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    Amériques

    Mexique: arrestation du baron de la drogue «El Chapo»

    media Le «Chapo» Guzman a été arrêté dans la ville de Los Mochis, d'où il est originaire, dans l'Etat de Sinaloa le 8 janvier 2016 après six mois de cavale. REUTERS/Tomas Bravo

    Le narcotrafiquant en fuite Joaquin «El Chapo» Guzman a été arrêté, six mois après son évasion spectaculaire via un tunnel d'une prison de haute sécurité, a annoncé vendredi le président mexicain Enrique Pena Nieto sur son compte Twitter. Vendredi matin, une opération des forces de sécurité mexicaines a permis sa détention dans la ville de Los Mochis, située de l’Etat de Sinaloa d’où il est originaire. Le «Chapo» va réintégrer la priso d'Altiplano de laquelle il s'était enfui en attendant une éventuelle extradition vers les Etats-Unis.

    Pour le président Peña Nieto, la nouvelle année ne pouvait pas mieux commencer, rapporte notre correspondant à Mexico, Patrick John-Buffe. La capture du Chapo Guzman lui permet à la fois de redorer son blason et de restaurer la crédibilité que son gouvernement avait perdue avec l’évasion spectaculaire de ce baron de la drogue en juillet de l’an passé.

    C’est le chef de l’Etat lui-même qui a annoncé la détention du Chapo Guzman dans un tweet où il déclarait : « Mission accomplie, nous le tenons » ! Quelques heures après, il exprimait à nouveau sa satisfaction, tout en soulignant l’importance de la capture du leader du puissant cartel de Sinaloa. « Comme je m’y étais engagé, cette détention devait se produire. Durant des mois, un intense et un soigneux travail de renseignements et d’enquête criminelle a été réalisé, souligne le président mexicain. Aujourd’hui, le Mexique confirme que ses institutions ont les capacités nécessaires pour faire face et pour vaincre ceux qui menacent la tranquillité des familles mexicaines. »

    Le roi de l'évasion

    Moustache et sourcils fournis, El Chapo, le « trapu » ou le « nabot » comme on le surnomme au Mexique, ne correspond pas tout à fait au profil de la « fille de l’air ». C’est pourtant le roi de l’évasion que viennent à nouveau de capturer les forces spéciales mexicaines.

    Par deux fois déjà, le patron du cartel de Sinaloa – Etat du nord-ouest du pays - a pu s’échapper des établissements de haute sécurité où il avait été enfermé, et à chaque fois de manière totalement rocambolesque.

    2001, le milliardaire de la drogue profite d’un chariot à linge sale pour quitter la prison de « Puente Grande », rebaptisée depuis « la porte grande ouverte ». 72 employés du centre pénitentiaire seront suspectés suite à cette évasion cousue de fil blanc.

    Juillet 2015, rebelote : cette fois, El Chapo Guzman choisit de filer depuis les douches de la prison de « l’Altiplano », là encore une évasion sur mesure, grâce à la complicité du personnel pénitentiaire, via un tunnel de 1 500 mètres, éclairé et entièrement ventilé menant jusqu’à un immeuble en construction.

    Extradition aux Etats-Unis ?

    Il faut dire que l’empereur mexicain de la drogue dispose de moyens colossaux et donc d’une forte puissance de corruption. Ennemi numéro un, héros pour certains, le narco qui nargue les autorités est devenu un symbole de la lutte contre les cartels, dans un pays où les activités liées à la drogue génèrent environ 50 milliards de dollars de revenus chaque année et impliqueraient jusqu’à 500 000 personnes selon Mexico.

    Joaquin El Chapo Guzman va donc retourner pour la troisième fois derrière les barreaux, ceux de l'Altiplano. Mais il risque ne pas y rester longtemps, car le gouvernement mexicain pourrait bien vouloir s’en débarrasser en l’extradant le plus rapidement possible aux Etats-Unis.

    Il sera très difficile de le contrôler et de le garder en prison (...) Ça n'empêchera pas les cartels de fonctionner comme ils continuent à le faire
    Alain Musset Géographe et professeur à l'EHESS, auteur de la troisième et dernière édition du «Que sais je ?» sur le Mexique 08/01/2016 - par Stéphane Lagarde Écouter

    Une récompense de 3,2 millions d'euros avait été offerte par le gouvernement mexicain en juillet 2015, en échange d'informations permettant de retrouver Joaquin «El Chapo» Guzman, alors en cavale. AFP PHOTO/ Yuri CORTEZ

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