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    Amériques

    Mexique: «El Chapo»: après l'arrestation, la question de l'extradition

    media Joaquin «El Chapo» Guzman a été arrêté après six mois de cavale. REUTERS

    Les Etats-Unis se sont félicités de l’arrestation vendredi de Joaquin Guzman, dit « El Chapo », par les autorités mexicaines. Ils souhaitent maintenant obtenir l’extradition du trafiquant de drogues, mais cela pourra prendre un peu de temps. Le Mexique ouvre la voie à son extradiction aux Etats-Unis. « Avec la recapture de Guzmán Loera, il faudra enclencher les différentes procédures d'extradition », indique le ministère de la Justice dans un communiqué. Aucune date n'est indiquée pour la possible extradition du leader du cartel de Sinaloa.

     

    Avant même la spectaculaire évasion d’« El Chapo » de sa prison mexicaine en juillet, Washington avait déjà demandé son extradition qui avait été alors refusée, rappelle notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet. Le gouvernement mexicain pourrait cette fois satisfaire la demande des Etats-Unis, mais pas immédiatement. Il veut tout d’abord savourer sa fierté d’avoir capturé le baron de la drogue.

    Par ailleurs, celui-ci a certainement les moyens de se payer les meilleurs avocats pour tenter d’éviter de finir dans une prison américaine de haute sécurité où ses chances d’évasion seront inexistantes. Si Mexico accepte de l’extrader, ce sera précisément pour éviter une nouvelle fuite du trafiquant qui humilierait les autorités. « El Chapo » fait l’objet de multiples inculpations dans une demi-douzaine d’Etats américains pour avoir fait entrer en contrebande des milliards de dollars de stupéfiants et pour être responsable de la mort de nombreux drogués.

    Partisan de l’extradition, le candidat républicain Marco Rubio a déclaré : « Vu qu’El Chapo s’est évadé deux fois, il ne faut pas laisser passer cette troisième occasion de le juger ». Deux prisons new-yorkaises sont déjà prêtes à l’accueillir.

    Embarras à Mexico

    De son côté, le gouvernement mexicain se trouve devant une alternative embarrassante, commente notre correspondant à Mexico, Patrick John-Buffe. Soit ne pas extrader « El Chapo », pour éviter qu'on l'accuse de céder aux pressions de Washington, soit au contraire accélérer le processus, de peur que ce dangereux baron de la drogue ne s'évade une troisième fois d'une prison mexicaine.

    Même si les autorités ne se sont pas encore prononcées, il semblerait que leur intention soit d'extrader rapidement - dans les prochaines semaines ou les prochains mois - le leader du cartel de Sinaloa. Cette décision irait d'ailleurs dans la droite ligne de la nouvelle politique du président Peña Nieto. Alors que, depuis le début de son mandat, il était réticent à l'envoi aux Etats-Unis de délinquants réclamés par la justice américaine, en octobre dernier, il a décidé d'extrader le même jour treize criminels.

    Bien entendu, les avocats du Chapo Guzman vont présenter une série de recours pour éviter ou retarder le plus possible la procédure d'extradition. Car leur client aurait une peur panique de se retrouver dans une prison américaine. Au dire de ses défenseurs, c'est l'une des raisons qui l'aurait poussé à s'évader en juillet dernier.

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