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    Amériques

    Venezuela: le président Nicolas Maduro contre-attaque devant l'ONU

    media Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, le 12 novembre 2015, à Genève. REUTERS/Denis Balibouse

    Le président vénézuélien était à la tribune du Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève jeudi, trois jours à peine après la plainte déposée par un groupe de victimes et d'opposants devant la Cour pénale internationale contre lui pour crimes contre l'humanité. C’est le Venezuela qui avait demandé cette intervention, Nicolas Maduro voulant se défendre contre les accusations de violations des droits de l'homme portées par l'opposition et une partie de la communauté internationale depuis les protestations de février 2014.

    Avec notre correspondant à Caracas,  Julien Gonzalez

    C'était attendu. Pour riposter, le président vénézuélien a évoqué d'emblée la campagne de dénigrement systématique contre sa politique. Un discours habituel dans la bouche de Nicolas Maduro face à des attaques qui ne sont pas nouvelles selon lui.

    « Pendant presque 20 ans, le Venezuela a souffert un harcèlement permanent des pouvoirs impérialistes des Etats-Unis, affirme-t-il. Et aujourd'hui encore, le Venezuela doit faire face à ce harcèlement et à cette manipulation de la question des droits de l'homme pour essayer d'isoler notre pays. »

    Pas d'allusion directe à cette plainte pour crimes contre l'humanité déposée à la CPI par « des victimes ». Et pourtant, Nicolas Maduro a bien taclé ses détracteurs en livrant sa version des vraies « victimes » de ces événements.

    « Dans cette opération violente, il y a eu 43 morts et plus de 900 victimes qui sont, et je vous demande pardon pour l'expression, presque des morts-vivants, a-t-il lancé. Et après leur échec, les coupables font le tour de monde pour se vendre comme des victimes alors qu'ils sont en réalité les assassins d'un peuple. »

    De son côté, l'opposition vénézuélienne n'a pas tardé à réagir : Henrique Capriles, candidat de la dernière élection présidentielle, a dénoncé un « mensonge absolu ».

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