrate, il a lancé : « Les hommes et les femmes dans ce débat ont plus d’idées, plus d’expérience qu’aucun participant au débat démocrate. Ce débat était comme une discussion entre des bolchéviques et des menchéviques ! »

    Carly Fiorina a renchéri, expliquant en substance que les propositions des démocrates, c’est le socialisme. Un certain consensus planait dans l'air. Les candidats républicains ont compris la faiblesse de leurs derniers débats : une agressivité entre conservateurs qui finit par les desservir. Ils ont donc tenté de mieux identifier la cible, le Parti démocrate.

    La frustration des professionnels

    Le fair-play a tout de même des limites. Jeb Bush et Marco Rubio se sont affrontés. L’ancien gouverneur de Floride a reproché au jeune sénateur du Texas, qui a longtemps été son protégé, un absentéisme chronique : « Marco, quand tu as signé pour le Sénat, tu savais que c’était pour six ans et tu dois venir faire ton travail ! C’est quoi pour toi le Sénat ? La semaine française, où tu viens travailler trois jours ? »

    Chez les républicains, on voit par ailleurs se développer la frustration des candidats du sérail, contre les « anti-système », ceux qui se présentent comme hors establishment. Elle est visible chez les professionnels de la politique, comme Ted Cruz, Jeb Bush ou le gouverneur de l’Ohio John Richard Kasich.

    Ils ne comprennent pas pourquoi le docteur Carson ou Donald Trump, qui n’ont jamais brigué de mandat, ont la faveur du public. « Nous sommes sur le point de choisir un incompétent pour nous représenter », a lancé le candidat Kasich. Mais pour l’instant, à eux deux, ces « incompétents » capitalisent 50 % des intentions de vote dans les sondages.

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