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    Première fleur dans l’espace : poésie et tour de force à bord de l’ISS

    media Photographié par l'astronaute Scott Kelly, le zinnia orange, première fleur cultivée dans l'espace, a éclos à bord de l'ISS, le 17 janvier 2016. AFP/Nasa/Scott Kelly

    C’est grâce à « Veggie », un système de culture installé par la Nasa dans la Station spatiale, il y a 18 mois, que vient d’éclore la première fleur de l’espace. Un simple zinnia peut-être, mais une vraie performance scientifique.

    « La première fleur cultivée dans l’espace a fait ses débuts ». C’est sous la forme d’un tweet que l’astronaute américain Scott Kelly a choisi de faire part de la bonne nouvelle aux Terriens que nous sommes. Comme toute naissance, l’annonce de celle-ci s’accompagne de la photo d’un joli zinnia du plus bel orange.

     
    Question de survie
     
    Cela pourrait paraître futile, mais cette première fleur née dans le cadre d’un programme de la Nasa appelé « Veggie », ne représente ni plus ni moins qu’une bonne partie d’un programme de survie dans l’espace. Il est destiné en effet à produire des végétaux dans l’espace de façon à ce que les astronautes embarqués dans de très longues missions, par exemple vers Mars, puissent cultiver eux-mêmes certains aliments.
     
    L’éclosion du petit zinnia à bord de la Station spatiale internationale (ISS) n’était pas gagnée d’avance. Cette fleur banale qui fleurit à profusion tout l’été dans l’hémisphère nord a été soumise à bord de l’ISS aux conditions extrêmes de l’apesanteur. Et elle a bien failli ne pas en réchapper.
     
    Mis en culture en novembre via le protocole « Veggie », les plants de zinnia n’avaient pas fière allure un mois après. Selon la Nasa, leurs feuilles étaient constellées de moisissures à cause de la forte humidité qui règne à bord de l’ISS. À force de soins constants, Scott Kelly digne jardinier de l'espace, est néanmoins parvenu à obtenir sa première fleur digne de ce nom et espère même d’autres succès dans les prochains jours.
     
    Végétaux pas parfaits
     
    Les astronautes chargés de mener ces expériences depuis mai 2014 ont déjà obtenu un vrai succès avec la culture de salades. Plusieurs plants ont été cultivés et en trente jours, les salades étaient à point et consommées. Dix heures par jour, l’apport de lumière est fourni par des diodes luminescentes pendant qu’un système sous tube distribue l’eau et les éléments nutritifs indispensables.
     
    Avec la technique de l’hydroponie (sans terre et dans une solution eau/nutriments), les plantes poussent trois fois plus vite que dans le sol. Même si les végétaux obtenus dans l’espace jusqu’ici ne sont pas parfaits, ils ont permis aux chercheurs sur la Terre de mieux comprendre comment les plantes poussent en apesanteur.  
     
    De la salade au zinnia, il y a une étape complexe à franchir. « La croissance d’une plante à fleurs est bien plus difficile que la pousse d’une plante végétative comme la laitue. L’éclairage et d’autres paramètres environnementaux sont plus critiques », explique Massa Gioia du Centre spatial Kennedy.
     
    Potager de l’espace
     
    Toujours sous les auspices du projet « Veggie », l’Agence spatiale espère se lancer dès 2017 dans la culture des tomates. Viendra ensuite le tour des pommes de terre ; des tests seront conduits pour les faire pousser dans les mêmes conditions que sur Mars.
     
    Les recherches portent aussi sur l’effet que peut avoir l’apesanteur sur les semences. Dans cette perspective, le Britannique Timothy Peake de l’Agence spatiale européenne (ESA) a décollé le 15 décembre dans une fusée Soyouz pour rejoindre l’ISS. 

    Dans son paquetage, Peake a glissé un million de graines de salade roquette. Pas question de transformer la Station spatiale internationale en potager géant. Les graines ne seront plantées qu’au retour sur Terre dans six mois.  

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