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    Amériques

    Etats-Unis-Israël: Netanyahu attendu à Washington pour parler défense

    media La dernière rencontre entre Barack Obama et Benyamin Netanyahu remonte à mars 2014. REUTERS/Jonathan Ernst

    Alors que les violences se poursuivent au Proche-Orient, Benyamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, doit rencontrer lundi 9 novembre à Washington le président américain Barack Obama. Un premier tête-à-tête depuis un an et depuis l’accord sur le nucléaire iranien. Les relations entre les deux hommes sont tendues, mais malgré leurs dissensions, les deux chefs d’Etat ont de nombreux dossiers à voir ensemble : l’Iran justement, la Syrie, le regain de violence entre Palestiniens et Israéliens, et le prochain accord de défense entre Washington et Tel Aviv.

    « La rencontre avec Obama est importante pour la poursuite de l'aide américaine à Israël », a déclaré le Premier ministre israélien avant son départ à Washington. En 2017 débutera le nouveau programme d'aide militaire pour une période de 10 ans et Benyamin Netanyahu pourrait bien demander une augmentation par rapport aux 3 milliards de dollars qu'Israël reçoit chaque année de son allié américain.

    Principal argument des Israéliens: se défendre face à la menace iranienne, après l'accord sur le nucléaire conclu en juillet entre Téhéran et les grandes puissances, dont les Etats-Unis, rappelle notre correspondante à Jérusalem, Murielle Paradon.

    L'accord avait été qualifié par Benyamin Netanyahu « d'erreur historique ». Mais « le dossier du nucléaire iranien est clos », estime l’entourage de Barack Obama. « L’opposition de Benyamin Netanyahu n’a été qu’un désaccord entre alliés » explique Ben Rhodes, conseiller du président des Etats-Unis. Voilà qui est dit, ce sujet n’est donc, à priori, plus sur la table du point de vue américain.

    Ce qui reste préoccupant, en revanche, est le soutien de Téhéran à certains groupes terroristes. La Maison Blanche le reconnaît. La négociation sur le renouvellement de l’aide militaire américaine à Israël sera donc d’actualité, analyse notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio.

    Cet accord signé pour 10 ans en 2007 arrive à échéance après la fin du mandat Obama, mais le président des Etats-Unis n’est pas hostile à des discussions anticipées. Un geste qui mettrait de l’huile dans les rouages, alors que les relations Obama/Netanyahu sont tendues.

    Violences au Proche-Orient

    Car si l'Iran est une pomme de discorde entre le Premier ministre israélien et Barack Obama, ce n'est pas la seule. Le président américain critique aussi la gestion du dossier palestinien par les Israéliens.

    En pleine vague de violences, et alors qu'il y a des morts tous les jours, Benyamin Netanyahu est pressé de trouver une solution. Dimanche, le Premier ministre israélien a évoqué « un progrès possible avec les Palestiniens » ou, du moins, « une stabilisation de la situation ».

    De leur côté, les conseillers du président des Etats-Unis n’en font pas mystère, cette dernière année de Barack Obama ne verra pas la reprise des négociations avec les Palestiniens. La Maison Blanche espère, à minima, obtenir de Benjamin Netanyahu des mesures concrètes afin ne pas définitivement enterrer une solution de paix à deux Etats.

    «Rencontre traditionnalo-protocolaire entre deux alliés»

    Bien que les deux hommes ne s'apprécient guère et que les griefs se soient accumulés au fil des années, le président américain et le Premier ministre israélien n’ont pas d’autre choix que d’effacer leurs divergences pour ne pas mettre en péril l’alliance indéfectible qui unit leurs deux pays

    C’est en tout cas l’analyse de Frédéric Encel, maître de conférences à Sciences Po et spécialiste du Proche-Orient, qui estime que c’est avant tout une rencontre « traditionnalo-protocolaire entre deux alliés, car, précise-t-il, les Etats-Unis et Israël sont deux alliés importants sur le plan technologique, même sur le plan diplomatique bien que les deux hommes ne s’entendent pas. » Ces sept dernières années, les Etats-Unis n’ont jamais voté « une quelconque résolution anti-israélienne à l’ONU ».

    Le chercheur résume donc cela à une « rencontre protocolaire entre deux hommes qui ne s’aiment pas, l’un ayant triomphé de l’autre ». L’année prochaine, le président Obama achève son second mandat à la Maison Blanche alors que Benyamin Netanyahu, lui, a été reconduit cette année à son poste « et vraisemblablement pour de nombreuses années ».

    « Donc je dirais que rien ne change, analyse Frédéric Encel, et cette rencontre n’est pas le miroir de leurs mauvaises relations mais le miroir des excellentes relations de fond qui perdurent entre deux Etats; les Etats-Unis et Israël ».

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