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    Tarantino revient avec «Les 8 salopards»

    media Scène du film «Les 8 salopards», réalisé par Quentin Tarantino. 2015 The Weinstein Company.

    C’est l’un des films les plus attendus de l’année qui sort ce mercredi 6 janvier en salles en France. Avec « Les 8 salopards », Quentin Tarantino signe son huitième film. Trois ans après « Django Unchained », il nous offre un western à sa manière, violente et ultra-stylisée, avec un casting de choix dont, entre autres, Samuel L. Jackson, Kurt Russel et Jennifer Jason Leigh.

    La guerre de Sécession s’est terminée en 1865, mais elle fait toujours battre le cœur de Quentin Tarantino.  Dans Les 8 salopards, l’enfant gâté du cinéma américain nous fait revivre ses derniers soubresauts. Les 8 salopards, ce sont huit mercenaires qui, le temps d’une tempête de neige, trouvent refuge dans une ferme, perdue dans les montagnes.

    Un hommage aux « Douze Salopards »

    Bien sûr, le nouveau Tarantino est un hommage aux Douze Salopards de Robert Aldrich. C’est un mélange d’érudition cinéphile et d’ultra violence, de bavardage et de barbarie. 2 heures 50 de film qui commencent par un huis clos à la Agatha Christie et se terminent en bain de sang.

    Revisiter l'histoire

    Tarantino a toujours aimé revisiter l’histoire, utiliser le cinéma pour offrir vengeance aux minorités opprimées – comme ici les Noirs massacrés pendant la guerre de Sécession. Mais jamais, il ne s’est aventuré si loin : la violence des 8 Salopards, sa misogynie assumée, son goût décontracté de la torture choquent même chez l’auteur de Reservoir Dogs. Sans oublier un scénario bizarrement bâclé et des acteurs formidables, mais qui cabotinent un peu à vide. Tant et si bien que, à la fin du film, les geysers de sang ne semblent plus être qu’un moyen de rassurer les fans.

     

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