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    Cinq ans à la tête du Brésil: avis de tempête pour Dilma Rousseff

    media Les manifestations demandant le départ de Dilma Roussef se succèdent, comme ici à Rio de Janeiro, le 22 octobre. REUTERS/Pilar Olivares

    Samedi 31 octobre, la présidente brésilienne Dilma Rousseff fêtera ses 5 ans au pouvoir. Mais l’ambiance à Brasilia n’est pas aux festivités. Réélue de justesse il y a tout juste un an, la dauphine de l’ancien président Lula est en grande difficulté. Confronté à une récession et plusieurs affaires de corruption, elle a perdu la confiance de ses électeurs. Seulement 15 pourcent des Brésiliens approuvent encore son action. L’opposition se radicalise mais sans pouvoir présenter une vraie alternative. La vraie menace pour la présidente, elle vient d’une procédure de destitution qui pourrait être lancé par le Congrès.

    Dilma Rousseff pourra-t-elle aller jusqu’à la fin de son mandat en 2018 ? C’est la question que beaucoup de Brésiliens se posent en ce moment. Depuis sa réélection en octobre 2014, l’ancienne « guérillera » de 67 ans se trouve en bien mauvaise posture. Selon un sondage réalisé par l'institut MDA, à la demande de la Confédération nationale du transport (CNT), le gouvernement est rejeté par 70% des personnes interrogées tandis que 20,4% le considèrent satisfaisant. Le taux de popularité de la présidente elle-même se maintient à un niveau bas également. Il est aujourd'hui à 15,9% contre 15,5% en juillet.

    L’affaire Petrobras

    Comment peut-on expliquer cette incroyable chute de popularité de la présidente ? Il y plusieurs raisons. L’une tient à l’affaire de corruption qui touche l’entreprise publique Petrobras. Le géant pétrolier est accusé d’avoir financé illégalement des partis politiques, notamment le Parti des travailleurs. Dilma Rousseff elle-même ne semble pas avoir reçu de pots de vin. Mais la population la tient pour responsable, d’autant qu’elle avait affirmé en 2010 dans son premier discours en tant que présidente élue qu’elle engagerait « en faveur d’une administration publique transparente ». Mais le scandale de Pétrobras ne suffit pas à expliquer son incroyable chute de popularité.

    Cinq ans à la présidence du Brésil: écoutez l'intégralité de l'entretien avec Stéphane Monclaire Enseignant-chercheur à l'université de Paris-1. 30/10/2015 - par Achim Lippold Écouter

    Déjà elle a été réélue de justesse l’an dernier. Une partie de l’électorat traditionnel du PT lui a tourné le dos. L’autre raison tient à la situation économique du pays qui s’est considérablement dégradé, explique Stéphane Monclaire, professeur à la Sorbonne. « Le chômage s’est envolé et beaucoup de Brésiliens sont aujourd’hui confrontés à cette dure réalité ». Et, selon ce spécialiste du Brésil, le régime présidentiel fait que la population tient pour responsable le gouvernement et la présidente de tous les maux du pays.

    Crise économique et drame politique

    Dilma Rousseff est menacée par une procédure de destitution à cause des dérapages fiscaux. Jusqu’à présent, le président de la Chambre des députés Edouardo Cunha, lui-même soupçonné de corruption, a retoqué les demandes d’impeachement. Sur le papier, la présidente dispose toujours d’une majorité au Congrès mais ses alliés commencent à se retourner contre elle et misent ouvertement sur sa chute. Même des parlementaires de son propre parti la lâchent. En septembre dernier, le député Alexandro Moro a pris la parole au Parlement pour annoncer sa décision de quitter le PT.

    « Je monte sur cette tribune pour annoncer que j’ai quitté le Parti des Travailleurs après avoir milité pendant 20 ans pour le PT, déclare Alexandro Moro. J’ai décidé d’adhérer au parti ' Rede sustentabilidade '. J’aimerais m’engager pour une autre façon de faire de la politique avec plus de participation. J’aimerais aussi aider à ce que notre pays dépasse le vieux fantôme de la politique traditionnelle qui déplait avec raison la population »

    Cinq ans après avoir accédé au pouvoir, Dilma Rousseff est confrontée à un avenir incertain. Mais il n’y a pas vraiment d’alternative à la présidente. L’opposition du centre droit n’arrive pas à tirer profit des difficultés dans lesquelles se trouvent Dilma Rousseff. Et au sein de son propre parti, il n’y pas de plan B. « Le Parti des travailleurs n’a pas de candidat ' naturel ' hormis Lula, estime Stéphane Monclaire, mais la chute de popularité de Dilma Rousseff entraine aussi la chute de popularité de Lula ».

    Lula vient de fêter en grande pompe son 70ième anniversaire. Ces derniers mois, l’ancien président a durement critiqué les choix politiques et économiques de sa dauphine.

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