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    Amériques

    Destitution de Dilma Roussef au Brésil: les dossiers à charge

    media Le scandale des surfacturations Petrobras est l'un des dossiers à charge contre la présidente du Brésil, Dilma Roussef. AFP PHOTO/VANDERLEI ALMEIDA

    Au Brésil, le processus de destitution de la présidente Dilma Rousseff a commencé. Le président de la chambre des députés, qui a permis que la demande de destitution soit examinée, a détaillé hier, jeudi 3 décembre, les différentes accusations, portées à l'encontre de Dilma Rousseff. La présidente est notamment soupçonnées d'avoir maquillé les comptes de l'Etat brésilien.

    Avec notre correspondant à Rio de Janeiro, François Cardona

    Réunis en séance exceptionnelle, les députés ont solennellement ouvert le processus de destitution. Et le président de la chambre, Eduardo Cunha, a rappelé les principales accusations, portées par la demande de destitution, signées par trois juristes brésiliens et plusieurs associations anti-corruption.

    Dilma Rousseff y est accusée de crime de responsabilité fiscale, pour avoir dissimulé une augmentation du déficit budgétaire entre 2013 et 2015. Eduardo Cunha, un farouche adversaire politique de la présidente brésilienne, a également rappelé la décision de la cour des comptes de mi-octobre : elle avait rejeté la gestion des comptes publics de Dilma Rousseff de l'année dernière.

    Mais la demande de destitution évoque également l'affaire de corruption Petrobras, dans laquelle plusieurs milliards d'euros ont été détournés, notamment via le rachat largement surfacturé d'une raffinerie de pétrole. Dilma Rousseff faisait alors partie du conseil d'administration du géant pétrolier brésilien.

    Autant d'éléments que devra juger dans les semaines qui viennent une commission parlementaire spéciale. Ce sera à elle de décider d'accepter ou de classer la demande de destitution. Sa décision devra ensuite être approuvée par les sénateurs et les députés à la majorité absolue.

    Crise politique et récession économique

    Une crise politique qui tombe au plus mal pour le Brésil, alors que le pays doit déjà faire face à une récession economique. Pendant toute cette procédure, « beaucoup d’incertitude pèsera sur l’Exécutif brésilien. Et ce n’est pas bon pour l’économie brésilienne parce que les marchés détestent l’incertitude politique », explique Stéphane Monclaire, professeur à Paris1 et spécialiste du Brésil. D'autant que l'économie brésilienne est déjà dans une mauvaise passe. « L’économie brésilienne devrait connaître sur l’année 2015 une récession considérable. On parle maintenant d’un Produit intérieur brut qui chutera de 4 % en 2015. On imagine les conséquences de tout cela sur l’emploi ». Le personnel politique est mobilisé par cette procédure d'empêchement ces affaires de corruption et « néglige voter à temps tout un ensemble de mesures d’ordre économique qui pourraient permettre au Brésil de sortir rapidement de cette récession ou d’en diminuer les effets » poursuit Stéphane Monclaire.

    ► à (ré)écouter : «Les Brésiliens manifestent sans y croire», Stéphane Monclaire était l'invité de la mi-journée de RFI en août dernier pour décrypter les manifestations contre la corruption

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