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    Amériques

    Un an après la mort mystérieuse d'Alberto Nisman, où en est l'enquête?

    media Le procureur Alberto Nisman. Photo: AFP

    Il y a un an, le procureur Alberto Nisman était retrouvé mort chez lui, d’une balle dans la tête. Quelques jours plus tôt, Alberto Nisman, en charge de l’enquête sur l’attentat contre la mutuelle juive AMIA qui avait fait 85 morts en 1994, avait accusé la présidente Cristina Kirchner de vouloir blanchir les suspects iraniens. Un an après, que sait-on sur cette mort suspecte ?

    De notre correspondant à Buenos Aires,

    La justice a avancé, certes. Mais, un an après, on ne sait toujours pas si Alberto Nisman s’est donné la mort, si on l’a poussé à se suicider ou s’il a été tué. Les investigations menées par la procureure en charge du dossier, les témoignages recueillis et les expertises ne permettent pas de conclure. Il y a des éléments qui pourraient étayer la thèse de l’assassinat, mais d’autres indiqueraient qu’il se serait suicidé.

    L’expertise médicale, censée être rigoureuse, pencherait plutôt vers le suicide, sans pour autant apporter une conclusion définitive. La famille de Nisman, pour sa part, a fait réaliser une contre-enquête et soutient qu’il a été assassiné. Par qui ? On parle des services de renseignement iraniens, de la CIA, d’agents secrets argentins, agissant pour ou contre la présidente péroniste de l’époque, Cristina Kirchner.

    Le président argentin Mauricio Macri

    Le président argentin Mauricio Macri reçoit chez lui, le 17 janvier 2016, les filles du procureur Nisman retrouvé mort le 18 janvier 2015. Reuters

    La justice a été soumise à des pressions depuis le début. De fait, l’enquête a pratiquement été paralysée depuis le milieu de l’année dernière, quand l’Argentine est entrée dans la campagne pour la présidentielle du 22 novembre, où c’est le candidat de l’opposition de centre droit, Mauricio Macri, qui a été élu. Est-ce à dire qu’on ne connaîtra jamais la vérité sur la mort du procureur Nisman ? Ce n’est pas impossible.

    Il semblerait toutefois que les choses commencent à bouger, peut-être à cause du résultat de la présidentielle. Fin décembre, la juge qui suit le dossier a écarté la procureure et demandé de nouvelles expertises que réclamait la famille. Elle a aussi décidé d’entendre à nouveau les policiers qui assuraient la sécurité de Nisman, non pas comme témoins cette fois-ci, mais en tant qu’inculpés pour négligence dans l’exercice de leurs fonctions. Et le président Mauricio Macri, qui a reçu les filles du procureur ce dimanche 17 janvier, a ordonné que toutes les archives sur Nisman et l’affaire AMIA, y compris celles des services secrets, soient remises à la juge, afin que cette mort soit éclaircie. C’est une mesure sans précédent.

    Les archives déclassifiées dans l'affaire de l'AMIA

    Il ya donc un espoir pour la famille du procureur et pour tous les Argentins qui veulent connaître la vérité. Même si, suite aux informations qui ont été connues sur sa vie privée et sur la manière dont il dépensait les fonds réservés qui lui étaient attribués pour l’enquête sur l’AMIA, l’image de Nisman s’est ternie. Il y aura beaucoup de monde ce lundi 18 janvier aux manifestations prévues pour réclamer que sa mort soit éclaircie.

    Autre espoir pour les proches des victimes de l’attentat contre l’AMIA, qui attendent depuis 22 ans que justice leur soit rendue, les archives déclassifiées pourraient apporter de nouveaux éléments à l’enquête. Il est par ailleurs question d’introduire dans le droit argentin le procès par contumace. En l’absence des prévenus iraniens que leur pays refuse de livrer. On pourrait ainsi connaître les preuves retenues contre eux et, éventuellement, les condamner. Ce serait une victoire posthume pour Nisman.

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