GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 25 Août
Vendredi 26 Août
Samedi 27 Août
Dimanche 28 Août
Aujourd'hui
Mardi 30 Août
Mercredi 31 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Enfant abattu à Cleveland: pas de poursuites contre les policiers

    media Tamir E. Rice, dans un jardin public de Cleveland, le 26 novembre 2014. Les images des caméras de surveillance le montrent en train de brandir son arme factice. REUTERS/Cleveland Police

    Un grand jury a décidé, ce lundi, de ne pas inculper les deux policiers de Cleveland impliqués dans la mort, en novembre 2014, d'un garçon de 12 ans, Tamir Rice. Ce dernier avait été abattu alors qu'il brandissait un pistolet factice dans un parc public.

    La mort de Tamir Rice avait ému l'Amérique. Samedi 22 novembre 2014, la police de Cleveland reçoit un appel. Un jeune homme braque des passants avec un pistolet dans un parc de la ville. En fait, le garçon n’a que 12 ans et joue avec un pistolet à bille. Deux policiers sont envoyés sur les lieux et demandent à ce jeune afro-américain de lever les mains en l’air. Ce dernier n’obtempère pas et sort l’arme factice de sa ceinture. L’un des agents tire deux coups feu, dont l’un atteint l’abdomen de Tamir Rice, qui s’écroule. Il mourra le lendemain dans un hôpital de la ville.

    Les lacunes dans la description du témoin qui a averti les forces de l'ordre - âge du jeune homme, manque de précision sur la nature du pistolet - « ont été les facteurs qui ont largement contribué à cette issue tragique », a dit le procureur lors d'une conférence de presse.

    « Conjonction d'erreurs humaines »

    « Etant donné cette conjonction d'erreurs humaines, de méprises et de malentendus de la part de tous ceux qui ont été impliqués ce jour-là, les preuves ne mettent pas en évidence une faute pénale de la part de la police », a ajouté Tim McGinty. Les deux agents ne seront pas poursuivis. Tamir Rice voulait soit remettre son pistolet aux policiers, soit leur montrer que c'était une arme factice, « mais les agents ne pouvaient pas le savoir ».

    La décision du grand jury a choqué de nombreux militants de droits de l'homme qui ont appelé à manifester. Hier soir, une vingtaine de personnes ont défilé en direction du poste de police où les deux agents sont affectés en réclamant la démission du procureur McGinty.

    Sentiment d'impunité

    Cette décision ravive aussi le sentiment d'impunité dont bénéficient des policiers blancs lorsque des Noirs sont abattus. Le gouverneur républicain de l'Ohio et candidat à l'investiture John Kasich a appelé au calme, tout en se disant conscient « qu'après cette décision, beaucoup de gens vont se demander si justice a été rendue ». L'organisation de défense des Noirs américains, la NAACP, appelle à poursuivre le combat pour Tamir Rice et tant d'autres au tribunal et dans les urnes.

    La famille de Tamir Rice, elle, est déçue mais pas surprise par la décision du grand jury qui, selon elle, a été manipulé par le procureur. Elle a demandé au ministère de la Justice de mener sa propre enquête

    (Avec AFP)

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.