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    Une semaine après le coup d'Etat raté en Turquie, l'ONG de défense des droits de l'homme Amnesty International affirme dans un communiqué publié ce dimanche avoir réuni des «preuves crédibles» attestant de cas de tortures de détenus dans des centres de détention du pays. L'ONG évoque notamment des privations de nourriture et d'eau, des injures, menaces et, «dans les cas les plus graves», coups, tortures et viols.

    Amériques

    Elections en Haïti: Michel Martelly maintient le second tour dimanche

    media « On est fin prêts pour les élections de ce dimanche », a affirmé le président Michel Martelly, jeudi 21 janvier 2016. AFP PHOTO/HECTOR RETAMAL

    En Haïti, le second tour de l'élection présidentielle et celui des législatives partielles auront bien lieu dimanche 24 janvier. Le président sortant Michel Martelly et son Premier ministre Evans Paul ont exclu ce jeudi un nouveau report des scrutins. Et ce malgré la multiplication de manifestations violentes et le refus de l'opposition de participer aux élections.

    Avec notre correspondante à Port-au-Prince,  Amélie Baron

    Dans deux jours, les Haïtiens sont appelés aux urnes, notamment pour désigner leur nouveau président. Mais le dialogue politique est dans l'impasse totale sur l'île. Jude Célestin, candidat de l'opposition qualifié pour le second tour de la présidentielle, ne participera pas au scrutin. Il le qualifie de « farce ». Et les manifestations se sont faites plus violentes en début de semaine, pour dénoncer un « coup d'Etat électoral » en faveur du candidat du pouvoir, Jovenel Moïse.

    Malgré ces tensions, le président sortant, Michel Martelly, a affirmé jeudi que le vote aurait bien lieu dimanche 24 janvier. Dans une adresse à la nation diffusée dans la soirée, Michel Martelly a rappelé qu'il était déterminé à quitter le pouvoir le 7 février comme le veut la Constitution. Donc, pour respecter cette date butoir, les élections doivent se tenir ce week-end. Dans un ton très affirmatif, le président refuse ainsi les propositions de repousser encore les scrutins et de créer un gouvernement de transition pour gérer l'intérim post 7 février.

    D'ailleurs, dans son discours, le président a vertement taclé les opposants. Il a déclaré qu'ils ont « commencé à montrer comment ils dirigeraient le pays ». Une référence aux manifestations violentes de lundi et mardi : « Ils ont décidé de semer la terreur dans Port-au-Prince, ils brûlent des pneus, brisent les vitres des voitures. Ils font peur aux gens », a attaqué Michel Martelly, quitte à attiser encore la colère des manifestants, alors que de nombreux Haïtiens s'attendaient, depuis qu'une adresse avait été annoncée - initialement pour mercredi soir - à un nouveau report des élections.

    « Un vaste complot »

    Un peu plus tôt dans la journée de jeudi, dans une émission de radio, le président haïtien s'était déjà montré très explicite. Extrait : « On est fin prêts pour les élections de ce dimanche. Pour Jude Célestin, normalement, la question de sa participation doit être posée à Jude Célestin. Nous-mêmes, du côté de l'Etat, nous avons la responsabilité d'organiser les élections. Mais malheureusement, dès qu'il est prouvé qu'une personne qui n'est pas issue de l'opposition peut gagner, la situation vire dans le pays et l'opposition réussit à instaurer l'idée de manipulation. »

    Et alors que les opposants les plus radicaux expliquaient depuis mardi qu'ils étaient prêts à prendre les armes dimanche en cas de vote, et qu'une nouvelle manifestation est prévue ce vendredi dans la capitale, avec le risque de nouveaux incidents en perspective, Michel Martelly avait déjà dénigré l'opposition, parlant d'un « vaste complot pour nous déstabiliser », qui « dure depuis plus de deux ans ». « Ils cherchent à nous faire perdre du temps pour arriver à une situation confuse le 7 février, une situation non prévue par la Constitution. »

    « Ils veulent faire leurs affaires, pour prendre le pouvoir à leur façon, car ils ne peuvent pas le prendre par les élections », a également dit le président. Tandis que son Premier ministre Evans Paul, invité dans la même émission, déclarait pour sa part qu'il n'y avait que deux possibilités : aller aux élections le 24 janvier, ou le chaos. Des propos des deux têtes de l'exécutif qui ne vont pas manquer d'attiser de la colère chez les opposants, d'autant que toute manifestation a été interdite à partir de vendredi soir, et que les autorités haïtiennes ont fait savoir que le matériel électoral était en train d'être déployé à travers le pays.

    « Du jamais-vu »

    Depuis quelques jours, tous les clignotants sont au rouge en Haïti. Une présidentielle avec un seul candidat, Jovenel Moïse, l'autre dénonçant des fraudes graves au premier tour. Des démissions au sein du Conseil électoral provisoire. Le boycott des organisations d'observateurs électoraux. Et enfin, une résolution du Sénat contre la tenue du scrutin dimanche prochain. Pour Marcel Dorigny, historien spécialiste de l'histoire coloniale et membre du comité de réflexion et de proposition pour les relations franco-haïtienne, la mise en garde du Premier ministre relève donc, en quelque sorte, d'un chantage illusoire :

    Marcel Dorigny Historien, spécialiste de l'histoire de la colonisation 22/01/2016 - par Stefanie Schüler Écouter

    « On peut dire, peut-être, qu’il y aura les élections et le chaos. Il y a déjà des troubles extrêmement graves à Port-au-Prince, au Cap. Il y a des voitures qui brûlent, il y a des bagarres, il y a vraiment des incidents extrêmement violents alors que nous ne sommes pas encore le jour de l’élection et les jours qui vont suivre. C’est risqué de maintenir le second tour, c’est risqué de l’annuler... Je crois qu’Haïti est dans une véritable impasse. Que va-t-il se passer ? Il est très probable que l’opposition et une grande partie de la population refuseront le résultat (...) Une élection avec un seul candidat, c’est quand même du jamais-vu », confie-t-il.

    Port-au-Prince, le 21 janvier 2016. Des enfants passent devant des affiches du candidat du pouvoir Jovenel Moïse à la présidentielle prévue le 24 janvier. HECTOR RETAMAL / AFP

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