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    Amériques

    Etats-Unis: des miliciens défient toujours les autorités dans l'Oregon

    media Ammon Bundy, l'un des leaders de la milice paysanne, s'est adressé aux médias sur le site du Malheur National Wildlife Refuge, dans l'Oregon, le 4 janvier 2016. REUTERS/Jim Urquhart

    Une poignée d'hommes armés occupent depuis trois jours un bâtiment fédéral désaffecté dans le désert de l'Oregon, dans une région isolée du nord-ouest des Etats-Unis. Ces miliciens montrent leur soutien à deux fermiers condamnés pour avoir chassé et provoqué des incendies dans des réserves naturelles gouvernementales. A l'heure où la menace terroriste plane sur le pays, l'affaire agite l'opinion publique américaine.

    Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

    « Rentrez chez vous ! » Peu probable que cette injonction suffise. La police a appelé lundi 4 janvier à rentrer chez eux les dizaines de fermiers-miliciens armés qui occupent depuis samedi un parc naturel de l'Oregon, sur la côte nord-ouest des Etats-Unis.

    Lundi, une douzaine de manifestants, beaucoup en chapeaux de cowboys traditionnels, des éleveurs américains accompagnés d'une dizaine de femmes et d'enfants, défiaient encore les autorités au siège du Malheur Wildlife Refuge, a constaté un photographe de l'AFP. A l'origine, c'est une simple manifestation de quelques centaines de personnes, débutée le 2 janvier, qui s'est transformée en face-à-face rangé d'une poignée de miliciens avec les forces de l'ordre. Lequel se poursuit encore aujourd'hui.

    Ces miliciens antigouvernementaux, dont beaucoup sont originaires d'Etats voisins, battaient le pavé en faveur de Dwight Hammond, 73 ans, et de son fils Steven, 46 ans, deux éleveurs locaux condamnés à cinq ans de prison pour avoir mis le feu à des terres fédérales. Les manifestants assurent également que tous deux ont fait l'objet de harcèlement de la part des autorités après avoir refusé de vendre leurs terres.

    Les autorités fédérales tentent de calmer la tension, et si le FBI et toutes les forces de police locales sont en alerte, elles ne sont pas visibles autour du bâtiment occupé par les fermiers et chasseurs

    Prêts à rester « des années »

    Les revendications sont en réalité plus larges. Ces fermiers et chasseurs anti-administration estiment que ces terres appartiennent à tous, et devraient être mises à la disposition des familles qui vivent dans la région.

    Régler le problème sans violence est l'objectif. Cette milice fait partie d'un mouvement anti-gouvernement, qui existe dans l'Amérique rurale et se revendique des pionniers du XIXe siècle. Leurs partisans les considèrent comme des héros, leurs détracteurs comme des terroristes. Ce que réfute bien entendu Ammon Bundy, le leader de cette milice, dans une interview télévisée : « J'encourage les gens à vraiment analyser ce qui se passe, pour voir qui terrorise qui... Qui confisque les ranches ? Si vous regardez ces terres, plus de 100 fermes ont été confisquées pour qu'ils puissent créer ce parc naturel et cette réserve... »

    « Les Citoyens pour la liberté constitutionnelle », du nom de leur mouvement, affirment porter des armes pour exprimer leur droit constitutionnel à le faire. Les autorités sont très ennuyées, à l'instar des candidats républicains à la présidentielle. Aucun d'entre eux n'a publiquement pris la défense de ces manifestants armés qui refusent l'autorité de l'Etat fédéral. Depuis samedi, un débat s'est aussi engagé dans la sphère médiatique américaine sur l'appellation à donner à ce type d'action.

    «Pourquoi n'appelle-t-on pas les occupants de l'Oregon des "terroristes"?», interroge une analyse du «Washington Post» du 3 janvier. capture d'écran Washington Post

    Ces milices sont difficilement gérables, même si elles se déclarent non violentes. Mais cette fois, Ammon Bundy a fait savoir que son groupe était prêt à rester « des années » dans cet état de siège et qu'ils n'hésiteront pas à user de la violence, à se défendre les armes à la main, à « tuer et être tué si nécessaire », comme le rapporte le journaliste du journal The Oregonian.

    Les fermiers retranchés en appellent aussi « à la clémence » du président américain : « Nous espérons que le président Obama sera d'accord avec nous et avec un juge qui a supervisé leur procès, pour dire qu'une peine minimale de 5 ans est trop élevée. »
    L'Association des éleveurs d'Oregon (OCA) a également marqué sa désapprobation face à l'occupation du parc Malheur.

    → A (RE)LIRE : « Anne Deysine : Aux Etats-Unis, chaque citoyen est potentiellement un shérif privé »

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