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    Amériques

    Etats-Unis: un président face à l’histoire

    media Le président Barack Obama, lors du discours sur l'état de l'Union au Congrès, le 20 janvier 2015. REUTERS/Mandel Ngan/Pool

    C’est un des rituels incontournables de la politique américaine : tous les ans, en janvier, le président s’adresse au Congrès. Ce mardi 12 janvier à 21 heures, heure de Washington, Barack Obama prendra la parole pour son tout dernier discours sur l’Etat de l’Union. Face à lui, les deux chambres d'un Parlement dominé par les républicains en pleine campagne pour les primaires. On sait déjà que ce discours sera différent de tous ceux que Barack Obama a tenus depuis 2010.

    C’est le président des Etats-Unis qui le dit dans un message posté il y quelques jours sur le site de la Maison Blanche. Barack Obama y apparaît très décontracté. Il fait en quelque sorte sa propre bande-annonce.
     

    « Dans mon discours sur l’Etat de l’Union je ne veux pas seulement me focaliser sur le remarquable progrès que nous avons réalisé et ce qui doit être accompli cette année », explique le président, assis sur son bureau, tout souriant. « Je veux parler de ce que nous devons tous faire ensemble dans les années qui viennent. De ces choses importantes qui rendront l’Amérique encore meilleure, plus forte et plus prospère pour nos enfants. Cette Amérique dans laquelle nous croyons ».

    Obama défend son héritage

    En fait Barack Obama veut prendre le contre-pied des candidats républicains selon lesquels les Etats-Unis sont à la dérive politique économique et morale. Le président se veut optimiste sur l’avenir du pays. Une vision qui n’est pas du tout partagée par les ténors conservateurs. Selon Mitch McConnel, chef de la majorité au Sénat, « le président s’efforcera de brosser un tableau idyllique qui n’existe pas ». Et le républicain de continuer : « Ce que nous aimerions savoir, c’est comment le président compte s’y prendre pour combattre l’organisation Etat islamique ».

    D’après la Maison Blanche, Barack Obama évoquera bien sûr la lutte contre le terrorisme ainsi que les relations avec Cuba, l’immigration, Guantanamo ou encore le contrôle des armes à feu, bref, des sujets qui lui tiennent à cœur. Mais le plus important pour lui, c’est à présent la trace qu’il laissera dans l’histoire. D’après Françoise Coste de l’Université de Toulouse, Barack Obama prépare déjà activement son après-présidence. « On sent qu’il lui tarde de ne plus être président. Mais en même temps il est très fier de ce qu’il a accompli. Et il veut éviter d’apparaître comme une lame duck [canard boîteux Ndlr]». Pour contourner la majorité républicaine dans les deux chambres, Barack Obama sera obligé de gouverner par décret, les fameux « executive orders ». Car contrairement à son prédécesseur George W. Bush « qui a complètement disparu de la circulation à la fin de son mandat, Barack Obama ne veut pas gaspiller sa dernière année et utiliser le peu de marge de manœuvre qui lui reste », d’après Françoise Coste.

    Nikky Haley, étoile montante des républicains, répondra au président

    Les médias américains s’intéressent aussi à la personne qui répondra pour les républicains au discours de Barack Obama. Cet honneur incombe à Nikki Haley, gouverneur de Caroline du Sud. D’origine indienne, cette quadragénaire est une étoile montante de son parti. Pour sa réponse au président, elle a choisi une stratégie offensive : « Ce ne sera pas une simple réponse au discours du président. Ce sera également un discours. Je souhaite évoquer les défis auxquels notre pays est confronté et de proposer des solutions », explique Nikki Haley que certains voient déjà vice-présidente en cas de victoire des républicains.

    Ce discours sur l’état de l’Union est aussi un évènement médiatique, même si l’audience décline. L’année dernière ils étaient encore 31 millions d’Américains à suivre l’intervention de Barack Obama (contre 48 millions en 2010 lors de son premier discours sur l’Union) à l’heure de la plus grande écoute. Toutes les grandes chaînes de télévision transmettront le discours en direct. C’est sans doute la dernière fois que le président Barack Obama bénéficiera d’une telle attention politique et médiatique.

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