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    Amériques

    A la Une: Haïti et la création d'une commission d’évaluation électorale

    media Montage RFI, Jude Célestin (G) et Jovenel Moïse (D), candidats au 2ème tour. RFI

    Après le report sine die du second tour de l'élection présidentielle, le gouvernement a finalement mis en place la commission d'évaluation électorale. Une structure qui avait été annoncée par décret présidentiel la semaine dernière, mais qui, dans un premier temps, a eu du mal à se former en raison de réticences de l'Eglise catholique quant à l'indépendance de cette commission.
     
    Deux des cinq membres qui composent cette commission ont été remplacés. Et du coup « la commission d'évaluation électorale a changé d'appellation », annonce Haïti Press Network. « Cette structure est dénommée : 'commission d'évaluation électorale indépendante'. Deux nouvelles personnalités, représentant respectivement le secteur des droits humains et l’Eglise protestante, font désormais partie de cette commission ». Toujours selon Haïti Press Network, « l'éxécutif a souligné que la commission est le fruit d'une entente trouvée entre les deux candidats qualifiés pour le second tour, Jude Célestin et Jovenel Moïse ».
     
    Ce qui retient aussi l'attention de la presse haïtienne ce matin, c'est le fait que la nouvelle commission dispose de plus de temps pour émettre son avis qu'initialement prévu. « Elle a jusqu'au 30 décembre 2015 pour produire ses recommandations qui devront être signifiées à tous les acteurs impliqués dans la crise. Un délai plus long que celui imparti à la première commission (qui n'a jamais vu le jour, NDLR), qui était seulement de trois jours », constate Le National.
     
    « Ce n’est pas une commission idéale comme différents secteurs l'auraient souhaité. Mais c’est une commission acceptable, puisqu’elle est issue de différents secteurs et non pas d’amis du chef de l’Etat », estime Le Nouvelliste. Chez d'autres commentateurs, le doute persiste. L’opposition et une large partie de la société civile haïtienne demandent une vérification des résultats électoraux. Or, souligne Haïti Press Network, le premier ministre Evans Paul s'est gardé de dire si la commission « ira au centre de tabulation des votes pour vérifier les procès-verbaux ». « Aura-t-on seulement le temps de faire la vérification ? », s'interroge Gotson Pierre de l'agence Alterpresse. Et « cette vérification s'arrêtera-t-elle à la présidentielle ou analysera-t-elle tout le processus ? », à comprendre : les législatives et municipales.
     
    Pour Le Nouvelliste, les Haïtiens seront vite fixés sur l'indépendance véritable de cette commission : « Si la commission n’accepte pas de dévoiler dans la presse la méthode de travail ainsi que les techniques d’évaluation du scrutin, on ne pourra pas parler de commission indépendante », prévient l'éditorialiste.
     
    De son côté, Le National estime que l'un des membres de la commission avait beau promettre hier « que toute la lumière sera faite autour du processus électoral, la bonne foi ne suffit pas toujours. Sous peu, la population aura à évaluer cette détermination qui semble animer ces cinq personnalités ».
     
    Et pour finir, ce vibrant appel, publié aujourd'hui dans le Miami Herald, Miami où vit une importante communauté de la diaspora haïtienne : « Une lourde responsabilité incombe à la nouvelle commission. Il ne s'agit pas seulement de décider d'une élection. Il s'agit de l'avenir d'Haïti et de permettre à ce pays d'établir une réelle démocratie ».
     
    Venezuela : L’opposition dénonce « coup d’Etat judiciaire » de la part du PSUV
     
    Au Venezuela, les tensions montent entre le gouvernement chaviste et la nouvelle majorité d'opposition au Parlement. La MUD, la Table de l'unité démocratique, nom de la coalition d'opposition, a convoqué la presse, hier après-midi à Caracas. Devant les journalistes, le secrétaire général de la MUD, Jesus Torrealba, a fait une révélation qui en a surpris plus d'un : selon lui, « le PSUV, le parti chaviste au pouvoir, aurait déposé un recours devant le Tribunal Suprême de Justice contre l'élection, le 6 décembre dernier, de 22 députés de l'opposition », rapporte El Nacional. Torrealba, qui communique même le numéro administratif de ce recours, « dénonce un coup d'Etat judiciaire ».
     
    El Universal raconte de son côté, que la commission électorale de la plus haute instance judiciaire du Venezuela était déjà en vacances et qu'elle a rouvert ses portes exprès pour pouvoir recevoir le recours des Chavistes.

    Si ce recours était accepté, ces 22 députés ne pourraient pas prendre leurs fonctions le 5 janvier 2016, date de la rentrée parlementaire pour la nouvelle Assemblée. Et cela mettrait surtout en cause « la majorité qualifiée des deux tiers des sièges remportés par l'opposition de manière claire et pacifique », s'insurge El Nacional. Le parti socialiste unifié du Venezuela n'a pour l'instant pas réagi. En revanche, le Tribunal Suprême a déclaré mardi 22 décembre au soir, n'avoir reçu aucun recours contre l'élection des 22 députés d'opposition en question.

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