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    Amériques

    Argentine: le libéral Mauricio Macri, vainqueur de la présidentielle

    media Mauricio Macri célèbre sa victoire après l'élection présidentielle, dimanche 22 novembre 2015, à Buenos Aires. REUTERS/Enrique Marcarian

    Le candidat de l'opposition libérale Mauricio Macri a remporté le second tour de l'élection présidentielle en Argentine, dimanche, face à Daniel Scioli, selon des résultats quasi définitifs. Une victoire qui met fin à douze ans de gouvernement Kirchner.

    Daniel Scioli a très vite reconnu la victoire de Mauricio Macri à l'élection présidentielle argentine, dimanche soir. Après le dépouillement de 91 % des bulletins de vote, le maire de Buenos Aires Mauricio Macri, 56 ans, totalise plus de 52 % des voix, contre près de 48 % à son adversaire Daniel Scioli, candidat de la coalition de gauche au pouvoir.

    Le 10 décembre, il succèdera donc à la présidente de gauche Cristina Kirchner pour un mandat de quatre ans reconductible. Au pouvoir depuis 2007, après le mandat de son mari Nestor Kirchner, la Constitution argentine lui interdisait de se représenter pour un troisième mandat.

    Le choix du changement

    Daniel Scioli, le candidat péroniste promettait la continuité, Mauricio Macri le changement, avec la coalition Cambiemos, qui regroupe son parti PRO (Proposition républicaine) et le parti radical UCR. Les Argentins ont donc fait leur choix.

    « Par la volonté populaire, un nouveau président a été élu : Mauricio Macri », a reconnu le perdant Daniel Scioli, dimanche soir. Le candidat péroniste a énuméré ce qu’il considère comme les acquis des gouvernements de Nestor et Cristina Kirchner, avant de souhaiter que « Dieu illumine le nouveau président ».

    Moins d'une demi-heure plus tard, le président élu s'adressait aux Argentin, promettant « un changement d'époque sans revanche » en Argentine. Mauricio Macri a affirmé vouloir conduire le changement avec tous et a appelé ceux qui n’avaient pas voté pour lui à le rejoindre, sans plus de précisions sur ce qu’il fera au pouvoir.

    Virage à droite

    En attendant, pour l'Argentine, c'est un grand changement. Après douze années de péronisme de gauche, le pays a viré au centre, sinon à droite. Pendant la campagne, Mauricio Macri avait promis une rupture avec la politique économique protectionniste menée par les gouvernements précédents.

    Fils d’un riche entrepreneur, proche du milieu d’affaires et des grandes entreprises, Mauricio Macri, 56 ans, a gravi les échelons de la politique en devenant le président du fameux club de football Boca Junior entre 1995 et 2003. Un tremplin qui lui a permis de gagner un large soutien lorsqu’il s’est lancé en politique en 2003, et en particulier en 2007 lorsqu’il est élu maire de Buenos Aires, avec sa formation PRO.

    La fête à Buenos Aires

    Dimanche soir, au QG de Mauricio Macri, l’ambiance était à la fête, comme le rapporte notre correspondante à Buenos Aires, Marine de La Moissonnière. Mauricio Macri a eu bien du mal à remercier ses partisans. Son discours est sans cesse interrompu par des cris de joie et des applaudissements.

    Laura, fonctionnaire de 42 ans, fêtait la victoire de Mauricio Macri, mais aussi le départ de Cristina Kirchner : « Je suis surtout contente parce que l’Argentine a fait le choix de l’alternance. C’est formidable. C’est la fin d’un cycle qui a été marqué par une forte corruption, du clientélisme et un manque de transparence. On en avait assez de l’autoritarisme des Kirchner. Tout, ça, c’est fini. »

    « L'espoir renaît enfin »

    Diego, lui, était très ému, serrant sa femme dans ses bras à de nombreuses reprises, avant finalement d’aller danser lui aussi : « L’espoir renaît enfin. Ce gouvernement nous laisse un pays en ruines. Il a vidé les caisses de la Banque centrale. Mauricio Macri va devoir aller chercher des investisseurs à l’étranger et relancer les exportations. Ça va être dur, mais il va y arriver. »

    D’autant plus difficile que Mauricio Macri n’a la majorité ni à la Chambre des députés, ni au Sénat. Il devra donc nouer des alliances, élargir son électorat comme il l’a fait pour remporter la présidentielle et continuer à tenir un discours rassembleur.

    La déception dans le camp de Daniel Scioli, dimanche soir. REUTERS/Martin Acosta

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