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    Amériques

    Après la brouille, Obama et Netanyahu contraints de se réconcilier

    media Entre Benyamin Netanyahou et Barack Obama, le courant n'est jamais vraiment passé. A New York, le 21 septembre 2011. REUTERS/Kevin Lamarque/Files

    Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu se rend ce lundi 9 novembre à Washington, où il sera notamment reçu par Barack Obama, le président américain. Malgré des relations personnelles tendues, les deux dirigeants veulent tourner la page de l’accord conclu avec l’Iran en juillet dernier, et accélérer les négociations sur la reconduction de l’accord de coopération militaire qui lie les deux pays.

    Barack Obama et Benyamin Netanyahu sont arrivés quasiment en même temps au pouvoir, et n’ont cessé d’accumuler les griefs depuis 2009. Le président américain reproche au Premier ministre israélien d’avoir sabordé tous les efforts déployés par la diplomatie américaine pour relancer le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. De son côté, Benyamin Netanyahu ne pardonne pas à Barack Obama les négociations sur le programme nucléaire iranien, et l’accord conclu en juillet dernier.

    « Le Premier ministre israélien a eu des positions d’une dureté extrême vis-à-vis de l’accord sur le nucléaire iranien, rappelle Vincent Michelot, directeur de Sciences-Po Lyon et spécialiste des Etats Unis. Il le dénonce comme étant criminel, comme étant attentatoire aux intérêts stratégiques d’Israël et à sa sécurité. » Le point culminant de cette énième brouille entre les deux dirigeants fut, en mars dernier, le discours prononcé par Benyamin Netanyahu devant le Congrès américain – un discours perçu à la Maison Blanche comme une ingérence inadmissible dans les affaires intérieures américaines.

    Contreparties

    Aujourd’hui, Benyamin Netanyahu est obligé de constater l’échec de la stratégie consistant à torpiller l’accord en s’appuyant sur les congressistes républicains. « L’accord nucléaire étant approuvé, Israël a décidé de passer à autre chose, déclarait récemment Ron Dermer, l’ambassadeur d’Israël à Washington. Mais le chef du gouvernement israélien ne manquera pas d’utiliser l’accord sur le nucléaire iranien comme moyen de pression sur son allié américain, au motif que la levée des sanctions risque d’augmenter les moyens financiers, et donc militaires, de l’ennemi iranien.

    Il tentera d’obtenir des contreparties à la faveur de la reprise des négociations sur la coopération militaire entre les deux pays. « A la fin des années 1970, Menahem Begin avait usé de la même stratégie lorsque Jimmy Carter avait vendu des avions de surveillance à l’Arabie saoudite, décrypte Frédérique Encel, maître de conférences à l’IEP de Paris, spécialiste du Proche-Orient et auteur de Petites leçons de diplomatie (éditions Autrement). Le Premier ministre israélien de l’époque avait énormément protesté, puis avait cessé de le faire quasiment du jour au lendemain. Et on apprenait quelques mois plus tard qu’Israël recevait les premiers F15-I, les meilleurs chasseurs bombardiers du monde à l’époque, dont Israël allait se servir un an plus tard pour frapper la centrale nucléaire d’Osirak en Irak, puis au Liban en 1982. »

    Benyamin Netanyahu devrait ainsi obtenir une trentaine d’avions de combats F-35, réputés capables de tromper les missiles antiaériens S-300 promis à l’Iran par la Russie. Mais aussi des avions-hélicoptères V-22 Osprey, qui pourraient lui permettre de mener des opérations commando hors de ses frontières. Et l’aide militaire américaine, qui est déjà de 3 milliards de dollars par an (environ 20 % du budget israélien de la défense), pourrait être sensiblement augmentée.

    Relation fusionnelle

    Selon toute vraisemblance, Barack Obama et Benyamin Netanyahu devraient donc effacer leurs divergences, et tenter de surmonter leur inimitié personnelle afin de ne pas mettre en péril l’alliance historique et indéfectible qui unit leurs deux pays. « Le couple Etats-Unis/Israël est tellement solide et tellement fusionnel dans beaucoup de domaines qu’il ne peut pas se permettre une longue période de tensions », décrypte Vincent Michelot.

    En outre, Barack Obama a renoncé à tout espoir de relance du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, et n’attend donc plus grand-chose de la part du Premier ministre israélien, ce qui pourrait, paradoxalement, faciliter le dialogue entre les deux hommes.

    Enfin, le contexte pré-électoral américain joue en faveur de l’apaisement, même si Barack Obama ne sera pas candidat en 2016. « Les démocrates américains reprochent à Obama d’en faire peut-être trop face à Netanyahu, à commencer par Hillary Clinton, qui est la mieux placée pour les primaires, estime ainsi Frédérique Encel. Et depuis quelque temps, on lui demande de mettre la pédale douce sur les critiques vis-à-vis d’Israël. »

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