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    Amériques

    Terrorisme: le Canada de Trudeau moins «va-t-en-guerre» que ses alliés

    media Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, lors d'une visite à Paris le 29 novembre 2015. AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

    Le Canada n'est pas représenté, ce mercredi 20 janvier, à une rencontre des ministres de la Défense de pays membres de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique, qui réunit autour de la France à Paris l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l’Italie, l'Australie et les Pays-Bas. Cette absence est très commentée au Canada. Le pays a perdu sept de ses ressortissants la semaine dernière des attentats à Ouagadougou et Jakarta. La rencontre vise à coordonner et intensifier la lutte contre Daech.

    Ce mercredi, les ministres français, américain, britannique, australien, hollandais, allemand et italien ont rendez-vous ce mercredi à Paris pour parler de la lutte contre l'organisation Etat islamique. Une première, souligne-t-on au ministère français de la Défense.

    Mais apparemment, Harjit Sajjan, le ministre canadien de la Défense, prend plutôt  bien le fait de ne pas avoir été convié à la réunion de Paris. Le ministre a fait remarquer que de telles rencontres ont sans cesse lieu, une façon de dire qu’il ne manquait rien.

    Trudeau attaqué dans son pays

    Plusieurs experts, ainsi que les conservateurs dans l’opposition, prennent néanmoins cette non-invitation moins à la légère, relate notre correspondante à Montréal Pascale Guéricolas. À leurs yeux, cela illustre clairement une perte d’influence du Canada au sein de la coalition internationale contre le groupe EI.

    La faute, selon l’opposition, à la décision du gouvernement Trudeau de retirer bientôt ses avions CF-18 impliqués en Irak. L’opposition canadienne accuse également le Premier ministre de ne pas traiter la question terroriste avec suffisamment de sérieux.

    Correspondance
    Une famille et deux amis perdent la vie à Ouaga, les familles sont en colère 20/01/2016 - par Pascale Guéricolas Écouter

    L'économie avant la guerre

    Vendredi dernier, six Québécois ont été tués dans l’attentat survenu à Ouagadougou, au Burkina Faso. Une attaque revendiquée par Aqmi. La veille, un autre citoyen canadien avait trouvé la mort à Jakarta, en Indonésie, lors d’attaques terroristes revendiquées cette fois par le groupe EI.

    C'est la première fois depuis les attentats du World Trade Center en 2001 que des Canadiens sont victimes d'un acte terroriste. Il a fallu près de 48 heures au gouvernement canadien pour confirmer les décès à Ouagadougou. Face à ces drames, Justin Trudeau n'a d'ailleurs pas changé son programme, se contentant de condamner les attentats lors d’une rencontre avec ses ministres consacrée à l’économie.

    L'heure « d'accélérer le tempo » ?

    A Paris, on insiste pourtant sur l'importance du moment actuel dans la lutte contre Daech au Moyen-Orient. De fait, des rencontres politiques comme celle de ce mercredi avaient déjà eu lieu, mais jamais sur le volet défense.

    « L'organisation Etat islamique n'est plus à l'offensive », il faut maintenant « intensifier la campagne et accélerer le tempo », justifie-t-on dans l'entourage du ministre français Jean-Yves Le Drian.

    Quels renforts contre Daech ?

    L'enjeu du jour sera de savoir avec quels moyens. Plus d'hommes ? Des forces spéciales ? Des avions de combat ? Des hélicoptères ? Des drones ? Les options seront sur la table, reste à savoir ce que chacun pourra apporter.

    Si certains pays n'ont pas d'équipement à mettre à disposition, note-t-on à Paris, « ils pourront s'engager dans la formation des forces locales qui reprendront du terrain face aux jihadistes ».


    ■ Le Canada n'est pas le seul pays absent

    Ce mercredi, la Russie et la Turquie ne sont pas non plus des débats à Paris. En cause : leurs intérêts divergents sur le dossier syrien. La coalition unique, que François Hollande appelait de ses vœux après les attentats de Paris, n'a toujours pas vu le jour. A noter en revanche que la réunion du jour, originellement consacrée exclusivement à la Syrie, est finalement élargie à la Libye, laisse-t-on entendre au cabinet du ministre français de la Défense.

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