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    Caucus de l'Iowa: les candidats aux primaires à la veille du jour-J

    media Bernie Sanders, candidat du parti démocrate, arrive à son meeting de Waterloo, dans l'Iowa, le 31 janvier 2016. REUTER/Carlos Barria

    Les sympathisants démocrates et les républicains de l'Etat de l’Iowa votent ce lundi 1er février pour désigner le candidat de leur parti pour la présidentielle de novembre. C’est le premier test pour les candidats après des mois de campagne. Si une victoire ne signifie pas forcément la nomination à la Convention de juillet, une défaite est un mauvais signe pour la suite. Notre correspondante aux Etats-Unis était aux derniers meetings.

    Avec notre envoyée spéciale à Des Moines,  Anne-Marie Capomaccio

    Hillary Cinton, cette année ou jamais

    « Jamais dans ma vie, je n’ai rencontré de candidat aussi qualifié pour ce poste, quelqu’un qui fera immédiatement ce qu’il faut ! », s'enthousiasme ce partisan d'Hillary Clinton. Le mari de cette dernière, Bill Clinton, est lui aussi dans l’Iowa pour faire campagne aux côtés de son épouse. Leur fille Chelsea est là aussi. Toute la famille s’implique, car une défaite, si elle ne présage pas de la suite, serait un camouflet.

    Qui est Hillary Clinton ?

    Hillary Clinton a perdu l’Iowa en 2008 contre Barack Obama. Elle est, cette année, la grande favorite et ne peut tout simplement pas perdre contre Bernie Sanders. Le sénateur du Vermont suscite pourtant un enthousiasme chez les jeunes que l’on ne retrouve pas dans les meetings d’Hillary Clinton. Les détracteurs de l’ancienne secrétaire d’Etat, comme Colline Tomlison, estiment que sa fortune, et le dossier de ses emails au département d’Etat la disqualifient. « Hillary n’est pas digne de confiance, elle a été achetée par les grosses compagnies », croit savoir cette femme.

    Mais la base d’Hillary Clinton est solide. La candidate a préparé le caucus de l’Iowa depuis des mois. Tout est question de participation, car chaque électeur doit se présenter à la même heure pour voter. Des milliers de volontaires font tout simplement du porte-à-porte pour convaincre les indécis. Le maire de New York, Bill de Blasio, n’a pas hésité à venir sillonner les rues de Des Moines. « Aujourd’hui, j’ai déjà tapé à 58 portes. Il n’y a rien de plus efficace que de s’adresser directement à un électeur », témoigne le maire de la Grosse Pomme.

    Hillary Clinton fera campagne jusqu’au dernier moment, soit ce lundi. Une fête de la victoire a été déjà organisée.

    Bernie Sanders, l'épine dans le pied d'Hillary

    « Le PDG de Goldman Sachs est un milliardaire. Il est à la tête d’une institution financière qui fraude ! » L'homme qui s'emporte ainsi et fait huer Wall Street par la salle, c'est Bernie Sanders, 74 ans. Il est l’une des surprises de cette campagne. C’est un « grand-père bougon », disent ceux qui en parlent avec affection. Ce « socialiste démocratique » fait trembler la grande favorite. Personne n’a vu émerger le sénateur du Vermont, qui déplace des foules de jeunes.

    A droite, les mécontents du système affirment qu’ils vont voter Trump ; à gauche, ils voteront Sanders. Comme Valérie de Castro : « Jésus était socialiste. Je crois dans le capitalisme, mais ça ne fonctionne pas pour trop de gens. Et je pense qu’Hillary va finir devant la justice. »

    Mais l’Iowa est un Etat atypique, et ne représente que 1 % des délégués qui vont choisir le candidat du parti. Peggy, enseignante, soutient Hillary Clinton. Comme beaucoup, elle doute des promesses de Bernie Sanders - études gratuites, congés de maternité pour toutes les femmes, taxes sur Wall Street. « Il n’est pas réaliste. Qui peut ne pas être d’accord avec ses idées ? Sauf qu’il n’y a aucune chance pour que ça arrive », estime-t-elle.

    Bernie Sanders et Hillary Clinton sont au coude à coude. Mais la ferveur qui porte le sénateur du Vermont peut s’essouffler un peu plus tard dans les primaires, lorsque les Etats du Sud, plus peuplés, plus représentatifs, vont voter.

    Donald Trump, l'extra-terrestre

    Donald Trump, leader dans les sondages pour les républicains, attire des foules de déçus de la politique. S’il est un candidat qui a fait mentir tous les spécialistes, analystes et politologues, c’est bien lui. Décrit comme une comète qui ne devait pas passer l’été, le milliardaire a capitalisé sur ses propos plus outranciers les uns que les autres. Il rassemble les déçus de la politique, les petites gens persuadées que Washington les a abandonnées, ceux qui ne parviennent pas à boucler leurs fins de mois.

    Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, Donald Trump fait rêver. Et plus il provoque, plus il grimpe dans les sondages. « Je pourrais aller au milieu de la 5e avenue [à New-York, ndlr] et tirer sur quelqu’un au hasard. Je ne perdrais pas un seul électeur, okay ? »

    Son plus féroce ennemi dans cette course est Ted Cruz, le candidat du Tea Party soutenu par les évangélistes, qui craignent par-dessus tout la perte des valeurs chrétiennes. Les évangélistes sont puissants dans l’Iowa, et ils mènent une très active campagne pour ternir l’image de Donald Trump. Greg Baker organise le réseau des églises : « Ecoutez-le parler ! C’est vulgaire, sale. Non mais on n’a jamais vu ça !
    Regardez notre président, Barack Obama, je ne suis pas du tout d’accord avec lui, mais il se comporte comme un homme d’Etat. 
    »

    Bernie Sanders fait huer Wall Street ? Donald Trump fait huer Washington, son propre parti politique. Mais aussi les journalistes. Et pour l'instant, il mène la course. Ses fans ne sont pas des citoyens très impliqués dans la vie politique. Se déplaceront-ils pour leur champion ? Premier test ce lundi soir.

    Ted Cruz veut croire en sa bonne étoile

    Outsider par rapport à Trump, il se positionne sur la droite du parti républicain, et remonte dans les sondages jusqu’à inquiéter son rival. Pour les élus républicains, Ted Cruz est l’homme qui tente de détruire le parti de l’intérieur. Nombreux sont ceux qui dans cette mouvance en crise, iront voter Trump plutôt que Cruz. Le sénateur du Texas s’est fait des ennemis en traitant les responsables du parti de menteurs, et les sénateurs de lâches.

    Ted Cruz, premier candidat déclaré pour la présidentielle

    Ted Cruz chasse sur la droite extrême de l’échiquier politique, il courtise les évangélistes qui ont énormément de poids dans l’Iowa et qui, comme l’explique le professeur Dennis Goldford, iront voter quoiqu’il arrive : « Les évangélistes, très conservateurs, ont une influence disproportionnée, car ils sont envoyés en mission par Dieu… Ils viendront aux caucus, que nous ayons des trombes d’eau ou du blizzard ! »

    C’est lorsque Ted Cruz est parvenu à se placer deuxième dans les sondages que Donald Trump s’est fâché. Ted Cruz fait à dessein une campagne très différente de celle du milliardaire. Une campagne en autocar, et non en avion privé. Des réunions dans de toutes petites salles, et son épouse Heidi en permanence à ses côtés : « Je suis tombée amoureuse de cet homme voilà seize ans, et je ne suis pas du genre à prendre des risques. Mais quand j’ai rencontré Ted Cruz, ce fut le coup de foudre ! »

    Ted Cruz parviendra-t-il à élargir sa base ? C’est le test pour ce candidat qui défend les valeurs ultra-conservatrices de l’Amérique des pères fondateurs.

    Écouter le reportage de notre envoyée spéciale dans l'Iowa 01/02/2016 - par Anne-Marie Capomaccio Écouter

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