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    En Amérique du Nord, les réfugiés syriens victimes des amalgames

    media Une embarcation de réfugiés arrivant sur l'île de Lesbos en Grèce, le 11 novembre 2015. REUTERS/Alkis Konstantinidis

    Après les attentats de Paris, la crainte que des terroristes se cachent parmi les réfugiés syriens colonise les esprits dans les pays d’accueil. L’inquiétude s’est fait entendre Outre-Atlantique : au Canada, qui prévoit de recevoir 25 000 migrants d’ici la fin de l’année, et aux Etats-Unis, où des élus républicains proposent de n’accueillir que des chrétiens.

    L’amalgame entre terroristes et réfugiés gagne du terrain. Alors qu’un passeport syrien, enregistré sur l'île grecque de Leros début octobre, a été retrouvé près de la dépouille d’un des kamikazes du Stade de France, de nombreuses voix s’inquiètent en Amérique du Nord que des jihadistes se cachent parmi les migrants.

    De l'Ohio à l'Alabama, plus de 20 gouverneurs américains, quasiment tous républicains, ainsi que plusieurs candidats à l'élection présidentielle, ne veulent plus accueillir de réfugiés syriens. « N'importe lequel d'entre eux pourrait être lié au terrorisme », s’est justifié le gouverneur du Texas Greg Abbott.

    Les Républicains estiment que le gouvernement fédéral n'est pas en mesure de protéger les Américains contre de nouvelles attaques. Les opposants de Barack Obama proposent ainsi de n'accueillir que les réfugiés chrétiens et de refuser les musulmans. Une offensive qualifiée de « honteuse » par le président américain. « Notre compassion envers ceux qui fuient la guerre et la terreur ne peut pas être soumise à un test religieux », a-t-il rétorqué.

    « Les migrants sont des victimes du terrorisme »

    L’idée a évidemment provoqué l’indignation au sein de la communauté musulmane. Le Conseil des relations américano-islamiques déplore la position des gouverneurs qui abandonnent « les idéaux et projettent à la place les peurs américaines sur le monde ».

    De manière générale, les Etats américains ne peuvent pas s'opposer à l'arrivée et à l'installation de réfugiés sur leur sol. Cette prérogative revient à l'Etat fédéral. Washington a promis de recevoir 10 000 Syriens d'ici la fin de l'année prochaine.

    Cette suspicion préoccupe le Haut Commissariat aux réfugiés de l'ONU et l'Office international des migrations (OIM). « Les terroristes essaient de traverser les frontières par tous les moyens. Vont-ils se cacher parmi les migrants ? On fait de notre mieux pour être sûr qu’ils ne sont pas parmi eux. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut punir les réfugiés. On sait déjà que la plupart de ces terroristes sont européens de naissance, rappelle Leonard Doyle, porte-parole de l’OIM. Il est évident qu’il faut augmenter la sécurité de la population. Mais il faut faire très attention de ne pas punir ceux qui ont besoin et qui ont le droit à notre assistance. Il faut comprendre que les gens qui viennent ici, le font à cause du terrorisme. Ce sont des victimes du terrorisme. »

    La peur gagne le Canada

    La défiance à l’égard des migrants touche aussi le Canada. Les attentats de Paris ont eu des répercussions sur l'engagement pris par le nouveau gouvernement d'accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici le 31 décembre prochain, rapporte notre correspondante à Montréal, Pascale Guéricolas.

    Il y a ceux, comme les dirigeants du Québec, qui jugent le calendrier trop serré pour recevoir tant de réfugiés. Il y a aussi des élus comme le Premier ministre de la Saskatchewan, dans l’ouest du pays, qui demandent carrément au chef du gouvernement canadien Justin Trudeau de suspendre le plan d’accueil. Ils craignent que la rapidité du traitement des demandes ne nuise aux vérifications. Une inquiétude abondamment discutée et commentée sur les réseaux sociaux. Cette peur s’est concrétisée dans des pétitions pour réclamer que l’exécutif canadien prenne davantage son temps avant d’ouvrir les bras aux Syriens.

    A l’inverse, d’autres élus en Ontario ou en Colombie britannique réitèrent leur engagement à offrir l'asile à des personnes blessées par la guerre et à les aider à s’insérer dans une société bâtie, justement, sur l’immigration.

    Aux craintifs, aux volontaires et aux attentistes, le Premier ministre canadien a fourni la même réponse : son gouvernement va employer tous les moyens pour accueillir 25 000 réfugiés syriens d’ici le 31 décembre. En prenant tous les dispositifs de sécurité pour éviter de faire entrer des individus dangereux.

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