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    Amériques

    Présidentielle haïtienne: l’incertitude fait craindre des violences

    media Une manifestation contre le processus électoral s'est achevée par des affrontements avec la police, le 19 janvier dernier. REUTERS/Andres Martinez Casares

    En Haïti, les tractations pour trouver une issue à la crise électorale continue. Le pays est dans l'attente d'une nouvelle date pour le second tour de l'élection présidentielle et des législatives partielles, et de l'annonce d'un gouvernement de transition. Mais dans les rues, les tensions persistent. Les défenseurs des droits de l'homme en Haïti craignent désormais des possibles affrontements directs entre les partisans du Pati Ayisyen Tet kale (PHTK), le parti du président Michel Martelly, et ceux de l'opposition.

    Avec nos envoyés spéciaux à Port-au-Prince, Stefanie Schüler et Bertrand Haeckler

    Routes bloquées, voitures incendiées, vitrines brisées, des pneus qui brûlent. Le Réseau national de défense des droits humains se dit très préoccupé par le niveau de tensions et de violences qui règne dans le pays, non seulement à Port-au-Prince, mais aussi à travers l'ensemble des dix provinces haïtiennes. « Au niveau du pouvoir, ils sont très violents et ils ont l'appui de la police nationale d'Haïti pour [semer] le désordre, s'inquiète Marie Yolène Gilles, responsable de programmes au RNDDH. Et au niveau de l'opposition, ils organisent des manifestations avec beaucoup de casse. Donc c'est clair que le pays [peut] déboucher sur une grave crise électorale. Et on ne voit pas venir une solution. »

    Pourtant le temps presse. Selon la Constitution, le président Michel Martelly doit quitter le pouvoir dans neuf jours seulement : « Nous vivons une situation d'exception, poursuit Marie Yolène Gilles. Donc il faut trouver une réponse concertée. Nous aimerions demander aux différents acteurs qui ont des propositions de s'assoir autour d'une table pour sauver Haïti. Si non, ça sera le pire. Je ne veux pas être l'oiseau de mauvaise augure, mais on s'acheminera vers la guerre civile. »

    Le vide constitutionnel vers lequel le pays semble se précipiter est aussi une préoccupation des chancelleries. Le Quai d’Orsay se dit ainsi inquiet de la situation sur l’île : « Il y a eu des violences, malheureusement, au cours des derniers jours et la France les condamne avec la plus grande fermeté, explique Romain Nadal, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. Le peuple haïtien n’a pas besoin aujourd’hui de violence ou d’affrontement. Il a besoin de sérénité. Il a besoin de pouvoir s’exprimer dans les urnes. Il a besoin d’une dynamique politique nouvelle et cette dynamique nouvelle doit être issue des élections. Et il faut que les responsables politiques soient capables dans un dialogue maitrisé, non violent, de s’entendre pour que les échéances électorales soient respectées et que le peuple puisse s’exprimer. »

    → A (RE)LIRE : Présidentielle en Haïti: la peur du vide constitutionnel

    Les tractations entre les partis des deux finalistes à la présidentielle, ainsi qu'avec le Parlement et l'exécutif, sont toujours en cours.

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