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    Amériques

    Guantanamo: Shaker Aamer, le dernier résident britannique, libéré

    media Shaker Aamer a été incarcéré pendant plus de treize ans sans inculpation. REPRIEVE / AFP

    Shaker Aamer était le dernier résident britannique dans le camp de Guantanamo. Libéré par les autorités américaines, il est arrivé au Royaume-Uni ce vendredi à la mi-journée. Il est «libre de retrouver sa famille» avait déclaré un peu plus tôt le porte-parole du Premier Cameron. Shaker Aamer, aujourd’hui âgé de 46 ans, a été incarcéré pendant plus de treize ans sans inculpation.

    A sa descente d'avion, Shaker Aamer a été accueilli par ses avocats et transféré par ambulance dans un hôpital, rapporte notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix. Un porte-parole a expliqué qu'il aurait besoin de recevoir des soins pour vérifier sa santé à la fois physique et mentale, car cet homme de 47 ans n'a pas vu de médecin depuis plusieurs années. Ses proches ont de leur côté fait savoir qu'ils ne s'attendaient pas à être réunis tout de suite.

    Les médias, quant à eux, suggèrent que des enquêteurs britanniques vont vraisemblablement vouloir s'entretenir avec lui. Mais le Premier ministre David Cameron qui a depuis plusieurs années plaidé pour la libération de Shaker Aamer s'est félicité de son retour et assuré que les autorités n'avaient aucune intention de le maintenir en détention. Le Saoudien, qui bénéficie du statut de résident britannique de façon indéfinie après avoir épousé une Britannique, a néanmoins déclaré qu'il avait un « contrat » avec les autorités de Londres et qu'il entendait le respecter à la lettre et notamment ne pas quitter le territoire.

    La priorité de Shaker Aamer est de retrouver les siens et faire connaissance avec le quatrième de ses enfants, né il y a 14 ans alors qu'il était en détention. Shaker Aamer dit vouloir aussi se réhabituer à la liberté et à répondre à son nom après n'avoir été que le prisonnier n° 239 pendant plus d'une décennie.

    Accusé d'avoir côtoyé Ben Laden

    C’est en décembre 2001 que Shaker Aamer a été remis à l’armée américaine par les forces afghanes de l’Alliance du Nord. A l'époque, les autorités américaines offrent 5 000 dollars pour la capture de toute personne suspectée de terrorisme. Cet interprète saoudien, devenu citoyen britannique dans les années 1990, est alors incarcéré dans la base aérienne de Bagram, non loin de Kaboul, en Afghanistan.

    Il est aussitôt accusé d’avoir côtoyé Oussama ben Laden et d’avoir été un cadre important d’al-Qaïda. En février 2002, il est transféré à Guantanamo, où il dénonce sans relâche les mauvais traitements et les conditions de détention sur la base militaire américaine. Shaker Aamer a également affirmé avoir été victime de tortures lors de son arrestation et de sa détention à Bagram. « Il a été pendant des années en grève de la faim pour essayer de protester contre son innocence. C’est depuis longtemps en quelque sorte un défenseur des droits humains. Il a essayé de protester contre ses détentions et de se mettre en les autorités du camp et les détenus pour essayer d’améliorer les conditions de détention », indique Nathalie Berger, responsable de la coordination Etats-Unis à Amnesty International France.

    En 2007, les autorités américaines finissent par reconnaître qu’elles n’ont pas suffisamment d’éléments pour inculper le détenu qui devient alors libérable. S’ensuit un long combat judiciaire et politique, pour que les Etats-Unis, qui souhaitaient renvoyer le détenu en Arabie saoudite, acceptent de le rapatrier au Royaume-Uni.

    Sa libération imminente avait déjà été annoncée au printemps et devait intervenir en juin avant d’être finalement retardée. Cette longue détention sans inculpation ou procès avait suscité une vague de soutien au Royaume-Uni où nombre de personnalités et de députés s’étaient mobilisés en sa faveur. « Pour Amnesty International, c’est une très grande joie (…) Nous sommes très, très heureux qu’il puisse rentrer en Angleterre et être réuni avec sa famille », a déclaré Nathalie Berger, d'Amnesty International France.

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